jeudi 10 janvier 2013

Soum de lascours en boucle depuis hautacam

A cause d'une bonne douleur à l'épaule (c'est vraiment dangereux de jouer avec sa fille...), je suis parti skier ce mercredi.Pour ce dernier jour du printemps, nous sommes allés vers le Soum de Lascours au dessus d'Hautacam mais en passant cette fois par le vallon d'Ourrec que je ne connaissais pas (il est bien sauvage mais assez plat).

Je me suis joint au groupe de retraités (ou presque pour certains), tous plus décrépis les uns que les autres, auprès duquel je passe encore pour un "petit jeune" (seul Jeremy était moins agé que moi). Autant vous dire que les conversations n'y varient guère d'une sortie à l'autre : le grand classique, c'est la bobologie ( au choix : le dos, le cul, la hanche,les rhumatismes...); suivent ensuite les petits enfants qui grandissent, la maison des enfants à retaper, les chiens à sortir le matin... Mais en général, les conversations dévient rapidement vers la future sortie à Ibardin en groupe avec les bus Lechardoy et sur le nombre de bouteilles de ricard ou de patxaran qu'il conviendra d'acheter cette fois...

Autant vous dire que je ne me suis pas ennuyé. Je dois bien reconnaitre qu'à part leur grand age (et leur début de déficience mentale pour certain...), je les envie un peu. Vive la retraite donc! profitez en, les nouveaux et les futurs vieux.

La boucle dessiné par le GPS, que Robert semble enfin maîtriser.

La première cabane d'Ourrec

Les cartes Vermeil arrivent petit à petit au sommet

Le pic du midi de Bigorre, bien sec

Dans la descente, étonnament en bonne neige.



samedi 5 janvier 2013

pic de culivillas-Face nord-nord ouest

Cela faisait des années que je passais devant la station de Formigal en direction de la téléra sans même un regard pour le pic Culivillas, remettant toujours à plus tard sa face nord-nord ouest pourtant si classique (et même décrite dans le Mousel). Je n'étais d'ailleurs monté sur ce sommet, pourtant si proche, qu'une fois auparavant pour une descente en ski versant sud.

Des obligations professionnelles le vendredi soir alliées à des conditions pas excellentes dans le coin auront fait que j'ai réparé cette erreur aujourd'hui en compagnie de Fabrice. Nous arrivons tard au parking et décidons de partir light. Au pied de la goulotte, je me rends compte que j'ai oublié les broches. Fabrice profite de mon oubli pour s'imposer sans même un petit chifoumi : comme j'ai soi-disant déconné, il passera en tête dans la première longueur, sans conteste la plus belle. Heureusement, le reste de la voie est sympa aussi. La voie est en très bonnes conditions et doit pouvoir se faire actuellement à la demi-journée (on est parti à 9h00 de la voiture et on est rentré à 14h30 sans se presser, bien aidé il est vrai par la super trace que nous a fait la cordée qui nous précédait)

Au sommet, j'ai eu une pensée pour Manech goyenetche, un des ouvreurs, avec qui j'avais partagé la cordée à quelques reprises, avant son décès dans une avalanche il y a quelques années.


Le début de la voie avec un peu de glace

Fabrice attaque la première longueur, la plus belle

Sortie du second ressaut

Fin de voie

Ouf, l'ossau est toujours là...

Ca semble sec pour la Pala de Ip. Pour l'escarra, ça doit passer

jeudi 3 janvier 2013

riglos-shakelton

Après une fin d'année dédiée à l'escalade sportive et des vacances familiales en sierra de guara, il fait mauvais en France pour la reprise des activités. Comme souvent dans ces cas là, on prend donc la direction de Riglos avec Michel.

Il y a quelques mois, en avril 2012, nous avions parcouru par erreur une nouvelle ligne à la visera à droite de zulu demente qui s'arrêtait au trône.

La voie a été achevée récemment : il faut donc la terminer. Michel, qui n'a pas touché le rocher depuis cet été, négocie de ne pas refaire les longueurs déjà grimpées. On passera donc par Mosquitos pour le début de la voie.

Autant le dire de suite, même si pour cette reprise on avait pas assez de bras, on a trouvé la voie super belle. Dès que le rocher sera un peu plus purgé, la voie sera certainement une classique de la visera. L'escalade est aérée mais l'équipement est intelligent.

Les cotations nous ont paru plus serrées qu'ailleurs mais les repas de fin d'année et l'absence de magnésie y étaient peut-être pour quelque chose (Etonnament, je suis toujours plus fort dans le "à vue" avec des tickets et de la magnésie partout avec, éventuellement, les paires en place). les 3 pas d'Ao dans la longueur en 6c+ sont dans une panza et doivent pouvoir se libérer sans trop de problèmes avec des bras un peu plus costauds que les miens ce jour.

