lundi 22 juin 2015

Ordesa - but à Mysoginos et plan C dans la Anglada-Cerda

Hier, nous avons repris l'escalade à Ordesa avec Jean Michel. Quand je lui ai proposé de repartir dans Mysoginos où nous avions buté à l'automne à cause de la pluie, sa réponse m'a étonné : "tu crois que ça sera sec?"- "c'est sûr, ça grimpe depuis un bon mois là bas!!!". Le matin en arrivant au parking, je suis déjà moins sûr de moi : une bonne partie du libro abierto est trempée et notamment la trainée blanche caractéristique du bas de mysoginos. On monte quand même, histoire d'en avoir le cœur net. Arrivé au pied, c'est clair : toute la deuxième longueur est trempée et ça à l'air bien humide au dessus. On hésite un peu en se demandant si on tenterait pas un mixte libre/artif, puis on se dégonfle devant le chantier : Deuxième but dans cette voie sans y avoir grimpé un seul mètre. Looser un jour, looser toujours!!!

Comme en plus j'ai un QI de moineau, je suis monté jusqu'à la voie en suspectant fortement qu'on allait buter mais j'ai laissé tous les autres topos dans la voiture. Jean Mi n'a pas été plus prévoyant (en même temps, vu qu'il continue de grimper avec moi alors que la plupart des gens sensés ont arrêtés, on peut raisonnablement penser que son QI doit être largement inférieur à la moyenne des grimpeurs). Grimper sans topo à Ordesa me parait toujours assez délicat. Jean Mi propose de repartir dans la combinaison géminis-Edelweiss mais j'ai vu en passant que le bas était mouillé (il est vrai que le 6b+ du bas de Géminis doit pouvoir s'artifer). Sur le chemin du retour, en longeant la falaise, Jean Mi tombe sur un vieux topo de la voie Anglada Cerda posé sur un rocher. Va donc pour cette voie qui semble sèche. Le topo trouvé s'avèrera bien approximatif, nous obligeant à quelques variantes involontaires et pas mal de recherches d'itinéraire. Malgré son caractère historique (probablement la 1ere voie ouverte au libro abierto), j'ai trouvé la voie un peu moyenne car, contrairement aux autres voies du secteur, il y a beaucoup d'herbe et on évite les plus beaux passages passant au plus facile. J'ai presque eu l'impression en sortant de ne pas avoir grimpé. Jean Mi, quant à lui, était beaucoup plus enthousiaste en sortie de voie. Il a même visé une belle dalle très sympathique pour éviter le dernier couloir herbeux. j'admire ces gens qui gardent le sourire, même quand ils butent. Moi j'ai surtout pensé toute la journée à la corde et au sac de hissage qu'on a du porter sur le dos et aux 3 tonnes de matos qu'on avait en trop (le grand jeu de la journée a été, pour le premier, de se débarrasser au plus vite des friends grande taille dans les débuts de longueurs...).

L1 : longueur de rêve pour ariégeois en vacances

L2 : on est déjà pommé; les cordées derrière nous passerons 40m plus à droite!

En pleine réflexion sur la suite

Ah, c'est sûr dans le 5, il y a du style. Ca rigole moins dans le 7c.

mercredi 3 juin 2015

pena Solano - lonesome

Je suis parti aujourd'hui avec Bernard regrimper une voie que j'avais ouverte au mois de mai. J'avais vu cette ligne en descendant de la ruta de las tapas.
Comme personne n'était motivé pour m'accompagner, je me suis mis à l'ouvrage. La première longueur présente 2 strates en rocher un peu délicat malgré quelques belles sections. Du coup, cette longueur est entièrement équipée (assez proche). Au dessus, par contre, le caillou s'améliore très vite. L'équipement en place est assez abondant (les joies de l'ouverture en solo...) et du coup, un petit jeu de friends suffit pour compléter. Une voie assez rapide quand le temps est incertain ou pour ceux qui veulent rentrer tôt à la maison avec un caillou qui devient parfois magnifique sur le haut.


