dimanche 7 février 2016

Montagne d'Areng -Fioccoland

Hier, on est parti avec Fabrice à la montagne d'Areng ouvrir une ligne évidente vue lors de ma première visite à Fanou. On s'est dit qu'on échapperait ainsi aux forts vents annoncés (bien vu à ce niveau) mais on pensait trouver des touffes d'herbes gelées, ce qui n'a pas été le cas pendant 1 longueur et demi et nous a causé bien des problèmes. Etant donné le manque de regel, il aurait été plus futé d'aller répéter une autre ligne plus facile mais c'est bien connu, au pays basque, l'intelligence n'est pas notre point fort! On s'est donc acharné (malgré un vol de Fabrice en début de seconde longueur en arrachant une motte plus grosse que mon potager tout entier ( A ce sujet, je suis forcé de reconnaître, malgré ma mauvaise foi légendaire, qu'il s'est super bien démerdé dans ces conditions un peu limites) et la chance aura été avec nous puisqu'on sera finalement tombé sur ces fameuses mottes gelées salvatrices en fin de 2ième longueur, nous facilitant du coup grandement la fin de la voie.

Je trouve que la ligne est assez sympa (si vous aimez le mixte rocher/ herbe/neige) et pas forcément très dure si vous êtes assez intelligents pour attendre des jours avec un bon regel (et puis, comme on est des trouillards, elle est plus équipée que les nouvelles voies de niveau similaire situées sur la gauche de la paroi) dans un coin que je trouve vraiment super beau (on est d'accord, ce n'est pas la face nord du Vignemale et il est possible que tous ne soient pas sensibles au charme bucolique des lieux mais je trouve que le secteur a quelque chose de très attirant, avec des belles vues sur les paysages alentours).

Le nom de la voie est un hommage à Henri Fiocco, grand découvreur des lieux et aussi discret que gentil (oui, je sais, l'inverse de moi...). C'est aussi un passionné d'alpinisme qui a ouvert la plupart des voies de la zone,plus récemment en compagnie du pghm de Luchon. Un mec super sympa, grand amoureux du secteur, que vous rencontrerez probablement si vous allez à la montagne d'Areng et qui se fera un plaisir de vous renseigner. En tout cas, nous on est bien motivé pour revenir répéter les nouvelles lignes sur la gauche de la paroi mais pour ça, on va attendre le froid...


Le topo

Fabrice à l'attaque dans L1

Mister Pilot dans le haut de L2 (eh oui, j'ai réussi à monter jusqu'en haut de la piste en logan) :photo de Henri

Fabrice grimpe à son tour L2 : photo de Henri

Arrivée à R3



dimanche 31 janvier 2016

Picos infiernos par le couloir nord

Ce week end, j'avais envie de sortir les piolets mais les conditions ne semblaient pas encore installées. Par contre, je savais que le ski vers les Banos de Panticosa restait encore bon. En regardant le mousel vendredi, je tombe sur le couloir nord des pics d'enfer, pas trop difficile à priori. L'idée me vient alors de faire une boucle en ski en passant à la montée par le vallon de Bachimana, que je ne connais pas puis par le couloir nord des pics d'enfer et descendre de l'autre coté par le col de Pondiellos. Louis est partant comme souvent.

Fidèle à nos habitudes du moment, on part tard de la maison et on boit les cafés de rigueur ce qui fait qu'à 9h, on est encore aux banos. Le vallon de Bachimana est long à remonter et il nous faut presque 4h pour arriver au couloir (l'approche me fait penser au couloir de la Maladeta vers Benasque). Louis a des crampes depuis un moment déjà mais il s'accroche; on décide donc de grimper (également pour profiter de la descente en skis, bien plus payante coté garmo negro que coté vallon de Bachimana). Le couloir s'avèrera assez intéressant, plus technique ce jour qu'indiqué sur le topo mais la descente en ski, archi-tracée par les skieurs, sera elle moins bonne que prévue. En tout cas, une jolie boucle en ces périodes de disette hivernale.


couloir nord des pics d'enfer

Le début du couloir

une section, un peu technique ce jour, dans le couloir

La sortie aussi est intéresssante

Montée rapide aux pics pendant que Louis se refait la cerise

Descente en ski par le col de Pondiellos

La belle face nord de la pena forato

lundi 25 janvier 2016

Pena Solano - "Sol y Asnos"

Après de l'excellent ski la semaine dernière vers les Banos de Panticosa, les températures qui remontaient en flèche ce week end incitaient à remettre les skis au placard. J'avais bien un projet en dry pour sortir les piolets mais, avec ces températures élevées, personne n'a été assez bête pour accepter ma proposition. On est donc parti avec Louis faire du rocher et ouvrir une ligne qu'on avait repéré.

