jeudi 17 janvier 2019

Face nord de Lakartxela - "Motrollon"

Hier, avec le beau temps annoncé, je me suis décidé à aller regarder de plus près cette face nord de Lakartxela que je vois tous les jours depuis la vallée. Je me disais en partant que ce n'était peut être pas les conditions idéales tant l'hiver était sec ( depuis la vallée,la face paraissait peu enneigée), mais au moins j'étais certain que la piste d'accès serait déneigée jusqu'au terminus à plus de 1500 m. Une fois au pied du couloir, surprise! : je découvre que la goulotte est entièrement en glace (avec pas mal d'épaisseur).

La goulotte est facile mais vraiment très esthétique. Elle m'a vraiment fait penser à la classique facile "Ruta Jacobea" à Izas, mais ici c'est plus sympa parce que c'est le pays basque :)

Vu l'épaisseur de glace rencontrée (plus d'un mètre par endroit), cette cascade-goulotte doit certainement se former tous les hivers; la grande inconnue par contre consiste à savoir si la piste est praticable en voiture car s'il y a de la neige dessus,ça peut vraiment rallonger l'approche. Idéalement, elle doit pouvoir se faire en début de saison, avant qu'il neige trop ou éventuellement au printemps (mais là, c'est plus aléatoire...).

Une journée très sympa, donc.

La voie

Vue du début de la voie depuis R0

à R1

Plus haut dans la voie

vue sur la dernière longueur (la seule ou on touche un petit peu le rocher)

De jolies formes de glace en sortie

A la sortie de la cascade,ça se couche un peu

Depuis l'arête, vue sur un écobuage à Sainte Engrace

Summit



lundi 7 janvier 2019

Billare - face nord ouest - "La rampe"

Samedi, nous sommes partis terminer une voie que nous avions commencé l'année dernière en face nord ouest du Billare. Nous avions fait les 3 premières longueurs assez dures, puis par manque de temps, nous avions fixé une corde fixe pour revenir au dernier point la semaine d'après.La météo particulièrement dégueulasse de l'hiver dernier avait empêché toute nouvelle tentative, bien que la suite apparaissait moins difficile. Entre temps, Louis aura trouvé le moyen de se bousiller à la fois le genou et le poignet. Son hiver étant d'ores et déjà foutu, nous décidons d'essayer d'aller finir la voie avec Fabrice. Ni l'un, ni l'autre ne sommes retournés dans ce vallon depuis l'hiver dernier et nous ne savons absolument rien de l'état de la corde statique que nous avions laissé un an auparavant : elle aura parfaitement vécu son année en paroi puisqu'elle s’avérera en parfait état et cela nous permettra de terminer la voie finalement assez tôt.

Par contre, la période étant très sèche, nous ne trouverons quasiment pas de neige dans la fin de la voie : ça ne sera pas spécialement gênant (voire même favorable pour l'approche puisque nous pourrons garer la voiture au plateau de Sanchèse, gagnant ainsi une bonne 1/2h et suivre le sentier plutôt que de marcher dans la neige), mais bien moins joli pour les photos. Nous trouvons la voie vraiment sympa, bien que peu homogène avec 3 longueurs pas faciles en bas (j'ai libéré le pas dur de la 1ere longueur seulement à la 3ième tentative et en moulinette, mais ce pas là s'artife facilement), une partie intermédiaire en mixte facile et une dernière longueur très sympa qui combine l'usage des piolets avec des pas d'escalade où il faut utiliser les mains dans le rocher pour finir sur une aiguillette bien distincte et décollée de la paroi.

S'il y a des répétiteurs intéressés, il faut prendre en compte que la voie est assez longue et il faudra être assez rapide sur le bas pour arriver à l'aiguillette avant la nuit.

Le topo

Le bas de la voie

Fabrice à l'attaque

L2

L3, je prends la suite (photo prise par Fabrice)



Fin de voie hier, sans neige cette fois (photo prise par Fabrice)

Les piolets de Fabrice sortent sur l'arête

Vue sur le pic d'Anie depuis le sommet de l'aiguillette

mercredi 26 décembre 2018

Ogono et Aguero (voie le blond, la brute et le truand)

La période est plus propice aux repas divers et variés qu'à la grimpe. Je passe donc ces temps-ci plus de temps à grimper en couenne pour m'échapper entre 2 bouffes qu'à aller en grande voie. Après avoir grimpé une voie à Pena Rueba sans grand intérêt en ce qui me concerne, on a quand même réussi à se libérer pour aller grimper à nouveau au capo Ogono juste avant la fermeture de la falaise et ouvrir une petite voie facile à Aguero (plus sympa que ne le laissent supposer les photos sans que cela soit la voie du siècle, bien entendu)

Capo Ogono

Aguero






mercredi 28 novembre 2018

Capo Ogono - "Josu Gartzia + Egunkaria libre"

Ces temps ci, je suis assez motivé pour aller grimper à des endroits où je ne suis pas allé depuis longtemps. Lorsque Fabrice me propose d'aller au Capo Ogono, les calanques du pays basque, je lui réponds donc immédiatement ok. La dernière fois que j'y ai grimpé date d'il y a fort longtemps et je me rappelle surtout avoir clippé sur des spits extrêmement oxydés à cause de l'air marin (on avait pas vraiment envie de tester leur solidité). Depuis, fort heureusement, la quasi totalité des voies a été réequipée en spits inox et c'est donc de l'escalade plaisir qui nous attend.

