lundi 23 avril 2018

Maroc- Rif - voies "scratch" et "Le point final"

Nous sommes partis 10 jours avec Philippe au Maroc, mais cette fois dans la région de Chefchaouen dans le rif. L'ambiance y est vraiment très différente de celle de Taghia. Il faut savoir en effet que le secteur abrite une grosse et prospère industrie de fabrication de haschich, ce qui donne lieu à des scènes parfois cocasses. A tous les coins de rue on se fait accoster pour en acheter; Vous allez à l'épicerie acheter des gâteaux : on vous propose une énorme boulette; vous demandez aux gens quel est leur métier, ils vous répondent sans rire qu'ils font de l'import-export de plantes médicinales...ça nous aura bien fait rigoler pendant le séjour!

Mais le coin propose aussi quelque chose qui nous a bien plus attiré : une grande barre rocheuse calcaire allant de 200 à 400m de haut! La première semaine, nous avons pris la mousson sur la tête et notre choix s'est donc naturellement porté vers la paroi la plus déversante située sur le bord droit : le secteur Paraguas. Il se trouve qu'en plus, cette paroi est la plus proche de la route ( 15 minutes par un bon sentier) et que pile à cet endroit, un barrage avec un petit pont de bois permet de traverser la rivière (d'habitude, cette rivière se traverse à gué mais comme elle était en crue, c'était là vraiment impossible).

La technique des premiers jours était donc simple : on attendait une accalmie de la pluie et on sprintait vers la falaise, puis on grimpait abrité de la pluie. Même technique pour le retour. Nous avons pu avec cela ouvrir 2 très belles voies, une équipée et une en terrain d'aventure (même si nous avons du attendre le retour du beau temps pour les terminer, le haut au dessus des gros surplombs n'étant pas à l'abri de la pluie). La voie équipée, nommée "le point final", passe intelligemment au milieu de grand surplombs (merci à Philippe pour la vision sur le tracé) et sera sans nul doute souvent parcourue. J'ai pourtant vraiment une tendresse particulière pour la voie terrain d'aventure, nommée "scratch" car il fallait vraiment y croire pour se lancer dans des grands murs déversants d'apparence compacts. En fait, la voie est pleine de bonnes surprises car il y a des trous un peu partout qui permettent une protection aisée sur friends ou sur lunules. Superbe!

Chefchaouen, ville magnifique

voie "scratch"

le topo

l1

Fin de L3

L4

L7

L8

L9

voie "Le point final"

Le topo

L1

L2

Début de L4 (pour changer, il pleut derrière nous)

Fin de L4

Fin de L5

L5, lors de la répétition

L6

jeudi 19 avril 2018

Maroc - Rif


De retour d'un séjour bien humide au Maroc, dans le Rif. Malgré la mousson qui nous est tombé dessus au début du séjour, on aura réussi à ouvrir 2 très belles voies. Je ferai un article dessus quand j'aurai un peu de temps...

samedi 24 mars 2018

face nord du rocher de la vierge - "Estives hivernales"

Ce mercredi, après une longue période de mauvais temps, la météo annonçait moins pourri. Les conditions en haute montagne étant toujours délicates, je propose à Fabrice de retourner au rocher de la vierge au dessus de Bedous pour ouvrir une dernière ligne évidente. Celui-ci en ayant marre de la salle ou d'aller à Riglos, Je le convaincrai finalement assez facilement.

Comme me l'a dit avec un brin (beaucoup) d'ironie Julien de Pau lorsque nous sommes allés grimper en falaise à Campan l'autre jour, "maintenant, tu ouvres dans la forêt..." : d'un coté, il n'a pas totalement tort car la face est d'altitude modeste, mais il faut bien reconnaître que s'il n'y avait pas eu le mixte herbeux cette année, je n'aurai quasiment pas sorti les pioches. En moyenne montagne, le risque d'avalanche est bien plus faible en ce moment(sans être non plus nul car on s'est retrouvé avec de la neige jusqu'à la taille dans le verrou au début du couloir), et les caprices météo se font moins violents (on était un peu plus à l'abri du vent malgré un froid de gueux ce jour là). En tout cas, moi je me régale dans ce type de terrain et c'est bien là l'essentiel, n'en déplaise aux moqueurs..:)

J'ai trouvé la nouvelle ligne ouverte bien sympathique (bien que la partie technique soit moins longue que dans "lees'tomac vide" et "lees passer") avec notamment une très belle et technique dernière longueur comportant 2 ressauts avec des ancrages assez bons (mais éloignés) avec les crampons posés délicatement sur un mur lisse.