Le topo

L1

L2, la fin sur une très belle dalle

L3

L4

L5

dimanche 31 mai 2015

Foratata - Les perfs du perf

Samedi, nous sommes partis avec Fabrice ouvrir une voie à la Foratata. J'ai de plus en plus de mal à trouver du monde pour ouvrir (j'y vais donc parfois seul, mais cela fera parti d'un futur message). Fabrice, sur ce coup là, a bien voulu m'accompagner (lorsque je lui ai demandé si c'était par amitié, il m'a répondu que c'était surtout par pitié...)parce que j'avais repéré une ligne évidente (on la voit depuis formigal) qui se sera avérée assez sympa.

Il y a de belles longueurs (L1, L4 et surtout L5) et le rocher est souvent bon (sauf dans les 15 premiers mètres de L2 où il se sera avéré délicat)et on aura passé une bonne journée (moi au moins; Fabrice a du me supporter toute la journée...). Il m'a justement fait remarqué qu'il manquait au minimum dans mes topos le nombre de spits par longueurs. Je les indique donc ici pour la voie (L1 2, L2 2, L3 0, L4 3, L5 6).

P.S. : j'ai perdu mon portable dernièrement. Inutile donc, pour ceux de me téléphoner à mon numéro habituel. Pour ceux qui veulent me joindre (et accessoirement me redonner leur portable (je les ai presque tous perdus)), me joindre à ce mail : jprio"at"hotmail.fr


Le topo (la photo date de cette fin d'hiver)

Les 2 premières longueurs

Fabrice attaque

bientôt R1

Arrivée à R2

L3, longueur facile de transition

Début de L4, en dalle

Le gaz en fin de voie (photo de Fabrice)

Fin de voie

lundi 18 mai 2015

Verdon

On s'est retrouvé avec plaisir avec Philippe dans le verdon pour ce week end de l'ascension (on ne s'était pas vu depuis la toussaint à Taghia). On avait décidé de profiter de ce grand pont pour grimper des belles voies dans la Zone; Philippe a beaucoup écumé les gorges. il avait déjà gravi la plupart des classiques et celles qu'il n'avait pas encore grimpé, je les avais faites (j'ai pas mal grimpé également dans le verdon il y a plusieurs années). On s'est donc tourné vers les nouvelles voies, pas trop difficiles (mes bras ne me le permettaient pas...) et on n'a pas été déçu : les ouvreurs actuels arrivent toujours à trouver des lignes évidentes superbes dans ce qui est, pour moi, la plus belle falaise de France (et probablement dans les plus belles d'Europe même si je suis loin de les avoir toutes parcourues).

Surtout, ce qui m'a plu, c'est l'ambiance que j'ai retrouvé de La Palud : celle où on refait le monde entre grimpeurs le soir au bar (ce qui me connaissent savent que c'est bien là que je suis le meilleur). Les rencontres se sont enchainées autour des verres de bière et on a passé de super moments.Philippe, quant à lui, est toujours aussi sympa et agréable (un mec super) : un week end exceptionnel, donc!

Sinon, pour les voies qu'on a grimpé :

Dédale et fantaisie (P. Faudou): 7a(+), 200m (mais beaucoup de traversées en plus), 8 longueurs. Juste à gauche des caquous. Il y a de très belles longueurs mais j'ai trouvé l'ensemble un peu moyen parce que la voie traverse trop à la recherche du plus beau caillou, au détriment de la logique parfois.

Hellfest (O. Dutel et B. Martineau) : 7a, 250m, 10 longueurs. Secteur de l'escalès. Une des très belle voies de la zone, déjà classique. Elle ne parasite absolument aucune voie ancienne, ce qui prouve à ceux qui pensent que tout à été gratté à l'escalès qu'il y a encore de très belles choses à découvrir.

La pâte de mande (O. Dutel et B. Martineau) : 7a+, 330m, 12 longueurs. Voie qui croise la demande (il y a une longueur commune). Très belle voie également, toute récente (elle n'est pas dans le dernier topo du verdon qui a moins de 2 ans) sur la paroi la plus haute du verdon. Seul bémol pour moi, elle emprunte visiblement, sur le haut, des passages d'une vielle voie en terrain d'aventure qui se prêtait bien à la pose des friends (fissures).

Double fond (L. Catsoyannis et P. Pezzini) : 7a, 100m, 4 longueurs (+ le boyau).C'est sur la petite paroi à coté de la voie surveiller et punir. J'ai trouvé très beau, même si c'est court. 3 longueurs d'escalade modernes dans du devers sur colonnettes et trous bien francs, puis un boyau (qui donne le nom de la voie) qui permet d'éviter un surplomb et enfin une dernière longueur plus classique du verdon. A faire lors d'un jour incertain, ou si comme nous, vous avez la route à faire.