On part tard de la maison et on s'arrête à Urdos, puis à Escarilla boire des cafés (plus les arrêts à la boulangerie, le plein d'essence,...), ce qui fait qu'on démarre la voie après l'heure espagnole (à presque 11h00), en se disant donc qu'on ne terminera pas. Louis propose d'ouvrir la 1ere longueur et de me laisser le reste : Miam, ça me va (j'aime beaucoup le rocher de la Pena Solano lorsqu'il est de bonne qualité). L'escalade n'est pas trop dure et déroule bien, le rocher est globalement très bon et se prête bien à l'usage des friends; on prend donc rapidement de la hauteur (L4 est la plus belle longueur). Arrivé à R4, le soleil commence à tomber mais comme il reste seulement une courte longueur pour terminer, je décide de finir la voie et fais le relais alors que le soleil à déjà disparu. Louis n'aura pas le temps de grimper L5 (on reviendra à l'occasion) et on finira en faisant le dernier rappel de nuit.

J'ai trouvé la voie bien sympa malgré la vire qui coupe celle-ci à la fin de L3 (mais je l'ai déjà dit, j'aime beaucoup le caillou de la Pena Solano)car il n'y a pas dans la voie les zones habituelles en rocher délicat de la zone. Elle me semble plus jolie que Lonesome, mais en un peu moins équipée (c'est plus facile de grimper relâché quand ton pote t'assure que quand c'est ton propre gri-gri)

Le topo

Louis attaque L1

Fin de L2

Début de L4

Louis toujours dans L4

Le rocher toujours étonnant de la Pena Solano

La semaine dernière, de belles vues vers les pics d'enfer et garmo negro





mercredi 13 janvier 2016

un peu de ski

Hier soir un appel du vieux:
-"Dis moi, j'ai regardé toutes les webcams pendant toute la journée, vu que j'ai que ça à foutre et je pense qu'il a bien neigé"
-"Tu crois? je suis assez sceptique; tu prends tes désirs pour la réalité. Il a du neigé 10cm max"
-"Mais si, crois moi, on va se gaver!"
-"Bon ok, on va dans la zone de Formigal alors; c'est là qu'il semble y avoir le plus de neige"

Je n'y crois pas des masses mais je n'ai pas encore chaussé les skis alors qu'on est déjà mi-janvier. Au pire, on ira vers la zone du vertice d'anayet. Arrivé sur place, les faces sont un peu plâtrées mais évidemment il n'y a pas de grosses quantités au sol. On part donc dans la zone du Vertice, plus précisément vers le couloir nord d'espeluncechia que je n'ai pas skié (et que j'ai vu sur l'excellent site de météo et de ski "la meteo que viene"). En fait, en suivant les traces, on passera dans un couloir à coté. Le ski était pas si mal dans la poudreuse mais la visibilité était pas au top.

Demain, il fait mauvais : je connais un petit barbu qui va encore mater les webcams toute la journée...


Les "t'asmaloù" à la montée

culivillas (le couloir NO est sec)

Anayet

ossau

La semaine dernière, une virée classique à Riglos avec Bernard pour échapper au mauvais temps

lundi 28 décembre 2015

Arguis - "Hoy, mejor que ayer"

Samedi soir, Fabrice m'appelle et me propose d'aller grimper la voie jompi keupon aux orgues d'Azun, une vieille voie de ch. Ravier. Je ne l'ai pas grimpé et on m'a dit qu'elle était jolie. J'accepte donc sans trop réfléchir. Le matin au réveil, je réalise que la voie est très en altitude. Un petit coup d'œil à la carte me confirme qu'on aura certainement de la neige à la sortie de la voie, voire dedans. Je prends en vitesse les affaires d'alpi. Sur la route, je réfléchis et me dit qu'on risque de se mettre dans un plan galère. Au lieu de rendez vous, je fais part à Fabrice de mes doutes et on convient de plutôt aller grimper cette voie à la fin du printemps. Après le café de rigueur, on décide d'aller vers Arguis.

