mardi 12 mars 2019

Retour au caillou

Avec le beau temps chaud qui nous suit depuis presque 1 mois, il fait presque trop chaud pour serrer les croûtes en falaise. On retourne donc inévitablement sur les projets ajournés pour profiter de ces belles journées.

(photos prises par Jean Mi)


dimanche 24 février 2019

Gavarnie - secteur Atico - cascade Jerome+ Moitié cascade Atico

Après un peu d'escalade et de ski, retour à Gavarnie hier. L'idée initiale était d'aller au secteur Atico (où se situent la majorité des cascades que je n'ai pas encore grimpé dans le cirque) en passant par Freezante et la voie du solo, de grimper la cascade Jerome, de redescendre et de grimper la cascade Atico. On aura été un poil lent et, après avoir grimpé La cascade Jérome et être redescendu, on aura fait seulement la moitié d'Atico (j'avoue que j'ai lâchement préféré l'option rappels de jour au grand désarroi de Jean Michel, qui était bien guronzé hier). La glace était globalement bonne mais ça coulait pas mal avec les températures largement positives. Pour la cascade Jérome, la glace était aussi pas mal du tout, mais la transition en rocher s'est avérée bien dégueulasse (on a fait partir des jolis blocs) et n'incite pas à trop se lâcher en libre, du moins en tête...

La saison de glace tire malheureusement très probablement à sa fin parce qu'avec ces températures, ça commence à couler de partout, même à Gavarnie...


On commence par un petit footing dans freezante à corde tendue

La courte longueur en rocher bien dégueulasse pour rejoindre la cascade Jérome proprement dite

Jean Mi dans la très belle dernière longueur de Jerome

On finit par une dernière grande longueur dans la version de gauche d'Atico, plus raide qu'il n'y parait.

jeudi 14 février 2019

Alpinisme classique

Avec le retour du beau temps mais des températures bien douces, je suis parti faire de l'alpinisme classique : Tout d'abord, un joli plan B dans le très esthétique couloir nord d'Aguila a Candanchu avec Fabrice, puis une visite classique à Gavarnie avec Mathieu et Renaud, en pleine préparation du probatoire de guide.

Comme toujours lorsque le cirque "fonctionne", c'était blindé. on a du faire la bordure droite du bas de fluide, puis obliquer à gauche dans "Acqua ça sert" pour éviter la foule. Pour info, il n'y a que les classiques faciles qui sont vraiment en condition : freezante, acqua ça sert, fluide, benzayous, ruflette (et crac crac aussi mais avec le cigare de los amigos qui menaçait bien ce jour). overdose et love love me do n'étaient pas si mal mais ça semble vraiment dangereux avec ces températures. Thanatos ne formera pas cette année. Au dessus, les alpes juliennes, le 2nd et le 3ième sont bien (sauf memento mori).

C'est pas mal de revenir à du classique aussi.


Dans le couloir nord d'Aguila

Le cirque de Gavarnie

On commence par fluide, version directe

Clignotant à gauche à la première vire, on part dans Acqua ça sert car il n'y a personne au dessus

Mathieu termine la voie au dessus de la 2ième vire

lundi 4 février 2019

Face nord du rocher de la vierge - Couloir de la virgule

Après un intermède à skis, retour à la grimpe ce dimanche avec Fabrice. Avec le risque 4 annoncé en haute montagne, on se dirige vers un projet que j'avais depuis l'an dernier, le couloir de la virgule comme l'appellent certains dans la vallée, tellement évident depuis Bedous que je ne comprends pas pourquoi personne ne l'avait encore jamais gravi. En effet, je suis persuadé que ce même petit couloir totalement identique mais situé à moins de 2km de distance à vol d'oiseau, à Ansabère par exemple, serait ultra-classique. La grimpe y est assez classique et un peu moins "dry toofing" que les autres voies ouvertes depuis l'année dernière dans le secteur. Allez savoir pourquoi les anciens de la vallée l'ont toujours délaissé : le fait qu'il n'arrive à aucun sommet et que la zone manque totalement de prestige y est probablement pour beaucoup. Moi même, jusqu'à assez récemment je l'avais vu très souvent sans vraiment le regarder, toujours attiré par des sommets plus hauts ou plus prestigieux.

Pour cette première, les conditions se seront avérées viriles. Le début du couloir est une pente de neige qui se redresse progressivement jusqu'à 45 ou 50°. Hier, cela nous aura bien fait galérer avec un brassage en règle jusqu'à la taille. Bien entendu, nous avions négligé de prendre les Arva, restés au chaud dans la voiture (les conneries ne sont pas un privilège des jeunes...). La suite s’avérera très sympa avec une longueur en 80° assez fine et un court passage plus délicat sur le haut dans un dièdre dalleux. La sensation de froid ne nous lâchera pas de la journée au point que Fabrice se fera une petite frayeur, certains de ses doigts de pied étant devenus insensibles.

En tout cas, une belle journée en montagne en bonne compagnie.

