jeudi 12 janvier 2012

Dry tooling à Sainte Engrace

En France, il n'y a pas de pétrole mais il y a des idées (soi-disant...). Nous, en soule, on a pas de glace mais on a du caillou suffisamment pourri pour faire du dry-tooling.

Depuis 15 jours, devant le manque le falaises dédiées au dry sur ce coté des pyrénées, Robert arpente toutes les carrières et les bords de talus du secteur dans le but d'équiper des lignes. Hier, comme il était malade, nous avons donc naturellement délaissé l'ambiance austère de la glace en face nord pour aller équiper et grimper un nouveau secteur au soleil à Sainte Engrace.

On sera bien tombé pour une première puisque les lignes s'avèreront bien sympas pour la grimpe en piolets. Après quelques essais en chaussons, nous essaierons en crampons et cela s'avèrera un super coin pour s'entrainer à coté de la maison.

J'ai fait un petit topo si ça intéresse quelqu'un, mais, comme nous ne comprenons rien aux cotations dry, nous attendrons le passage prochain dans le coin de François, the master, pour les vérifier.

En tout cas, une bonne journée où, mine de rien, on se sera bien défoncé les bras.










Dans la ligne de gauche

dimanche 8 janvier 2012

couloir au val d'arrius

Alors que les conditions se sont bien améliorées en montagne pour grimper, nous décidons, sur les conseils du Geco, d'éviter la foule en allant gravir un couloir qui est sympa en conditions sèches comme maintenant. Avec Bernard et Robert, nous décidons de finir la montée lentement pour laisser les membres du GECO (le fameux groupe excellence du caf oloron est en effet de retour) prendre de l'avance pour ne pas que l'on se marche dessus. Pourtant, arrivés au début du couloir, ils sont encore là : Dans leur plus pur style académique et inimitables, ils ont en effet décider de s'encorder, de mettre des points, relais divers dans une pente à même pas 30° où ma grand mère descendrait sans problème en luge à foin. Evidemment, on les passe sans s'encorder, ce qui créera un joli sac de noeud un peu plus haut dans le couloir quand nous sortirons la corde. La suite se terminera sans problème même si nous attendrons les éminents membres du GECO pendant 3/4h à la descente.

Leur prochain objectif d'ampleur (auquel je me joindrai peut être si nos plannings concordent) est de gravir les 4 pointes de l'ossau en hiver : Au rythme où ils vont,je leur ai conseillé de partir avec 5 jours de nourriture s'ils veulent terminer cette course!

Le couloir que nous allons gravir


Les cascades du val d'arrius : encore assez pauvres pour le moment


Les cafistes jouent au tricot


Les autres zigues au sommet



aujourd'hui, un peu de ski de piste à Gourette

jeudi 5 janvier 2012

pena rueba-voie "Edu roche"

Hier, j'étais bien chaud pour aller toucher du glaçon mais la semaine de vacances des espagnols, alliée aux rares lignes en conditions et au mauvais temps annoncé pour la journée, nous ont fait changer nos plans pour aller chercher le soleil à Pena Rueba. Ca faisait bien longtemps que je n'étais pas revenu dans le secteur et j'avais oublié le calme de ce joli coin (calme tout relatif car venir dans un secteur sauvage avec le couple larrandaburu est la garantie d'en terroriser tous les animaux tellement leurs hurlements semblent annoncer la fin du monde). Nous aurons cependant passé une bonne journée au soleil sur une voie sympa et rapide.

Pour finir, je me dois de signaler à ceux qui le connaissent que j'ai enfin compris comment Robert pouvait avoir des mollets plus gros que les miens. Ce matin, la radio annonçait que la société PIP avait réalisé des implants de mollets! ( ils faisaient aussi des implants pour testicules mais vous comprendrez que, là, j'ai pas été vérifier)

Pena rueba


Les cartes vermeil



Aguero au loin


Pendant qu'ils se prélassent au soleil, il faut tout faire : allez, une tisane et au lit

La prochaine fois, Robert libère "Make"

mercredi 28 décembre 2011

dry tooling vers pont de suert

Les conditions en montagne n'étant pas encore au rendez vous, on se décide avec Robert pour aller faire 2 jours de dry tooling vers Pont de suert où nous rejoindrons François, fort grimpeur et équipeur du secteur. l'équipement béton et rapproché permet bien des folies et on aura bien progressé sur les conseils de François. Les conditions de glace ne vont cependant pas s'améliorer tout de suite. En effet, ce matin, il faisait -3°C à Pont de suert et ... 8°C au barrage à Cavallers : une belle inversion thermique.