Le topo

vue depuis un autre angle (photo d'il y a 1 mois)

début facile de la voie

Fabrice dans L1, assez herbeuse

Début de L2, pas si facile (photo prise par Fabrice)

Ma pomme dans l4, technique (photo prise par Fabrice)

lundi 26 février 2018

Face nord du rocher de la vierge - voies "Lees'tomac vide" et "Lees passer"

Après une longue période dédiée au ski, j'ai pu ressortir les pioches. Mercredi dernier, après la grosse chute de neige, on part faire un tour à ski à la cabane d'Icheou avec Louis. Inspiré par mon copain Henri, je regarde désormais les faces nord différemment, surtout lorsqu'elles sont un mélange de rocher et d'herbe. Lors de la redescente vers Bedous, Louis me fait remarquer qu'on voit 2 goulottes évidentes en face nord du rocher de la vierge. Il a raison le bougre : on repart donc le vendredi voir ce que ça donne. Olivier se joindra à nous. On ira grimper la jolie goulotte de droite et, avec Louis, on se régalera dans ce mixte rocher/neige/herbe. Olivier qui n'avait jamais grimpé dans ce type de terrain(même au moulle de Jaout ), sera moins emballé.
Le dimanche, je me retrouve tout seul (quand t'as pas d'amis...). Je vais donc voir la goulotte de droite, moins soutenue mais très jolie aussi (pour celui qui aime ce type de terrain, bien évidemment).

Je me rends compte que, depuis 2 ou 3 ans, je grimpe plus dans le mixte herbeux qu'en cascade ou en haute montagne. Ce type de terrain est souvent à l'abri des avalanches et, avec nos hivers de plus en plus bizarres, nécessite seulement de la neige et du froid En tout cas, moi j'adore même si je conçois qu'on ne puisse pas aimer (comme dit Olivier, la grimpe est la même que dans du mixte en haute montagne mais ce n'est pas la même esthétique).


Le topo de "Lees'tomac vide"

L1

Ma pomme dans L4, plus technique qu'il n'y parait

L5, Louis prend le relais

L6

La vue sur Lees Athas depuis le haut de la voie

Le topo de " Lees passer"

La vue depuis R4

L5 encaissée et jolie, vue du dessus


L6, pas très raide mais assez technique avec quelques passages rocheux en dalle

L7

La vue depuis la crête sommitale



lundi 29 janvier 2018

projet

un très joli projet, repéré il y a plusieurs années, et commencé ce week-end en vallée d'aspe. comme c'est bien dur, on était loin d'être assez rapide pour le terminer : il faudra revenir...

Fabrice envoie le pâté d'entrée (c'est un des seuls mecs que je connaisse qui est capable de plus engager dans du mixte délicat que chaussons aux pieds...) : bravo à lui

La suite, pas du tout facile non plus

je prends le relais, mais c'est encore dur malgré les apparences

lundi 22 janvier 2018

Pena Rueba - "Autant en emporte le vent"

Lorsque l'autre jour, j'ai indiqué à mes copains habituels de falaise (Allez, je balance des noms : Emile, David, Matthieu...) que je partais grimper à Pena Rueba, je me suis fait gentiment chambrer, car ce massif leur fait penser (souvent avec raison) à une escalade facile très très équipée. Pourtant, je plaide pour une pena rueba alternative avec d'autres voies où les spits seraient moins nombreux et l'usage de friends possible. Il s'agit alors d'un tout autre sport car la pose des friends dans ce type de terrain nécessite bien plus de métier et de sang froid que dans du calcaire.

Ce dimanche est annoncé pourri chez nous; je propose donc à Fabrice d'aller ouvrir une petite voie à Pena Rueba où j'avais buté en solo à l'automne en me rendant compte au pied que j'avais oublié la mèche du perfo. Le matin au bar, il m'annonce qu'il m'assurera mais ne grimpera pas en tête ce jour(comme il s'est déjà fait 2 bonnes entorses en chutant lors d'ouvertures précédentes dans ce conglomérat, il sait qu'il faut être en bonne forme physique, mais surtout morale pour partir à l'inconnu dans ce type de terrain (même dans des cotations assez basses)). Ok man, je ferai tout devant (du coup, par manque de patience à chercher des protections mais aussi, il faut bien l'avouer, par manque de moral, il y aura malheureusement quelques spits non nécessaires).

Mis à part les 7 premiers mètres licheneux, la voie s’avérera très jolie dans un caillou globalement excellent (mais, comme on ne le voit pas du bas, elle attendra probablement très longtemps des répétiteurs). le nom de la voie est lié au vent tempétueux de la journée, mais, en ce qui nous concerne, on était à peu près abrités.

J'en profite également pour remettre après les photos le topo d'une voie similaire ouverte non loin de là, il y a quelques années avec Fabrice : belote, rebelote et dix de der (pas de répétition connue)

Le topo

L1, passé le départ pas joli, le caillou devient excellent jusqu'en haut (photo prise par Fabrice)

Ma pomme toujours au départ de L2 (photo prise par Fabrice)

L2, toujours vu depuis le relais


Début de L3 (photo prise par Fabrice)


L3, vue du haut

A la descente, le paysage toujours aussi beau


Le topo d'une autre voie, assez proche

mardi 9 janvier 2018

montagne d'areng - l'isard volant

Quelle est l'unique manière de grimper en montagne quand les conditions sont pourries, comme le week end dernier? Areng évidemment (il y a aussi le Moulle de Jaout mais c'est moins beau). En plus, ça nous aura permis de retrouver henri et Karine, les maîtres des lieux dont la gentillesse n'a pas diminuée depuis l'année dernière (ils nous auront même offert le café et la galette au parking).

Cette fois, on aura grimpé l'isard volant, jolie voie sympathique (bien que la partie technique soit un peu courte) en condition moyenne mais qui nous aura permis d'aller au sommet pour une fois. En tout cas, une vraie bonne journée, en bonne compagnie


Karine au sommet