jeudi 19 mars 2026

Voyage en Ecosse

Nous revenons d’un voyage en Écosse durant lequel nous avons alterné alpinisme et randonnées. Nous avons eu l’occasion de grimper sur trois des principaux sites d’alpinisme écossais : le Ben Nevis, les Cairngorms et Glencoe. Nous sommes également allés dans les Cuillins, sur l’île de Skye, mais le mauvais temps nous a empêchés d’y grimper.

Parmi les zones que j’ai découvertes, j’ai préféré celle des Glencoe, plus montagneuses et variées — le Ben Nevis étant une montagne assez isolée pour la grimpe. Les Cuillins paraissent également très impressionnantes, même si nous n’avons pas pu y grimper.

Côté escalade, les itinéraires parcourus ne nous ont pas semblé particulièrement difficiles, mais les protections étaient souvent précaires. Au final, nous avons passé davantage de temps à grimper plus ou moins en solo qu’autre chose.

Quant à la météo, nous avons bien compris ce que signifiait le “temps écossais” : pluie, neige, grésil… et surtout un vent violent presque constant.


Renaud en solo dans tower ridge au Ben Nevis


Ma pomme dans Moonwalk au Ben Nevis, toujours



Grimpe dans les cairngorns



Glencoe



vendredi 27 février 2026

Petit billare - sans foi ni toi

Magnifique ! Cette goulotte, en grande partie dissimulée par le couloir nord-ouest, est splendide. Parcourir cinq longueurs et demie en glace, ou en neige « couic » comme nous l’avons trouvée, au milieu d'une grande face comme le billare, est une expérience rare, et j’y ai pris un immense plaisir. Cerise sur le gâteau : le mixte de la dernière longueur est superbe, avec des passages où nous avons pu ancrer les piolets dans une fissure verglacée.

Parmi les trois voies ouvertes cette semaine (j’ai présenté les deux autres dans le post précédent), c’est sans hésitation ma préférée. De toutes celles que j’ai grimpées au Billare en hiver — et je les ai presque toutes parcourues, même le couloir Est qui n’est désormais que très rarement en conditions — c’est celle qui m’a procurée le plus de plaisir.

Attention toutefois : le soleil atteint assez tôt les parois au-dessus de la goulotte. Mieux vaut partir tôt afin d’éviter les éventuelles chutes de pierres liées au dégel.

Malheureusement, j’ai dû réaliser le topo à partir d’une photo de l’année dernière, lorsque la voie n’était pas en conditions, car la ligne n’est pas visible depuis le bas.

Avec les fortes chaleurs de cette semaine dans la vallée, je crains que peu de voies restent encore en bonnes conditions pour être grimpées, même en face nord du Billare.


Les rappels (possibilité de sauter le rappel sur l'arbre avec 60m)


L1 


L2 en fin de longueur


L3



L4 et L5


Début de L6



jeudi 26 février 2026

Grand Billare - voie Neptune et Petit Billare - voie le haricot magique

Le beau temps est enfin là, avec des conditions idéales pour l’alpinisme… même si elles se dégradent malheureusement à toute vitesse. En l’espace de quelques jours,  nous avons ouvert trois nouvelles voies dans la face nord du Billare. Étonnamment, cette face reste assez méconnue. Pourtant, à mes yeux — à l’exception notable de la face nord du Pic du Midi d'Ossau — c’est peut-être la plus intéressante des Pyrénées-Atlantiques pour l’alpinisme.

Les itinéraires y sont longs (jusqu’à 800 m de corde pour la dernière ouverture, plusieurs atteignant 600 m), et les voies du Grand Billare restent plus longtemps en conditions qu’ailleurs en vallée d’Aspe grâce à des températures plus froides dans la face. Un peu comme à Peña Telera, le rocher n’est pas toujours merveilleux en été, mais lorsque le gel vient souder les blocs, il transforme alors la face en un superbe terrain de jeu hivernal. En revanche, l’engagement est bien réel : une fois engagé dans la paroi, l’issue passe le plus souvent par le sommet pour pouvoir redescendre.

Grâce au travail d’Arthur — qui a participé à l'ouverture de deux des trois voies et en a rédigé les topos (merci à lui !) — je publie ici les deux premières.

Neptune : avec Renaud et Arthur, tout juste revenus d’une semaine dans les Alpes. Une très belle ligne, assez soutenue, sur des plaquages bien solides ce jour-là. Un seul reproche, l'approche est assez longue.

Le Haricot magique : avec Arthur, qui a découvert l’alpinisme il y a à peine un mois et apprend à  vitesse grand V (on ne va pas tarder à le laisser passer devant quand ça sera trop dur pour nous! ). Une voie très longue — 800 m de corde, probablement la plus longue en conditions hivernales — mais globalement assez facile. Les 550 premiers mètres sont des pentes de neige, puis 4 longueurs grimpent un peu (mais pas trop non plus) et on arrive au sommet  assez vite. A noter que le début de la voie est commun avec une vieille voie d'été : on n'y a laissé aucun matériel en place;

Il me reste encore une dernière voie à diffuser— sans doute la plus belle du lot. En revanche, le topo risque d’être assez médiocre : d’une part parce que c’est moi qui m’y colle, et d’autre part parce que je ne dispose pas de bonnes photos de l’itinéraire. Le couloir qu’elle suit est assez dissimulé, ce qui ne facilite pas les choses.

Quoi qu’il en soit, on aura en tout cas pleinement profité d’un bon créneau avant de partir avec Renaud grimper en Écosse la semaine prochaine.

 Les beaux topos de Neptune au grand billare et du haricot magique au petit billare dessinés par Arthur




Les rappels pour descendre du petit billare


Photos voie Neptune   - grand billare

Début de voie (montage fait par Arthur)


L2(montage fait par Arthur)


L4


L5 (on passe dans une boite aux lettres)



Dernière longueur



Photos voie le haricot magique - petit billare

Début de voie  (montage fait par Arthur)



 La suite de la pente de neige(montage fait par Arthur)


Arthur dans L2, juste avant le passage le plus difficile de la voie


L3


L5, dernière longueur de grimpe avant la pente de neige qui mène au sommet




vendredi 6 février 2026

Bricolage

Les perturbations s’enchaînent depuis plus d’un mois et, dès que la neige cesse de tomber, le fort vent de sud prend le relais. La période se partage donc entre ski — le plus souvent en forêt à cause du risque d’avalanches lors des épisodes neigeux — et grimpe en falaise, à l’abri du vent de sud, le reste du temps.

Malgré de nombreuses tentatives et échecs en alpinisme, nous avons tout de même réussi à ouvrir trois petites voies, non loin de la maison et relativement à l’abri des avalanches. Ces lignes courtes nous ont au moins permis de ressortir les piolets, en attendant des jours meilleurs et surtout un hypothétique anticyclone qui, pour l’instant, semble ne jamais vouloir s’installer.


1, 


Face nord de la Bernera  - l'incrédule

L1, une cheminée étonnante avec de la neige dure au fond


L2, suite de la cheminée, puis sortie à droite


L3



Billare - l'iroquois et punk à chien


L'iroquois

L1


L2


Punk à chien
L3