J'ai encore perdu mon appareil photo : merci donc à Michel pour celles qui suivent.

un beau 6b bien soutenu

Départ du 6c+ en avant dernière longueur: magnifique de continuité

Dernier 7a

lundi 17 décembre 2012

grimpe en espagne : paroi d'A Liana

Comme souvent dans les pyrénées, dès que de bonnes conditions semble s'installer en montagne l'hiver, un gros redoux vient tout pourrir. Avec Jean, nous avons donc rangé provisoirement skis, piolets et crampons pour remettre les chaussons.

Comme souvent là aussi, on prend la direction de l'espagne, son beau caillou et son soleil. Jean était motivé pour aller grimper sur la paroi d'A liana, bien visible depuis la route d'Ainsa à Campo. Samedi, après un départ tardif, nous avons donc commencé à ouvrir une voie sur cette belle paroi. Après 3 petites longueurs, la nuit nous a obligé à redescendre. Dimanche, après une mauvaise nuit, Jean décrète que la voie et la paroi sont trop dures pour lui. On en reste donc là pour le moment et on part récupérer le matériel laissé sur place. Nous finirons la journée en couennes par des températures assez douces.

La paroi depuis la route

C'est bien mouillé...

Jean arrive à R2

L3

Jean remonte sur la corde restée en place pour déséquiper

mercredi 12 décembre 2012

ski à Barlagne

Après avoir gardé ma fille ce matin, je suis parti à Barlagne avec les copains qui y étaient déjà partis ce week end. Comme c'était super, on y est retourné et la neige n'a pratiquement pas changée avec le froid (c'est juste plus tracé, sutout le bas) :
On est même remonté une seconde fois avec Txomin pour profiter des conditions.

On vit quand même dans un sacré coin pour faire des choses aussi super sur une petite après midi.

Mertxe porte ses skis et ceux de Robert : Le rôle de la femme dans la société basque est parfois proche des tribus afghanes les plus ancestrales. C'est pour quand le tchador?

Jeremy tente de capter des signes de vie extra-terrestres avec son antenne parabole.

Txomin à la descente

dimanche 9 décembre 2012

Grimpe à Arguis

Ce week end, j'étais bien motivé pour aller faire du ski avec la grosse couche de poudre tombée cette semaine. Mais je n'avais que la journée de samedi de libre alors que le D-day pour aller en montagne était dimanche. Samedi, c'était jour blanc : on est donc parti grimper en Espagne à Arguis avec Fabrice, toujours motivé pour les coups foireux.

J'avais repéré un dièdre qui paraissait joli de loin : on est donc parti le voir. Après une jolie première longueur, puis une autre de transition, on est arrivé au dièdre en question. Grosse déception, celui-ci était sale (ce qui me coûtera un petit vol sur friends, ce qui n'est jamais très agréable). Je finirai donc la longueur vers une fissure en off with vers la gauche, puis nous finirons la voie au mieux. Celle-ci n'est pas terrible mais on aura quand même réussi à grimper (bien qu'on se sera bien caillé). Un peu de neige et beaucoup de givre nous acceuilleront en haut de la falaise.


Début de voie

Fin de L3

Fin de voie

Le topo de la voie : pas majeur...

lundi 3 décembre 2012

couloir no du Billare

Samedi, la météo annonçait du froid : grimper sur le rocher avec l'onglée nous motivait moyen et il n'y avait pas assez de neige pour faire une sortie intéressante en ski. Fabrice m'a alors proposé de faire l'arête du Billare depuis la jonction entre le couloir nord ouest et est.

La dernière fois que j'étais venu au Billare, j'étais parti grimper, avec Robert et Txomin, l'évident (et très visible depuis Lescun) couloir est. Je me rappelle encore avec émotion d'une première longueur où j'avais fait 25m en grosses sur des dalles sans pouvoir mettre aucune protection. J'avais fait un mauvais relais sur un piton et un friend en bout de corde (nous avions alors des cordes de 45m : la préhistoire pour les jeunes de maintenant). Lorsque Txomin était arrivé au relais, il s'était vaché dessus et le piton avait cédé : Nous nous étions retrouvé à 3 pendus sur un petit friend. Plus haut, arrivés à la jonction, nous étions descendu par le couloir nord ouest en négligeant l'arête menant au sommet, trop contents de nous en tirer sans dommages.

L'occasion était donc belle ce week end de finir cette arête en conditions hivernales.

Pourtant, dès l'approche, nous déchantons. Le peu de neige tombée ne permet pas de recouvrir les éboulis montant au pied du couloir et nous mettons un temps infini à y arriver. Dans le couloir, ce n'est pas mieux : soit nous sommes dans des éboulis, soit nous brassons; nous devons même sortir la corde dans ce couloir qui se skie par bonnes conditions en hiver. Arrivés à la jonction, il est bien tard et il faut se rendre à l'évidence. Nous n'avons pas le temps de gravir l'arête avant la nuit. Nous devons donc redescendre.

Arête du billare : 2-Jean Pierre : 0. La liste de buts commence très tôt cette année...

Le billare et son couloir est, théatre de bien des souvenirs...En ce moment, il est sec

Le couloir NO, peu fourni...

On finit par sortir la corde avant de se vautrer dans du 3...

Vue depuis la jonction entre le couloir est et nord ouest