A noter, par contre, que sur ces nouvelles voies, l'équipement est souvent abondant. L'éloignement légendaire des points sur les vieilles classiques du verdon n'est donc plus d'actualité sur ces voies là (je garde quelques souvenirs émus de quelques vols complètement involontaires loin au dessus de points sur certaines voies, il y a pas mal d'années...)



Dedale et fantaisie

Très belle 1ere longueur à trous

plus haut, un 7a style la mature

Je suis pas le seul à montrer mes biceps...

Dernier 7a+ à trous (plutôt 7a)



Hellfest

L3, Très belle et soutenue (gros 7a)

Plus haut


La pâte demande

L1 en traversée

Du bas, ça parait pas très joli : c'est en fait une des plus belles longueurs de la voie. un 6c en devers à bonnes prises magnifique

A la fin d'un des 7a+ du haut

Philippe fait le beau pendant qu'un italien est en train de grimper en arrière plan


Double fond

L2 en 7a

Le boyau à l'intérieur de la falaise, qui permet d'éviter un gros toit et qui donne son nom à la voie. Au bout, il y a un cade mort probablement ultra vieux : la calcite s'est accumulé tout autour et il est comme incrusté!

lundi 4 mai 2015

we du 1er mai

2 jours de dispo sur ce grand week end à la météo incertaine.
Le 1er jour, je suis parti avec Jean Michel continuer une voie à la Pena de Sin que j'avais commencé seul. Nous nous arrêterons au début de la 4ième longueur avec de belles dalles qui nous attendent au dessus; puis Jean Michel ira poser 2 spits supplémentaires dans la 1ere longueur de Jecepa, toute proche, car il pensait l'avoir ouvert de manière un peu trop engagée.
Hier, nous sommes partis en groupe dans la zone de riglos pour une ascension collective digne des plus belles sorties caf. La pluie qui se sera mise à tomber rapidement nous aura fait choisir le dièdre de las sabinas à Aguero, voie équipée bien sympathique malgré une première longueur terreuse.


Ce que nous avons grimpé à la pena de sin

Fin de L1 (vous aurez noté que par une savante manœuvre dont moi seul ai le secret pour récupérer le sac de hissage, j'ai réussi à priver Jean Mi de la seule protection que j'avais posé dans la traversée).

L2

Dans la section d'A1 (à priori libérable pour les bons)

Départ de L4

Stéphane dans le dièdre de las sabinas à Aguero

mercredi 29 avril 2015

Pène sarrière - voie Lyson

Après un week end où j'avais prévu d'aller à la Pena de sin et où la météo m'aura poussé vers Riglos avec Michel, je suis parti grimper aujourd'hui avec Ph une nouvelle voie ouverte à Gourette : Lyson.

J'avais vaguement repéré cette ligne il y a quelques années lorsque j'avais grimpé "petit yack", mais Patrick Santal, grand ouvreur du secteur, était pas mal occupé à équiper cette zone. Je m'étais donc dit qu'il s'en occuperait probablement rapidement. Cependant, lors d'une conversation avec lui au mur d'Oloron cet hiver, il m'a annoncé être maintenant plutôt tourné vers l'équipement et surtout la grimpe en couenne. Je me suis donc attelé à la tâche pendant plusieurs jours du mois d'avril. Le rocher de Gourette étant toujours un peu délicat à l'ouverture, j'ai décidé de faire une voie équipée en cherchant toujours le meilleur rocher. Je trouve le résultat pas si mal (même si, comme toujours à Gourette, il faut un peu tester lors des premières répétitions) et Ph semblait content de sa journée, ce qui m'a fait bien plaisir.

La longueur la moins jolie est la 1ere (elle est un peu sale et débouche sur une vire caillouteuse) mais peut éventuellement s'éviter par la vire de la foire aux grattons pour ceux qui le souhaitent.


Le topo

Ph arrive à R2

L3

L5 : Une zone résurgeait aujourd'hui après les chutes de neige de la semaine

Fin de voie

La vue

Ce week end, Michel à la sortie de la directa riglos