jeudi 3 mai 2018

Pena de sin -"ya somos el olvido que seremos"

Initialement, j'étais motivé pour modifier le départ d'une voie (commencée il y a plus de 4 ans!) terminée mais non diffusée à la pena de Sin mais mon co-ouvreur Jean Mi n'était toujours pas motivé. Je m'incruste donc au dernier moment avec les machines Emile et David qui partent grimper la voie "ya somos el olvido que seremos". David devant rentrer tôt et ne voulant pas perturber les mutants, je m'adjuge les longueurs de chauffe pour les laisser ensuite s’exciter sur les longueurs du dessus ( David pour les longueurs en 7b et Emile pour la longueur en 7c du haut) : la fusée à trois étages en quelque sorte:)

Autant le dire de suite, la voie est vraiment superbe et le caillou exceptionnel à l'exception d'un court passage dans L5. On se sera vraiment régalé!!! Bravo aux ouvreurs pour la vision et la réalisation de cette ligne!! On a par contre été un poil surpris sur certaines cotations, notamment sur le 7c du haut qui ne vaut pas plus que 7b à notre avis (même moi, je l'ai enchaîné assez facilement (alors que le 7c à vue est pour moi plus que rarissime ...)); le 7b+ superbe de L3 est presque plus dur alors qu'il est déjà gentil pour la cotation.

En tout cas, cotations ou pas, c'est une voie splendide qu'il faut faire absolument! Une perle de plus sur cette paroi que j'adore!




L1

L2

L3, superbe

L5

L6, avant le pseudo 7c

samedi 28 avril 2018

Pena Montanesa - Face ouest - "El senor del hielo"

Depuis quelque temps, on entendait parler avec insistance de la face ouest de la pena Montanesa et de son caillou superbe, type wendenstock. On se décide donc à aller voir ça de plus près ce vendredi. David propose d'aller grimper "Sin casa, ni perro, ni jardin" mais comme ça fait longtemps que j'ai pas grimpé à la Montanesa, on se tourne plus prudemment vers "el senor del hielo", la voie la plus facile de la zone.

Arrivés au pied, c'est un peu la déception autant pour David que pour moi (comme souvent sur les parois bien vendues dont tu attends des merveilles) : la paroi n'est pas très haute (250m maximum) et la première strate de rocher est vraiment moyenne sur au moins 50 m, ce qui fait que la partie vraiment jolie est assez limitée. Pour moi, les parois hors catégorie de la Montanesa restent donc sans conteste le Penpenus et le pilier de Sobrarbe. On attaque la voie et, effectivement, le caillou est très moyen sur les 3 premières longueurs. Au dessus, c'est vraiment plus beau mais il y a encore des zones pas toujours exceptionnelles. J'attaque la dernière longueur lorsqu'on se prend un orage de grêle (non annoncé) sur la tête à 14h30 : on ne finira donc pas la voie. En ce qui concerne la voie, l'équipement nous a paru parfois un peu disparate (mais il y a peut être des contraintes d'ouverture que je n'ai pas vu). Le matériel indiqué est un peu trop abondant (il me semble qu'un jeu de friends et de micro peut suffire) : un peu déçu, donc (je crois que c'est la première fois sur une ouverture d'A. Salvado et cie) mais je reviendrai probablement essayer Caminant ou Sin casa voir si c'était juste l'humeur du jour qui était un peu morose...


L2 : de jolies mouvements mais "roca a vigilar"

L6- ma pomme dans la plus belle longueur (photo prise par David)

L6 toujours, vue du dessus

David dans L7, très beau aussi

lundi 23 avril 2018

Maroc- Rif - voies "scratch" et "Le point final"

Nous sommes partis 10 jours avec Philippe au Maroc, mais cette fois dans la région de Chefchaouen dans le rif. L'ambiance y est vraiment très différente de celle de Taghia. Il faut savoir en effet que le secteur abrite une grosse et prospère industrie de fabrication de haschich, ce qui donne lieu à des scènes parfois cocasses. A tous les coins de rue on se fait accoster pour en acheter; Vous allez à l'épicerie acheter des gâteaux : on vous propose une énorme boulette; vous demandez aux gens quel est leur métier, ils vous répondent sans rire qu'ils font de l'import-export de plantes médicinales...ça nous aura bien fait rigoler pendant le séjour!

Mais le coin propose aussi quelque chose qui nous a bien plus attiré : une grande barre rocheuse calcaire allant de 200 à 400m de haut! La première semaine, nous avons pris la mousson sur la tête et notre choix s'est donc naturellement porté vers la paroi la plus déversante située sur le bord droit : le secteur Paraguas. Il se trouve qu'en plus, cette paroi est la plus proche de la route ( 15 minutes par un bon sentier) et que pile à cet endroit, un barrage avec un petit pont de bois permet de traverser la rivière (d'habitude, cette rivière se traverse à gué mais comme elle était en crue, c'était là vraiment impossible).

La technique des premiers jours était donc simple : on attendait une accalmie de la pluie et on sprintait vers la falaise, puis on grimpait abrité de la pluie. Même technique pour le retour. Nous avons pu avec cela ouvrir 2 très belles voies, une équipée et une en terrain d'aventure (même si nous avons du attendre le retour du beau temps pour les terminer, le haut au dessus des gros surplombs n'étant pas à l'abri de la pluie). La voie équipée, nommée "le point final", passe intelligemment au milieu de grand surplombs (merci à Philippe pour la vision sur le tracé) et sera sans nul doute souvent parcourue. J'ai pourtant vraiment une tendresse particulière pour la voie terrain d'aventure, nommée "scratch" car il fallait vraiment y croire pour se lancer dans des grands murs déversants d'apparence compacts. En fait, la voie est pleine de bonnes surprises car il y a des trous un peu partout qui permettent une protection aisée sur friends ou sur lunules. Superbe!

