Après une longue pose et quelques séances de couenne pour me remettre (un peu) à niveau, nous sommes partis au pic riguelo avec Fabrice. Il avait en effet repéré une belle ligne de fissures vierges en grimpant l'arête ouest de ce pic. On est donc parti l'ouvrir et elle se sera avérée super sympa. En effet, après un début pas facile et un peu rébarbatif, L2 est très jolie et L3 tout simplement magnifique (elle commence par une jolie dalle sur le bord gauche d'un dièdre, continue dans celui ci et fini dans une fissure dans laquelle on met les pieds et les mains). Attention par contre, la voie est orientée ouest ou nord ouest et est donc assez à l'ombre : on s'y est bien caillé.
Le nom de la voie vient du fait que j'ai laissé échapper un chausson à R1. On a quand même continué : je grimpais avec un tennis en second et je prenais le chausson de Fabrice ( qui fait une bonne pointure de plus que moi et qui avait ses chaussons larges : autant dire que j'avais l'impression de grimper avec une charentaise)lorsque j'étais en tête et lui faisait passer sur un brin de corde depuis le relais.
La semaine dernière, j'avais également été au Pène d'udapet, entre 2 averses, pour équiper une variante de la 3ième longueur du "maître des lieux" (René n'étant pas disponible ce jour là). J'étais assez mécontent du passage original ou j'avais évité une belle dalle qui me paraissait difficile. Il en résulte un gros 7a typé mature avec notamment 2 pieds-mains qui mettront votre souplesse à l'épreuve. Autant la variante de L1 n'apporte pas grand chose (le passage original étant plus logique tout en étant au moins aussi sympa), autant celle de L3 est plus jolie que le passage original(elle est aussi bien plus dure).
Pic Riguelo - "3 chaussons pour 2 Riguelos"
Vue de face
Ma pomme dans L1 (photo Fabrice)
Fabrice arrive à R1
L2 : au début, Fabrice évite la fissure, un peu herbeuse à cet endroit par la dalle de droite : qui c'est qui va engager (comme d'hab)?
Toujours ma gueule dans L3 (décidément, je m'aime). Photos de Fabrice
Toujours L3 vue du bas
L4 : Attention de ne pas aller vers le spit de gauche de la voie d'artif
Pène d'Udapet - topo "Le maître des lieux" avec variante de L3
La variante de L3 lors de la remontée
lundi 17 août 2015
jeudi 16 juillet 2015
mercredi 15 juillet 2015
Foratata - les cendres de la Grèce
Entre 2 soirées arrosées aux fêtes de Mauléon, je me libère avant les vacances pour aller grimper une voie ouverte en juin. J'avais repéré la belle dalle de départ en descendant des "perfs du perf" et j'avais vu des fissures au dessus à droite. Après avoir ouvert 2 longueurs, j'ai été déçu en arrivant aux fissures (qui étaient en fait des cheminées). Elles étaient herbeuses et en caillou moyen. par contre, une belle dalle à gauche s'annonçait magnifique. J'ai donc équipé cette dalle qui aura tenu ces promesses et j'ai rajouté quelques spits sur le bas pour en faire une voie équipée.
La voie est à l'ombre le matin et passe facilement à la demi-journée. Une alternative intéressante avec les chaleurs de cet été.
Bravo à Jean Mi qui aura tout enchainé à vue (et décoté la plupart des longueurs par rapport à ce que j'imaginais à l'ouverture).
Le titre est en rapport avec la politique de la terre brulée de nos chers financiers qui demandent toujours plus d'austérité au peuple grec, sans jamais renégocier sa dette insoutenable. Ceci aura généré une discussion animée avec mon compagnon de cordée, moins gauchiste que moi...
Le topo
L1
L2
L3
Jean Mi enchaine L4, la plus belle longueur de la voie
L5
La voie est à l'ombre le matin et passe facilement à la demi-journée. Une alternative intéressante avec les chaleurs de cet été.
Bravo à Jean Mi qui aura tout enchainé à vue (et décoté la plupart des longueurs par rapport à ce que j'imaginais à l'ouverture).
Le titre est en rapport avec la politique de la terre brulée de nos chers financiers qui demandent toujours plus d'austérité au peuple grec, sans jamais renégocier sa dette insoutenable. Ceci aura généré une discussion animée avec mon compagnon de cordée, moins gauchiste que moi...
