samedi 16 avril 2016

Bricolage

J'ai parfois tendance à oublier que nos activités sont avant tout météo-dépendantes mais dame nature s'est chargée de me le rappeler ces temps-ci. Beaucoup de plans B donc, et de voyages à Riglos pour revisiter les classiques de la visera. J'ai découvert à cette occasion qu'une variante de sortie avait été équipée à gauche de la dernière longueur de Zulu Demente à partir de la Buitrera (je pense que c'est un petit peu plus dur que la sortie classique (je dirai 7b) et un peu plus obligatoire)).

pas de messages pendant un petit moment pour cause de vacances grimpe aux states.

Plan B en alpi

Melaine dans Supercrack à riglos

A bientôt!

jeudi 24 mars 2016

Glace à Izas

Après un joli but alpi ce week end pour cause de conditions très avalancheuses, on est parti ce mercredi à Izas avec Robert et Fabrice.

Fidèles à nos habitudes de l'année, on part bien tard histoire de laisser les bars ouvrir. Un café à Arette, puis un autre à Urdos plus tard, on arrive au bas de la piste qui semble un peu enneigée. Mais c'est décidé, ce n'est pas un peu de neige qui va m'arrêter (je ne me suis pas auto-surnommé "the pilot" pour rien)!. A peine 300m plus tard, la voiture est posée sur la neige, ensablée comme Sébastien Loeb dans le désert. En même temps, quand on est au dixième de seconde comme moi, on ne peut pas gagner à tous les coups! Il nous faudra bien 1h00 pour sortir la logan de ce mauvais pas.

On arrive donc à midi passé au pied des cascades : un rapide coup d'œil à la zone permet de constater que la première longueur de la colgada s'est effondrée, ainsi qu'une partie du bas d'histoire d'eau. Il reste donc notre dame et Ruta Jacobea. Vu l'heure , on n'a pas le temps de grimper les 2 car on doit rentrer tôt. On part donc dans notre dame qui s'avèrera être en excellente condition. La variante qui a été faite plusieurs fois cette année et par laquelle on est aussi passée est encore bien bonne, mais il y a pour l'atteindre de la glace neige assez moyenne (j'ai contourné le bas par le départ classique). On était tout seul ce jour.

Il aura donc fallu attendre le début du printemps pour que je grimpe ma première cascade de glace de la saison, mais au moins on sera pas fanny.
On s'arrêtera en rentrant à 2 autres bars pour gouter au houblon, ce que mon estomac aura du mal à supporter sur le retour...

Bilan : 2h de voiture en tout, 1 voiture plantée dans la neige, 2 cafés et 2 bières pour une cascade. Pas mal...


Les photos sont de Fabrice - Merci à lui

Ensablé!

Ma pomme dans notre dame :

début par le départ direct pour éviter la mauvaise glace-neige type Gavarnie

Puis, variante de gauche

mercredi 16 mars 2016

Ski

Après une sortie alpi qui a tourné court après une belle boite d'Henri (bon rétablissement à lui), la neige s'est mise à tomber en quantité et on a tous ressorti nos planches. Beaucoup de sorties en ski donc (6 je crois), à tel point qu'à ce rythme je vais commencer à avoir les cuisses d'Alberto Tomba et je ne pourrai bientôt plus entrer dans mes pantalons...même s'il y a encore du boulot. On l'avait presque oublié mais la poudreuse, c'est bien sympa!

Bois de Lazerque

Llena de la garganta

Pico Verde aujourd'hui. Rencontre sympa avec les équipes (de l'excellent site) de la meteo que viene et des sendero limite, une partie des skieurs les plus actifs du haut Aragon.

lundi 22 février 2016

montagne d'Areng - Béret basque

Ca y est, je crois que je suis devenu accroc à la montagne d'Areng! En cet hiver particulier, cette montagne pas très haute est devenu mon nouveau refuge, ma zone pour me balader et sortir les piolets. Si ça continue comme ça, il va falloir que j'envisage d'acquérir un pied à terre à Mauléon Barousse (j'ai déjà proposé mes services comme aide à Karine, qui a pour projet d'aller vendre des crêpes et du chocolat à la cabane d'Areng durant l'hiver). Quand je pense qu'il y a à peine plus d'un an, j'étais venu pour la première fois dans la zone et j'avais longuement erré dans la forêt avant de tomber sur cette cabane et la face par pur hasard! Depuis, je commence à connaître le chemin (il faut aussi dire qu'Henri a mis pas mal de petits panneaux en bois et de cairns pour éviter de se planter).

