mercredi 14 juillet 2010

gourette voie petit bonhomme

Aujourd'hui, devant la pluie annoncée dès la mi-journée, nous sommes partis à gourette avec Peio grimper en face ouest du pène sarrière. La voie, entièrement équipée, propose des cotations fantaisistes (on peut se demander pourquoi certains grimpeurs sous-cotent systématiquement les voies : peut-être l'envie d'entendre dire qu'ils sont très forts ou autres...). De plus, je n'ai pas trouvé cette voie très jolie, excepté dans quelques passages en deuxième longueur. Comme disent les espagnols : solo para colectionnistas!


La face où se situe la voie



Peio attaque avant de renoncer en se rendant compte que la première longueur est du 6a d'avant la bombe



Jolie mer de nuages



Il faut bientôt se remettre au canyon

Picos de europa : but au najanro+voie del buitre au fresdinielo

Il y a des gens qui collectionnent les timbres, ou les vieilles automobiles, voire même les bouchons de bouteilles. Depuis ce printemps, je me spécialise dans la collection des buts. Pourtant, après plusieurs voyages reportés depuis quelques années avec Pascal, nous avions enfin pu faire coïncider un week end de libre avec un créneau météo si difficile à avoir dans le secteur des picos de europa. Seulement Pascal avait surestimé ses capacités de récupération après une voie dure à l'ossau pour partir dans la mythique rabada-navarro au najanro de bulnes. tout avait pourtant bien commencé : j'avais grimpé les longueurs dures du bas en perdant un minimum de temps. Aussi, quand il m'a annoncé à la sortie de celles-ci qu'il ne se sentait plus capable de continuer même en second, un peu de tension s'est installée dans la cordée pendant quelques minutes : je me sentais en super forme et il n'y avait que des longueurs faciles au dessus mais je n'ai pu convaincre Pascal. La sagesse l'a emporté et nous sommes descendus en 5 rappels dans cette voie dont nous rêvions tous les deux depuis longtemps. Nous ne nous sommes pas fait mal et ne nous sommes pas fachés : c'est là l'essentiel pour une cordée où le plaisir d'être ensemble doit rester la priorité.
Pour se consoler le soir, nous avons pris une belle charge à Arenas de cabrales et le départ le lendemain pour le fresdinielo fut bien dur.
Pascal avait déjà grimpé plusieurs voies sur cette paroi que je ne connaissais pas et voulait me la faire découvrir. Je suis parti assez blasé dans le brouillard épais du matin (il était tellement épais que nous avons du partir dans une voie dont il connaissait le départ : la voie du buitre) mais au fur et à mesure que le brouillard se dissipait et que nous grimpions sur un calcaire d'une qualité exceptionnelle, le plaisir du geste est revenu au milieu d'un paysage superbe. Si la face ne possède pas l'attraction qu'excerce chez tout grimpeur la face ouest du najanro de bulnes, il faut bien reconnaître que le fresdinielo vaut bien plus qu'un simple détour.

Au retour, Pascal, d'origine espagnole, souhaitait voir la finale de la coupe du monde. Nous nous sommes donc arrêtés à Saint Sébastien pour la regarder. Malgré mes mises en garde, il a souhaitait la voir dans la vieille ville et a découvert que la plupart des gens du cru soutenaient en fait la hollande. Je donnerai notamment la mention spéciale de l'humour au barman où nous étions qui trouvait que les commentaires de la télé espagnole étaient trop orientés et qui a donc coupé le son de la télé pour mettre des musiques du groupe hollandais ABBA.


Le Najanro de bulnes en dessous du refuge : toujours aussi beaau



A la sortie de la longueur dure de la rabada-Navarro


Le fresdinielo depuis le parking


Le pied de la voie : un joli toboggan au dessus


Pascal dans L3


Puis dans L4


le village de sotres vu depuis la voie

jeudi 8 juillet 2010

Ossau eliminator

Après un week end en famille dans les vasques d'arguis, la reprise de l'escalade a été rude. Je n'avais pas grimpé à l'ossau depuis plus d'un an et j'aime bien d'habitude reprendre sur le site par une voie facile pour me rehabituer au rocher. Seulement j'ai pas mal grimpé dans le coin (plus de 20 voies gravies (je me suis amusé à compter hier soir))et je n'aime pas trop refaire les voies. Nous sommes donc partis plein d'allant avec Pascal pour Eliminator. La première longueur nous a mis dans l'ambiance, tandis que je me suis mis à la mine dans la seconde (un 6b en fissure large) alternant libre et escalade artificielle, ce qui n'est pas trop dans mes habitudes pour cette cotation à l'ossau. Autant vous dire que dans le 7a final, je me suis contenté d'aligner les friends les uns après les autres, faisant au moins la moitié de la longueur en artif. L'ossau s'est encore une fois chargé de me remettre en place, d'autant plus que je n'ai grimpé que des voies faciles depuis quelques temps. Une bonne secouée, donc...


Pascal bien installé à R1


L2 vue du bas : ça parait dur, ça l'est plus encore




L2 vue du dessus



Enfin à la sortie de L2



Pascal content d'en finir avec le 7a



La muraille de pombie