Le topo
L1
L2
L3
Jean Mi enchaine L4, la plus belle longueur de la voie
L5
dimanche 12 juillet 2015
Ordesa - Azken guda dantza
J'avais quelques projets au libro abierto à Ordesa mais Jean Michel avait peur qu'on ait trop chaud. En avant donc pour la Fraucata, une des grandes parois à l'ombre des pyrénées ce qui n'est pas négligeable ces temps ci. Je propose Azken guda dantza, une voie de zabalza et Cie, mais surtout un album mythique de kortatu sur lequel pratiquement tous ceux qui ont mon âge ont fait les bourrins dans les baloches du coin (même si moi, je préférais Itoiz (avec mon physique ingrat, c'était plus facile pour emballer...)).
On part tranquille mais on doit vite se reconcentrer devant la qualité du rocher "Fraucata" et la quasi absence de matériel (un seul relais en place dans la voie et aucun point de progression à demeure). on a un peu cherché et on a probablement parfois fait quelques infidélités à l'itinéraire original. La voie dans son ensemble est donc bien sympa (une des rares de la Fraucata où, m'a t'on dit, le caillou demeure assez acceptable) mais à ne pas sous estimer (même si, dans l'ensemble, les cotations nous ont parues assez gentilles pour Ordesa).
Une bonne journée avec Jean Michel, bien gachée au retour après avoir découvert qu'on m'avait piqué mon sac( pourtant à moitié déchiré...) et mes batons que j'avais planqué (pas assez bien visiblement) à proximité du pont de la cascade du cotatuero. Ca prouve qu'il y a probablement le même taux de cons chez les montagnards qu'ailleurs...
La face
L2
A la sortie du 6c
Plus haut
6c+
Du super beau caillou sur le haut mais c'est pas très long malheureusement
On part tranquille mais on doit vite se reconcentrer devant la qualité du rocher "Fraucata" et la quasi absence de matériel (un seul relais en place dans la voie et aucun point de progression à demeure). on a un peu cherché et on a probablement parfois fait quelques infidélités à l'itinéraire original. La voie dans son ensemble est donc bien sympa (une des rares de la Fraucata où, m'a t'on dit, le caillou demeure assez acceptable) mais à ne pas sous estimer (même si, dans l'ensemble, les cotations nous ont parues assez gentilles pour Ordesa).
Une bonne journée avec Jean Michel, bien gachée au retour après avoir découvert qu'on m'avait piqué mon sac( pourtant à moitié déchiré...) et mes batons que j'avais planqué (pas assez bien visiblement) à proximité du pont de la cascade du cotatuero. Ca prouve qu'il y a probablement le même taux de cons chez les montagnards qu'ailleurs...
La face
L2
A la sortie du 6c
Plus haut
6c+
Du super beau caillou sur le haut mais c'est pas très long malheureusement
lundi 6 juillet 2015
Anso voie hipnosis et foratata voie Dilé
La météo actuelle incite plus à aller dans l'eau qu'à toucher le rocher. Du coup, peu de grosses sorties ces temps ci : un peu de couenne à l'ombre au menu entre 2 baignades, la réalisation d'une voie dure équipée dont je reparlerai dans un prochain message et 2 autres sorties dont je parle ici :
Une petite ouverture de voie à la foratata - Dilé avec l'incombustible Robert. Je pensais faire une ouverture facile mais nous sommes tombés sur 10m bien difficiles dans un dièdre. Raté donc. Le rocher est très sympa sur la première et la dernière longueur et moins beau sur la 2ième et 3ième.
Nous sommes également partis hier avec Fabrice à Anso, dans ce paysage que j'aime tant, pour grimper une voie à l'ombre de Picazo sur le très beau tozal de espelunga : hipnosis. La voie est sympa, moins que la proche Urdaburu mais plus que sa voisine freelander. Un bémol cependant : les points à demeure sont souvent mal placés pour le libre au dessus du 6a, obligeant parfois à faire des choix : soit les sauter pour enchainer, soit les prendre et tirer au clou. Mention spéciale pour les 20m en Ao qui auraient probablement été en grande partie libérables en passant quelques mètres plus à droite au lieu de monter droit au dessus du relais.