Je suis donc revenu ce samedi en compagnie d'henri ouvrir la ligne évidente à droite du pilier basque. Je pensais naïvement qu'elle serait plus facile et moins intéressante que le pilier. Il n'en est rien puisqu'elle se sera avérée un ton au dessus techniquement et surtout plus soutenue. Sans être trop dur, ça grimpe quasiment de R1 jusqu'au sommet du pilier, avec notamment une très belle 4ième longueur qui suit une fissure (heureusement d'ailleurs qu'il y a parfois quelques cailloux bien coincés dans celle-ci car sinon la cotation aurait pu vite être plus ardue). Des 3 voies auxquelles j'ai participé à l'ouverture, je pense que c'est la plus jolie et homogène. Elle se protège très bien sur friends et les pitons sont inutiles (chaque fois qu'on a eu besoin d'en mettre un, on a pas réussi et on a du poser un spit à la place (4 spits dans la voie)). J'ai déjà dit que je trouvais difficile de coter dans ce type de terrain mais on est tombé à peu près d'accord en fonction de ce qu'on a déjà fait.

Henri a par contre, laissé tomber son piolet quark à l'avant dernier relais et on ne l'a pas retrouvé. S'il y a des répétiteurs de la voie et que vous tombez dessus, vous pouvez le contacter au mail suivant: henri.fiocco@wanadoo.fr.

A part ça, encore une super journée, en compagnie d'Henri, ma nouvelle idole, ainsi que Karine et Jean Luc, 2 habitués des lieux vraiment sympathiques. Pour la 2ième fois en 3 jours, on aura fini la journée à table chez Francine et Henri (un grand merci à eux), histoire de goûter aux spécialités locales. Il ne me tarde qu'une chose : revenir à la montagne d'Areng (et ça ne saurait tarder).

Hier, le beau temps se maintenant, j'ai fait un tour en ski avec d'autres vieux qui, cette fois, font vraiment leur âge (et même un peu plus) : le clan Larrandaburu, mais le fort vent du sud nous a repoussé finalement assez vite vers le bas.


Le topo

Henri attaque dans le début du technique: L2

Début de L3

L4 : la cerise sur le gateau. Du très beau dry assez soutenu

Karine et Jean Luc ont fait un couloir plus à droite et nous ont très gentiment attendu.

Hier, ski vers le pic d'Anie; les arres sont peu bouchées cette année.

jeudi 18 février 2016

Montagne d'Areng - Le pilier basque

Hier, on est retourné au super spot de la montagne d'Areng avec Fabrice et le maître Henri. J'ai déjà dit que je trouvais ce coin super mais en plus on peut y grimper quand il y a des risques d'avalanche en haute montagne.

On est allé ouvrir le pilier évident sur la droite de Fanou et on a donc enfin grimpé avec notre nouveau gourou. On a ainsi pu comparer nos styles de grimpe : tout en esthétisme pour le natif des Comminges alors que c'était plus agricole pour les basques. Bercés depuis notre jeunesse aux jeux de force basque et autres lever de charrettes et d'enclumes (toutes les activités intelligentes pratiqués par chez nous), on plantait nos piolets comme si on avait fait le lancer de bottes de paille et on tapait nos crampons dans les mottes gelées comme si on nous avait dit de buter des pénalités depuis la ligne des 50m (l'herbe locale en a souffert). Lorsque Henri a pris la tête en fin de voie, il nous a fait une démonstration de finesse dont on ne s'est toujours pas remis (il faut dire qu'on a toujours pas réellement compris la signification de ce mot).

La voie s'est avérée pas trop dure mais assez soutenue (on a coté comme on a pu car c'est assez dur de coter dans ce type de terrain). On la trouve en tout cas assez jolie. Toutes les longueurs présentent des passages intéressants. Pour le nom, Henri a proposé le pilier basque et je dois bien avouer que ce nom délicieusement provocateur, en plein cœur du pays Baroussais, m'a de suite plu...


