lundi 14 avril 2014

Un autre début de voie à la pena de sin...

Dans la série "on commence tout et on finit rien", je suis retourné à Sin ce week end mais avec Jean pour ouvrir une voie en plein centre de la paroi. On savait que ce serait dur (ça l'a été au delà de nos espérances!), que le bas serait compact mais on espérait rejoindre de fines fissures au dessus qui, elles, n'existaient que dans notre imagination parfois (ou souvent) débordante.

En tête, on aura essentiellement grimpé en artif (sauf L4) pendant que le second tentait de libérer les sections de grimpe. On est donc sur que la voie passe en libre (on a réussi à faire 95% des pas et les quelques qu'on a pas fait l'ont été par manque de "power") mais pas à notre niveau (tenter d'enchainer les longueurs avec notre niveau de fillettes nous demanderait un gros investissement qu'on va laisser aux futurs répétiteurs). Les zones étant très compactes, L1 et L3 sont entièrement équipées mais ça grimpe parfois fort entre les points (je pense que c'est du 7a obligatoire).

Bravo à Jean qui a assuré les sections les plus délicates en artif (c'est mon nouveau gourou dans le domaine), notamment lorsque j'ai explosé en vol au milieu de L2 et qu'il a du se cogner la fin de la longueur. Il a fait très fort pour que l'on sorte avec un minimum de décence du traquenard dans lequel on s'était mis...

On reviendra pour la suite mais on sait déjà que ça sera une voie réservée aux forts grimpeurs.

Fait assez rare dans la zone, on a vu une autre cordée. Elle grimpait dans la voie Itinérance et s'est d'ailleurs trompée dans la dernière longueur en tirant vers la gauche au lieu de partir sur la dalle à droite (Elle a quand même réussi à sortir sans problèmes).


Ce qu'on a fait : Buen apreton...!


Le bas de la paroi

L1 très belle

A mon tour dans L2 : à peine parti, et je pleure déjà sur mes crochets

L3 : toujours du caillou superbe, mais que c'est dur!

L4 : Très belle aussi, malgré les apparences. Et plus humaine...



lundi 7 avril 2014

Pena de sin - début d'ouverture

La saison d'hiver étant terminé en ce qui me concerne, j'avais bien envie de toucher le caillou espagnol. Pour une fois, j'arrive à convaincre Jean Mi de quitter sa chère vallée de Gavarnie pour aller à la Pena de Sin qu'il ne connait pas. Je lui avais vanté la qualité de son caillou et j'avais envie d'aller y ouvrir une voie que je pensais rapide sur le bord droit de la falaise. Après un accès commode par par le très beau village de Serveto (une petite 1/2h dont 20 minutes de bon sentier), on arrive au dièdre repéré du bas. Je me rends immédiatement compte que le début de la voie est bien délité et , en bon péteux, propose l'air de rien à Jean Mi de commencer "puisqu'il a déjà mis son baudrier". Jean mi connait bien la plupart de mes ruses de sioux pour esquiver mais sur ce coup là, il ne se méfie pas et accepte sans trop réfléchir. Après 3m, il se rend compte de son erreur et peste contre moi. Heureusement le rocher s'améliore assez rapidement au dessus et je peux attaquer L2 sur un rocher sculpté redevenu magnifique. Les longueurs déroulent cependant moins que ce que j'avais imaginé et on se retrouve en milieu d'après midi seulement en fin de L3. On ne finira pas aujourd'hui : il est donc temps de descendre. Il faudra finir la voie une autre fois mais le plus dur sera de remotiver Jean Mi pour quitter à nouveau sa vallée et ça peut prendre un certain temps...


Le début de voie

Jean Mi dans au départ délicat de L1

Plus haut

Le Jean Mi à la sortie de la très belle L2

L3 sur un très beau mur à croutes

lundi 17 mars 2014

El pabellon - couloir Maria Luisa

Je n'ai trouvé personne ce week end pour aller grimper à la Pena Forato et sa paroi de 800m alors que je pense que c'était bon (soit disant parce qu'il n'y avait pas d'infos sur internet, alors que c'est un coin où les infos sont très rares... Pour ma part, il y a bien longtemps que j'ai appris à ne pas écouter les "on dit" ( qui disaient aussi que le Maria Luisa ne serait pas bon) et à ne me fier qu'à mon opinion et à aller voir, quitte à me tromper et à buter (mais ça fait aussi parti du jeu)). Je me suis donc rabattu sur la zone de la Telera après un samedi en couennes.