L'éperon d'hipnosis, entre ombre et soleil
L1
Free climbing from basque country
Fin de voie
Le topo de Dilé
L1, dans la partie difficile du dièdre
L2 (pas de photos de la suite : plus de batterie)
Une petite ouverture de voie à la foratata - Dilé avec l'incombustible Robert. Je pensais faire une ouverture facile mais nous sommes tombés sur 10m bien difficiles dans un dièdre. Raté donc. Le rocher est très sympa sur la première et la dernière longueur et moins beau sur la 2ième et 3ième.
Nous sommes également partis hier avec Fabrice à Anso, dans ce paysage que j'aime tant, pour grimper une voie à l'ombre de Picazo sur le très beau tozal de espelunga : hipnosis. La voie est sympa, moins que la proche Urdaburu mais plus que sa voisine freelander. Un bémol cependant : les points à demeure sont souvent mal placés pour le libre au dessus du 6a, obligeant parfois à faire des choix : soit les sauter pour enchainer, soit les prendre et tirer au clou. Mention spéciale pour les 20m en Ao qui auraient probablement été en grande partie libérables en passant quelques mètres plus à droite au lieu de monter droit au dessus du relais.
L'éperon d'hipnosis, entre ombre et soleil
L1
Free climbing from basque country
Fin de voie
Le topo de Dilé
L1, dans la partie difficile du dièdre
L2 (pas de photos de la suite : plus de batterie)
lundi 22 juin 2015
Ordesa - but à Mysoginos et plan C dans la Anglada-Cerda
Hier, nous avons repris l'escalade à Ordesa avec Jean Michel. Quand je lui ai proposé de repartir dans Mysoginos où nous avions buté à l'automne à cause de la pluie, sa réponse m'a étonné : "tu crois que ça sera sec?"- "c'est sûr, ça grimpe depuis un bon mois là bas!!!". Le matin en arrivant au parking, je suis déjà moins sûr de moi : une bonne partie du libro abierto est trempée et notamment la trainée blanche caractéristique du bas de mysoginos. On monte quand même, histoire d'en avoir le cœur net. Arrivé au pied, c'est clair : toute la deuxième longueur est trempée et ça à l'air bien humide au dessus. On hésite un peu en se demandant si on tenterait pas un mixte libre/artif, puis on se dégonfle devant le chantier : Deuxième but dans cette voie sans y avoir grimpé un seul mètre. Looser un jour, looser toujours!!!
Comme en plus j'ai un QI de moineau, je suis monté jusqu'à la voie en suspectant fortement qu'on allait buter mais j'ai laissé tous les autres topos dans la voiture. Jean Mi n'a pas été plus prévoyant (en même temps, vu qu'il continue de grimper avec moi alors que la plupart des gens sensés ont arrêtés, on peut raisonnablement penser que son QI doit être largement inférieur à la moyenne des grimpeurs). Grimper sans topo à Ordesa me parait toujours assez délicat. Jean Mi propose de repartir dans la combinaison géminis-Edelweiss mais j'ai vu en passant que le bas était mouillé (il est vrai que le 6b+ du bas de Géminis doit pouvoir s'artifer). Sur le chemin du retour, en longeant la falaise, Jean Mi tombe sur un vieux topo de la voie Anglada Cerda posé sur un rocher. Va donc pour cette voie qui semble sèche. Le topo trouvé s'avèrera bien approximatif, nous obligeant à quelques variantes involontaires et pas mal de recherches d'itinéraire. Malgré son caractère historique (probablement la 1ere voie ouverte au libro abierto), j'ai trouvé la voie un peu moyenne car, contrairement aux autres voies du secteur, il y a beaucoup d'herbe et on évite les plus beaux passages passant au plus facile. J'ai presque eu l'impression en sortant de ne pas avoir grimpé. Jean Mi, quant à lui, était beaucoup plus enthousiaste en sortie de voie. Il a même visé une belle dalle très sympathique pour éviter le dernier couloir herbeux. j'admire ces gens qui gardent le sourire, même quand ils butent. Moi j'ai surtout pensé toute la journée à la corde et au sac de hissage qu'on a du porter sur le dos et aux 3 tonnes de matos qu'on avait en trop (le grand jeu de la journée a été, pour le premier, de se débarrasser au plus vite des friends grande taille dans les débuts de longueurs...).