On se décide pour la combinaison Josu Gartzia + Egunkaria libre après la vire qui permet de grimper la face dans sa plus grande longueur. Cette combinaison s’avérera un très bon choix avec des longueurs vraiment belles, surtout vers le haut.

Une fois au sommet, on redescend rapidement pour grimper une autre voie mais après une longueur, Fabrice se rend compte que ses bras ont déjà bien fumé : on redescend donc sagement boire une bière au bar sur la plage. Une journée avec un petit air de vacances donc, qui nous permet de se rappeler qu'on va parfois chercher des falaises très loin alors qu'on a des trésors pas trop loin de la maison

Je n'avais pas d'appareil photo : toutes les photos ont donc été prises par Fabrice

Début de voie

2ième longueur avant la vire

La vue depuis la vire

Plus haut, un 6c superbe

Dernière longueur

La vue depuis la crête

lundi 19 novembre 2018

Pene d'Udapet - voie "la loi des talibans"

L'autre jour comme il faisait beau, nous sommes repartis grimper une voie au Pène d'Udapet en vallée d'Aspe qu'on avait ouvert il y a quelques années avec Gerard, aidés par quelques uns de ses amis du pghm. La voie se nomme "la loi des talibans", un nom bien moche pour une jolie voie d'escalade (le nom provient d'une sombre histoire de cordes volées qui nous avait bien énervé à l'époque) mais à notre décharge il n'y avait pas non plus eu tous les attentats qu'on a connu en France depuis.

Je n'avais pas regrimpé cette voie depuis son ouverture et je l'ai trouvé bien sympa. La végétation (qu'on trouve essentiellement dans L3 et L6) n'est absolument pas gênante. Par contre, les répétiteurs m'ont souvent reproché les 2 rappels qui se trouvent au milieu de la voie (mais impossible de faire autrement ici..) : Fabrice avec qui je suis allé grimpé à nouveau cette voie l'autre jour m'avait d'ailleurs dit à plusieurs reprises qu'il ne grimperait jamais dans le secteur à cause de ces 2 rappels. "Ca ne m'intéresse pas" avait-il dit : comme quoi, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis...

J'avais également regrimpé il y a 2 ou 3 ans sa voisine, un peu plus difficile appelé "le retour du moudjahidin" (nommée ainsi pour une nouvelle corde volée : le milieu de l'escalade n'est malheureusement pas toujours aussi idyllique qu'on le souhaiterait...) et je la trouve encore plus sympa.

En tout cas, comme lors de toutes mes visites dans le coin, j'ai bien pensé à Gégé : tu nous manques toujours autant!


le topo de la voie "la loi des talibans" ainsi que sa voisine "le retour du moudjahidin"

La face du bas et l'aiguille d'udapet plus haut

Quelques photos de la voie de Fabrice

Des photos de l'ouverture avec Gérard, il y a quelques années déjà

Le maître des lieux

dimanche 28 octobre 2018

Montrebei - "Josep i Elena" et Peladets -"Mestre llop"

Le 3ième jour, on prend la direction de Montrebei avec l'idée d'aller grimper la voie "Assejats" qu'aucun de nous deux n'a encore gravi. Assez vite, on se rend compte qu'on a plus les bras assez frais pour la grimper proprement (comme l'avait prévu David...:(). On décide de se la garder pour une autre fois plutôt que de la sagouiner et on part sur un pilier évident juste à coté sur lequel se situe la voie "Josep i Elena". La voie s'avèrera jolie, même si c'est un peu moins beau que les voies des jours précédents.

L'après midi, on prend le chemin du retour et on s'arrête pour grimper à la falaise de Peladets que David ne connaît pas et que j'adore. Après une rapide consultation sur internet, on se décide finalement pour la voie "Mestre llop". Le temps a bien changé dans la nuit et, après avoir eu trop chaud les 3 premiers jours, on passera la journée à se cailler. La voie ne nous décevra pas et s'avèrera magnifique sur un caillou toujours aussi beau.

Au final, un très bon séjour à profiter, peut être, des derniers jours de grand beau temps avant l'arrivée de l'hiver.


Dernière longueur de "Josep i Elena"

David rigole pas tant que ça avec l'onglet dans L1 de Mestre llop (longueur majeure)

Plus haut, un très beau 7a+

Vers la fin

Dernière longueur du séjour

vendredi 26 octobre 2018

Oliana - paroi de la cascade -voie "je'letruvé"

Comme le lendemain, la météo annonçait bien plus chaud et qu'on avait déjà eu mal aux pieds, on se décide de passer la frontière et à partir vers Oliana. Je n'y ai jamais grimpé, sauf une fois en passant au coll de nargo et j'ai quelques voies en tête. On se décide finalement pour la voie "je'letruvé" à la paroi de la cascade, juste à gauche de la cascade et de la classique "chapuzas de la evolucion". La voie ne nous décevra pas avec un caillou de plus en plus beau au fur à mesure que l'on monte et qui devient magnifique en haut. on a pas réussi à enchainer le 7c? de L2 très bloc et bien dur à froid mais il semble possible à faire. Une très belle voie à faire.

Vers le bas de la voie

plus haut un très beau 7b

Vers le haut, le rocher devient superbe