Des photos de votre serviteur sur un site équipé par François vers Pont de suert






Des photos de François aujourd'hui a Cavallers


lundi 19 décembre 2011

sant llorenç de montgaï-voie "viatge Astral"

Ce week end, le mauvais temps nous a poussé vers la catalogne avec Robert où nous avons rejoint Pascal et ses copains. Le samedi, malgré le froid ambiant, nous partons vers la falaise de San Gervas avec Robert et Pascal. Malgré la présence parmi nous d'un accompagnateur montagne soi disant confirmé (qui ne se perd jamais mais s'égare très souvent) et d'un pseudo espagnol vivant la moitié de l'année à Pont de Suert (et souhaitant s'y installer pour sa retraite), nous ne trouverons tout simplement pas la falaise. Après avoir erré au milieu des bruchous toute la matinée, nous reviendrons vers pont de suert grimper en couennes à Betesa entre 2 averses de neige. Le soir, nous retrouvons François un fort grimpeur vivant sur place et nous finirons la journée sur son pan avec ses piolets à tenter des yaniros avant l'apéro et le repas où je resterai sobre comme à mon habitude.

Le réveil du lendemain s'avèrera assez rude. Il y a une grosse gelée blanche et, François s'étant aménagé un site de dry derrière chez lui, nous regrettons avec Robert de ne pas avoir pris les crampons et les piolets car nous nous rendons compte qu'il est temps de changer d'activité. Après de nombreux cafés, nous pensons aller grimper en couennes vers le sud à santa Ana quand je tombe dans le livre sur les plus belles voies de catalogne sur le secteur de la paroi de l'os à Sant Llorenç de montgaï. Aucun des deux ne connait le site et cela s'avèrera une bonne pioche car l'endroit est paradisiaque avec des falaises tout autour d'un lac. Alors que du bas, la paroi ne nous saute pas aux yeux, il en sera tout autrement dans la voie car le rocher est en fait très beau. Les falaises ne sont pas très hautes mais vu la période et l'heure à laquelle nous sommes arrivés, c'est plutôt un avantage.

Un week end sympa avec un air de vacances donc, comme toujours quand nous allons grimper dans le secteur.

La falaise depuis le parking :ça ne paye pas de mine et pourtant le rocher est magnifique


La très belle vue sur le village


Robert à la sortie de l'artif : un pro du rangement du matériel


Du joli caillou


dimanche 11 décembre 2011

Grimpe à la mature en attendant la neige

Faute de conditions en goulottes, on se décide avec Louis et Fabrice pour aller grimper en espagne. On se donne rendez vous assez tard et on prend 3 cafés au bar. Au moment de partir, je me rends compte que j'ai oublié les cordes. On retourne à Oloron récupérer celles de Louis. Il est 9h30 et la seule solution qu'il nous reste est d'aller grimper à La mature. Après un ultime café à Etsaut, on démarre enfin. J'ai repéré un dièdre à ouvrir à coté de la voie "vent d'automne". Au pied de celui-ci, il apparait plein de végétation au début, puis très lisse au dessus. Par contre, une fissure juste à droite apparait très tentante. Fabrice se lance et grimpera assez proprement cette longueur assez soutenue. Je grimperai la jolie deuxième longueur juste avant l'arrivée de la pluie. Une bière au bar terminera cette journée particulière où on aura bien travaillé la convivialité.


Le topo de cette petite voie



Fabrice s'attaque à une jolie première longueur avec beaucoup de moral compte tenu de son niveau en libre


La deuxième longueur qui m'attend

jeudi 8 décembre 2011

Riglos- J.A. Sanz

Le mallo Frechin

Après plusieurs sorties en couennes, les conditions dans les goulottes ne semblant pas encore optimales(à l'exception des classiques du taillon et gabiétous), nous partons faire une voie facile (la JA Sanz) avec les ancêtres larrandaburu. Etonnament, je n'avais pas parcouru cette voie, lui préférant systématiquement des voies plus difficiles. J'en avais par contre beaucoup entendu parler, en bien par certains grimpeurs de niveau moyen alors que certains forts grimpeurs la trouvaient suréquipée et reprochaient son réequipement sauvage. En ce qui me concerne, j'ai trouvé la voie bien sympathique et même si quelques spits sont en trop, il est intéressant qu'il y ait quelques voies à riglos pour des grimpeurs de niveau 6a. Pour le réequipement sauvage, le débat est délicat : il aurait été utile de demander l'autorisation aux ouvreurs mais on peut également rétorquer que le rocher n'appartient pas à celui qui y passe en premier, d'autant plus que la voie d'origine était complètement tombée dans l'oubli.

En tout cas, j'ai passé un bon moment avec les cartes vermeil : maintenant à chaque fois qu'on va en espagne, il faut toujours s'arrêter au supermarché acheter de la San Miguel, un pantalon, du ricard, des pipas,...on se croirait à Ibardin!

La vieille


Et le vieux...