Chefchaouen, ville magnifique

voie "scratch"

le topo

l1

Fin de L3

L4

L7

L8

L9

voie "Le point final"

Le topo

L1

L2

Début de L4 (pour changer, il pleut derrière nous)

Fin de L4

Fin de L5

L5, lors de la répétition

L6

jeudi 19 avril 2018

Maroc - Rif


De retour d'un séjour bien humide au Maroc, dans le Rif. Malgré la mousson qui nous est tombé dessus au début du séjour, on aura réussi à ouvrir 2 très belles voies. Je ferai un article dessus quand j'aurai un peu de temps...

samedi 24 mars 2018

face nord du rocher de la vierge - "Estives hivernales"

Ce mercredi, après une longue période de mauvais temps, la météo annonçait moins pourri. Les conditions en haute montagne étant toujours délicates, je propose à Fabrice de retourner au rocher de la vierge au dessus de Bedous pour ouvrir une dernière ligne évidente. Celui-ci en ayant marre de la salle ou d'aller à Riglos, Je le convaincrai finalement assez facilement.

Comme me l'a dit avec un brin (beaucoup) d'ironie Julien de Pau lorsque nous sommes allés grimper en falaise à Campan l'autre jour, "maintenant, tu ouvres dans la forêt..." : d'un coté, il n'a pas totalement tort car la face est d'altitude modeste, mais il faut bien reconnaître que s'il n'y avait pas eu le mixte herbeux cette année, je n'aurai quasiment pas sorti les pioches. En moyenne montagne, le risque d'avalanche est bien plus faible en ce moment(sans être non plus nul car on s'est retrouvé avec de la neige jusqu'à la taille dans le verrou au début du couloir), et les caprices météo se font moins violents (on était un peu plus à l'abri du vent malgré un froid de gueux ce jour là). En tout cas, moi je me régale dans ce type de terrain et c'est bien là l'essentiel, n'en déplaise aux moqueurs..:)

J'ai trouvé la nouvelle ligne ouverte bien sympathique (bien que la partie technique soit moins longue que dans "lees'tomac vide" et "lees passer") avec notamment une très belle et technique dernière longueur comportant 2 ressauts avec des ancrages assez bons (mais éloignés) avec les crampons posés délicatement sur un mur lisse.


Le topo

vue depuis un autre angle (photo d'il y a 1 mois)

début facile de la voie

Fabrice dans L1, assez herbeuse

Début de L2, pas si facile (photo prise par Fabrice)

Ma pomme dans l4, technique (photo prise par Fabrice)

lundi 26 février 2018

Face nord du rocher de la vierge - voies "Lees'tomac vide" et "Lees passer"

Après une longue période dédiée au ski, j'ai pu ressortir les pioches. Mercredi dernier, après la grosse chute de neige, on part faire un tour à ski à la cabane d'Icheou avec Louis. Inspiré par mon copain Henri, je regarde désormais les faces nord différemment, surtout lorsqu'elles sont un mélange de rocher et d'herbe. Lors de la redescente vers Bedous, Louis me fait remarquer qu'on voit 2 goulottes évidentes en face nord du rocher de la vierge. Il a raison le bougre : on repart donc le vendredi voir ce que ça donne. Olivier se joindra à nous. On ira grimper la jolie goulotte de droite et, avec Louis, on se régalera dans ce mixte rocher/neige/herbe. Olivier qui n'avait jamais grimpé dans ce type de terrain(même au moulle de Jaout ), sera moins emballé.
Le dimanche, je me retrouve tout seul (quand t'as pas d'amis...). Je vais donc voir la goulotte de droite, moins soutenue mais très jolie aussi (pour celui qui aime ce type de terrain, bien évidemment).

Je me rends compte que, depuis 2 ou 3 ans, je grimpe plus dans le mixte herbeux qu'en cascade ou en haute montagne. Ce type de terrain est souvent à l'abri des avalanches et, avec nos hivers de plus en plus bizarres, nécessite seulement de la neige et du froid En tout cas, moi j'adore même si je conçois qu'on ne puisse pas aimer (comme dit Olivier, la grimpe est la même que dans du mixte en haute montagne mais ce n'est pas la même esthétique).


Le topo de "Lees'tomac vide"

L1

Ma pomme dans L4, plus technique qu'il n'y parait

L5, Louis prend le relais

L6

La vue sur Lees Athas depuis le haut de la voie

Le topo de " Lees passer"

La vue depuis R4

L5 encaissée et jolie, vue du dessus


L6, pas très raide mais assez technique avec quelques passages rocheux en dalle

L7

La vue depuis la crête sommitale



lundi 29 janvier 2018

projet

un très joli projet, repéré il y a plusieurs années, et commencé ce week-end en vallée d'aspe. comme c'est bien dur, on était loin d'être assez rapide pour le terminer : il faudra revenir...

Fabrice envoie le pâté d'entrée (c'est un des seuls mecs que je connaisse qui est capable de plus engager dans du mixte délicat que chaussons aux pieds...) : bravo à lui

La suite, pas du tout facile non plus

je prends le relais, mais c'est encore dur malgré les apparences