Le topo

henri, directeur de l'office du tourisme ès montagne d'Areng

Ma pomme dans L1 - photo Henri

L2, en posant un des 3 spits de la voie - photo Henri

Fabrice dans L3

Henri dans L4

Arête finale - photo Henri

dimanche 7 février 2016

Montagne d'Areng -Fioccoland

Hier, on est parti avec Fabrice à la montagne d'Areng ouvrir une ligne évidente vue lors de ma première visite à Fanou. On s'est dit qu'on échapperait ainsi aux forts vents annoncés (bien vu à ce niveau) mais on pensait trouver des touffes d'herbes gelées, ce qui n'a pas été le cas pendant 1 longueur et demi et nous a causé bien des problèmes. Etant donné le manque de regel, il aurait été plus futé d'aller répéter une autre ligne plus facile mais c'est bien connu, au pays basque, l'intelligence n'est pas notre point fort! On s'est donc acharné (malgré un vol de Fabrice en début de seconde longueur en arrachant une motte plus grosse que mon potager tout entier ( A ce sujet, je suis forcé de reconnaître, malgré ma mauvaise foi légendaire, qu'il s'est super bien démerdé dans ces conditions un peu limites) et la chance aura été avec nous puisqu'on sera finalement tombé sur ces fameuses mottes gelées salvatrices en fin de 2ième longueur, nous facilitant du coup grandement la fin de la voie.

Je trouve que la ligne est assez sympa (si vous aimez le mixte rocher/ herbe/neige) et pas forcément très dure si vous êtes assez intelligents pour attendre des jours avec un bon regel (et puis, comme on est des trouillards, elle est plus équipée que les nouvelles voies de niveau similaire situées sur la gauche de la paroi) dans un coin que je trouve vraiment super beau (on est d'accord, ce n'est pas la face nord du Vignemale et il est possible que tous ne soient pas sensibles au charme bucolique des lieux mais je trouve que le secteur a quelque chose de très attirant, avec des belles vues sur les paysages alentours).

Le nom de la voie est un hommage à Henri Fiocco, grand découvreur des lieux et aussi discret que gentil (oui, je sais, l'inverse de moi...). C'est aussi un passionné d'alpinisme qui a ouvert la plupart des voies de la zone,plus récemment en compagnie du pghm de Luchon. Un mec super sympa, grand amoureux du secteur, que vous rencontrerez probablement si vous allez à la montagne d'Areng et qui se fera un plaisir de vous renseigner. En tout cas, nous on est bien motivé pour revenir répéter les nouvelles lignes sur la gauche de la paroi mais pour ça, on va attendre le froid...


Le topo

Fabrice à l'attaque dans L1

Mister Pilot dans le haut de L2 (eh oui, j'ai réussi à monter jusqu'en haut de la piste en logan) :photo de Henri

Fabrice grimpe à son tour L2 : photo de Henri

Arrivée à R3



dimanche 31 janvier 2016

Picos infiernos par le couloir nord

Ce week end, j'avais envie de sortir les piolets mais les conditions ne semblaient pas encore installées. Par contre, je savais que le ski vers les Banos de Panticosa restait encore bon. En regardant le mousel vendredi, je tombe sur le couloir nord des pics d'enfer, pas trop difficile à priori. L'idée me vient alors de faire une boucle en ski en passant à la montée par le vallon de Bachimana, que je ne connais pas puis par le couloir nord des pics d'enfer et descendre de l'autre coté par le col de Pondiellos. Louis est partant comme souvent.

Fidèle à nos habitudes du moment, on part tard de la maison et on boit les cafés de rigueur ce qui fait qu'à 9h, on est encore aux banos. Le vallon de Bachimana est long à remonter et il nous faut presque 4h pour arriver au couloir (l'approche me fait penser au couloir de la Maladeta vers Benasque). Louis a des crampes depuis un moment déjà mais il s'accroche; on décide donc de grimper (également pour profiter de la descente en skis, bien plus payante coté garmo negro que coté vallon de Bachimana). Le couloir s'avèrera assez intéressant, plus technique ce jour qu'indiqué sur le topo mais la descente en ski, archi-tracée par les skieurs, sera elle moins bonne que prévue. En tout cas, une jolie boucle en ces périodes de disette hivernale.


couloir nord des pics d'enfer

Le début du couloir

une section, un peu technique ce jour, dans le couloir

La sortie aussi est intéresssante

Montée rapide aux pics pendant que Louis se refait la cerise

Descente en ski par le col de Pondiellos

La belle face nord de la pena forato