Sur la route, on réfléchit aux voies qu'on pourrait grimper. On tombe d'accord sur certaines d'entre elles mais je me rappelle alors que j'avais repéré il y a quelques années une zone étonnamment sans aucune voie (alors qu'il commence à y avoir des voies tous les 3m dans la zone principale!). J'ai un perfo et quelques spits dans la voiture mais je sais qu'avec Fabrice, il faut la jouer fin stratège. Je décide d'attendre le parking avant de lui en parler. Après un nouveau café sur la route, on arrive enfin. Je lui montre la ligne repérée et, comme il est de bonne humeur, il accepte sans même discuter!

On prend donc le matos et on attaque par des jolies dalles assez couchées. Sur le haut, ça se redresse et ça passe toujours en libre, sauf à quelques mètres de la sortie où je suis contraint à 2 pas d'A1 (je pense que ça peut passer en libre, mais c'est vraiment plus dur que tout le reste de la voie). La voie est assez sympa avec de beaux passages, malheureusement de temps en temps entrecoupés par quelques courts passages végétatifs (j'irai les nettoyer à l'occasion). Les relais comportent un spit et il faut chacun d'eux par des friends (des petits en général), sauf R3 qu'on peut faire au choix sur un buis ou des friends.

Le nom de la voie vient du beau but que j'ai pris avec Louis la veille, ce qui a rendu Fabrice particulièrement heureux.

Je n'ai toujours pas d'appareil photo : merci donc à Fabrice de m'en avoir envoyé quelques unes.

Le topo

L1

L2

L4

L5, après l'A1

mercredi 23 décembre 2015

Pène d'udapet - voies chapi et chapo

Au début du mois, j'avais repris les piolets pour attaquer les entrainements de dry tooling mais au vu des conditions, je les ai vite rangés au placard (les skis n'en sont pas sorti eux). Du coup, j'ai remis les chaussons pour un peu de couenne et l'ouverture de 2 petites voies (une dure et une facile) sur la partie basse du pène d'udapet qui avait visiblement déjà été explorée il y a longtemps puisque j'ai découvert une voie déjà existante (après l'avoir grimpé, elle cote dans le 6c mais je conseille de prendre des pitons pour ceux qui sont tentés pour diminuer l'engagement de cette voie) et la voie chapi avait déjà été commencée avant que les ouvreurs (qui œuvraient au tamponnoir) ne se découragent au début des dalles de la 2ième longueur. Je crois aussi que quelques zones de chapo peuvent peut être résurger après une longue période pluvieuse; à grimper en période sèche, donc.

J'ai été les regrimper aujourd'hui avec Fabrice (qui s'en est bien sorti), notamment pour faire des photos mais comme j'ai fait tomber mon appareil photo l'autre jour, j'en ai récupéré un bien pourri et les images sont encore plus floues que d'habitude.

En ce qui concerne le nom des voies, il n'évoquera probablement rien aux personnes de moins de 40ans mais je suis sûr qu'il rappellera quelques souvenirs à ceux qui ont vu ce dessin animé de ma prime enfance, notamment en raison de sa musique de générique lancinante.

Le topo

voie chapo
L1
L3

voie chapi
L1
L2 (malheureusement 3 pas d'A0 en toute fin de longueur)

les chapi-chapo

vendredi 20 novembre 2015

Foratata - capricho de primavera

Allez, un autre post pour sortir de la polémique. Le week end dernier, nous avons grimpé une voie des sueno vertical à la foratata : capricho de primavera.

La voie est assez sympathique avec de belles longueurs (L1 et sur le haut surtout) et d'autres de transition. Le cadre est toujours aussi sympa.
On est rentré en partie de nuit parce qu'on a réussi à se tromper de voie au départ (on a attaqué Blue note).