Le topo

Récapitulatif des voies existantes de la face de droite du rocher de la vierge (plus à gauche se situe le grand dièdre évident depuis Bedous que l'on a commencé à ouvrir avec Fabrice en janvier)

Pendant l'approche

Le début du couloir, pas très raide (mais qui nous aura obligé à une grosse séance de brassage ce jour)


La vue sur Lees-Athas

Le début des longueurs techniques

Fabrice dans L2

L4

L4 toujours : Il y a du monde pour faire le beau en second...:):)

jeudi 17 janvier 2019

Face nord de Lakartxela - "Motrollon"

Hier, avec le beau temps annoncé, je me suis décidé à aller regarder de plus près cette face nord de Lakartxela que je vois tous les jours depuis la vallée. Je me disais en partant que ce n'était peut être pas les conditions idéales tant l'hiver était sec ( depuis la vallée,la face paraissait peu enneigée), mais au moins j'étais certain que la piste d'accès serait déneigée jusqu'au terminus à plus de 1500 m. Une fois au pied du couloir, surprise! : je découvre que la goulotte est entièrement en glace (avec pas mal d'épaisseur).

La goulotte est facile mais vraiment très esthétique. Elle m'a vraiment fait penser à la classique facile "Ruta Jacobea" à Izas, mais ici c'est plus sympa parce que c'est le pays basque :)

Vu l'épaisseur de glace rencontrée (plus d'un mètre par endroit), cette cascade-goulotte doit certainement se former tous les hivers; la grande inconnue par contre consiste à savoir si la piste est praticable en voiture car s'il y a de la neige dessus,ça peut vraiment rallonger l'approche. Idéalement, elle doit pouvoir se faire en début de saison, avant qu'il neige trop ou éventuellement au printemps (mais là, c'est plus aléatoire...).

Une journée très sympa, donc.

La voie

Vue du début de la voie depuis R0

à R1

Plus haut dans la voie

vue sur la dernière longueur (la seule ou on touche un petit peu le rocher)

De jolies formes de glace en sortie

A la sortie de la cascade,ça se couche un peu

Depuis l'arête, vue sur un écobuage à Sainte Engrace

Summit



lundi 7 janvier 2019

Billare - face nord ouest - "La rampe"

Samedi, nous sommes partis terminer une voie que nous avions commencé l'année dernière en face nord ouest du Billare. Nous avions fait les 3 premières longueurs assez dures, puis par manque de temps, nous avions fixé une corde fixe pour revenir au dernier point la semaine d'après.La météo particulièrement dégueulasse de l'hiver dernier avait empêché toute nouvelle tentative, bien que la suite apparaissait moins difficile. Entre temps, Louis aura trouvé le moyen de se bousiller à la fois le genou et le poignet. Son hiver étant d'ores et déjà foutu, nous décidons d'essayer d'aller finir la voie avec Fabrice. Ni l'un, ni l'autre ne sommes retournés dans ce vallon depuis l'hiver dernier et nous ne savons absolument rien de l'état de la corde statique que nous avions laissé un an auparavant : elle aura parfaitement vécu son année en paroi puisqu'elle s’avérera en parfait état et cela nous permettra de terminer la voie finalement assez tôt.

Par contre, la période étant très sèche, nous ne trouverons quasiment pas de neige dans la fin de la voie : ça ne sera pas spécialement gênant (voire même favorable pour l'approche puisque nous pourrons garer la voiture au plateau de Sanchèse, gagnant ainsi une bonne 1/2h et suivre le sentier plutôt que de marcher dans la neige), mais bien moins joli pour les photos. Nous trouvons la voie vraiment sympa, bien que peu homogène avec 3 longueurs pas faciles en bas (j'ai libéré le pas dur de la 1ere longueur seulement à la 3ième tentative et en moulinette, mais ce pas là s'artife facilement), une partie intermédiaire en mixte facile et une dernière longueur très sympa qui combine l'usage des piolets avec des pas d'escalade où il faut utiliser les mains dans le rocher pour finir sur une aiguillette bien distincte et décollée de la paroi.

S'il y a des répétiteurs intéressés, il faut prendre en compte que la voie est assez longue et il faudra être assez rapide sur le bas pour arriver à l'aiguillette avant la nuit.

Le topo

Le bas de la voie

Fabrice à l'attaque

L2

L3, je prends la suite (photo prise par Fabrice)



Fin de voie hier, sans neige cette fois (photo prise par Fabrice)

Les piolets de Fabrice sortent sur l'arête

Vue sur le pic d'Anie depuis le sommet de l'aiguillette

mercredi 26 décembre 2018

Ogono et Aguero (voie le blond, la brute et le truand)

La période est plus propice aux repas divers et variés qu'à la grimpe. Je passe donc ces temps-ci plus de temps à grimper en couenne pour m'échapper entre 2 bouffes qu'à aller en grande voie. Après avoir grimpé une voie à Pena Rueba sans grand intérêt en ce qui me concerne, on a quand même réussi à se libérer pour aller grimper à nouveau au capo Ogono juste avant la fermeture de la falaise et ouvrir une petite voie facile à Aguero (plus sympa que ne le laissent supposer les photos sans que cela soit la voie du siècle, bien entendu)

Capo Ogono

Aguero