L1 : longueur de rêve pour ariégeois en vacances
L2 : on est déjà pommé; les cordées derrière nous passerons 40m plus à droite!
En pleine réflexion sur la suite
Ah, c'est sûr dans le 5, il y a du style. Ca rigole moins dans le 7c.
Comme en plus j'ai un QI de moineau, je suis monté jusqu'à la voie en suspectant fortement qu'on allait buter mais j'ai laissé tous les autres topos dans la voiture. Jean Mi n'a pas été plus prévoyant (en même temps, vu qu'il continue de grimper avec moi alors que la plupart des gens sensés ont arrêtés, on peut raisonnablement penser que son QI doit être largement inférieur à la moyenne des grimpeurs). Grimper sans topo à Ordesa me parait toujours assez délicat. Jean Mi propose de repartir dans la combinaison géminis-Edelweiss mais j'ai vu en passant que le bas était mouillé (il est vrai que le 6b+ du bas de Géminis doit pouvoir s'artifer). Sur le chemin du retour, en longeant la falaise, Jean Mi tombe sur un vieux topo de la voie Anglada Cerda posé sur un rocher. Va donc pour cette voie qui semble sèche. Le topo trouvé s'avèrera bien approximatif, nous obligeant à quelques variantes involontaires et pas mal de recherches d'itinéraire. Malgré son caractère historique (probablement la 1ere voie ouverte au libro abierto), j'ai trouvé la voie un peu moyenne car, contrairement aux autres voies du secteur, il y a beaucoup d'herbe et on évite les plus beaux passages passant au plus facile. J'ai presque eu l'impression en sortant de ne pas avoir grimpé. Jean Mi, quant à lui, était beaucoup plus enthousiaste en sortie de voie. Il a même visé une belle dalle très sympathique pour éviter le dernier couloir herbeux. j'admire ces gens qui gardent le sourire, même quand ils butent. Moi j'ai surtout pensé toute la journée à la corde et au sac de hissage qu'on a du porter sur le dos et aux 3 tonnes de matos qu'on avait en trop (le grand jeu de la journée a été, pour le premier, de se débarrasser au plus vite des friends grande taille dans les débuts de longueurs...).
L1 : longueur de rêve pour ariégeois en vacances
L2 : on est déjà pommé; les cordées derrière nous passerons 40m plus à droite!
En pleine réflexion sur la suite
Ah, c'est sûr dans le 5, il y a du style. Ca rigole moins dans le 7c.
mercredi 3 juin 2015
pena Solano - lonesome
Je suis parti aujourd'hui avec Bernard regrimper une voie que j'avais ouverte au mois de mai. J'avais vu cette ligne en descendant de la ruta de las tapas.
Comme personne n'était motivé pour m'accompagner, je me suis mis à l'ouvrage. La première longueur présente 2 strates en rocher un peu délicat malgré quelques belles sections. Du coup, cette longueur est entièrement équipée (assez proche). Au dessus, par contre, le caillou s'améliore très vite. L'équipement en place est assez abondant (les joies de l'ouverture en solo...) et du coup, un petit jeu de friends suffit pour compléter. Une voie assez rapide quand le temps est incertain ou pour ceux qui veulent rentrer tôt à la maison avec un caillou qui devient parfois magnifique sur le haut.
Le topo
L1
L2, la fin sur une très belle dalle
L3
L4
L5
Comme personne n'était motivé pour m'accompagner, je me suis mis à l'ouvrage. La première longueur présente 2 strates en rocher un peu délicat malgré quelques belles sections. Du coup, cette longueur est entièrement équipée (assez proche). Au dessus, par contre, le caillou s'améliore très vite. L'équipement en place est assez abondant (les joies de l'ouverture en solo...) et du coup, un petit jeu de friends suffit pour compléter. Une voie assez rapide quand le temps est incertain ou pour ceux qui veulent rentrer tôt à la maison avec un caillou qui devient parfois magnifique sur le haut.
Le topo
L1
L2, la fin sur une très belle dalle
L3
L4
L5
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