Pour éviter la foule, mais aussi parce que je trouve que c'est au fond de la zone de la telera que se situent une grosse partie des plus belles goulottes de cette chaine (notamment la goulotte du croissant qui fait parti, à mon sens, des top 3 du coin), je propose à l'incombustible Robert (toujours prêt à tenter, et donc à buter...) d'aller faire notre petit pèlerinage annuel vers le Pabellon. La voie Maria Luisa, que je n'ai pas encore gravie, me tente. Fabrice et Louis se joignent à nous, sans grande conviction, mais ne pourront finalement nous accompagner pour un problème de voiture au petit matin.

L'approche est toujours aussi longue (3h, c'est le tarif de base pour rejoindre les goulottes du coin) mais la voie s'avèrera (au grand soulagement du vieux) en très bonnes conditions.
Fait exceptionnel pour le coin, on aura même une sympathique cordée devant nous (Un guide espagnol et son collègue), ce qui nous évitera d'avoir à tracer dans les portions neigeuses.

Au niveau conditions, le plaquage de départ de l'abraxas est formé mais j'ai quelques doutes sur la consistance de la neige (Pas de traces de tentative. Dans l'état actuel, ça ne protège pas sur les 20 premiers mètres), la goulotte du croissant ne parait pas si mal de visu (mais il n'y avait pas de traces de passages). Quelques traces, par contre, se dirigeaient vers la Pena Retona ...


Le couloir de descente à gauche (pacines), le Maria luisa au centre et l'abraxas à droite


Lever de soleil sur la telera

C'est encore loin? Beh oui...

Robert sort du 1er resssaut

Je fais le beau au pied de la longueur la plus jolie

D'autres ressauts intéressants

Robert tape la tchatche avec le guide espagnol sympa qu'on a rattrapé en haut de la voie

jeudi 13 mars 2014

Ski - Garganta del borau et collaradeta

Alors que les (pseudo) copains ont choisi de monter au 3ième étage à Gavarnie, un des seuls jours où je n'étais pas dispo (merci les gars!), je me retrouve à faire du (bon) ski au lieu de profiter des dernières cartouches de la saison pour faire de l'alpinisme.

Ce week end, après un but en goulotte (pour changer), on est parti à la Garganta del borau, joli sommet que l'on voit de loin depuis la vallée d'Aspe mais où personne parmi les 4 personnes composant le groupe n'était encore monté (alors que nous étions tous montés plusieurs fois au pic d'Aspe tout proche).

Ce mercredi, on est parti à la collaradeta pour changer de la collarada mais on avait juste oublié que lorsque la piste n'est pas déneigée assez haut, l'accès est interminable : ce qui m'aura donné l'occasion de râler à de nombreuses reprises et de me faire chambrer par mes petits camarades (notamment par la larrandaburu's family).

Du bon ski de printemps donc, mais comme je l'ai dit à plusieurs reprises, ça reste pour moi une activité de "has been" (il n'y a qu'à voir la moyenne d'age de ce mercredi),très conviviale quand même, quand je ne peux pas pratiquer l'alpi.


Riguelo et mallo lecherin

Garganta del borau

Au sommet, Louis joue à Fantomas

La piste interminable pour monter à la collaradeta

Ca parait loin depuis la voiture mais pas de doute, ça l'est

Vue de la collarada depuis la collaradeta

Robert à mach3

Les petits verres pour ceux qui boivent du champomy et les grands pour ceux qui tiennent l'alcool!

lundi 3 mars 2014

Riglos- Doctor infierno et une nouvelle voie à Aguero "Six Maximum"

Mercredi, comme d'habitude quand il fait mauvais chez nous, on est parti à Riglos avec Bernard. Mais, lorsqu'on est arrivé, il y avait de la neige en haut des mallos, du vent assez fort et quelques gouttes de pluie. On a logiquement opté pour une voie courte (mais assez bloc), "doctor Infierno" que curieusement je n'avais pas encore gravi. La magie de Riglos aura encore eu lieue parce qu'on aura même pas eu froid et on aura fini la journée en faisant des couennes.

Hier, nous sommes partis à Aguero pour ouvrir une voie. Nous avions fait une tentative il y a quelques semaines avec Louis et Fabrice mais ce dernier était tombé et s'était fait mal à la cheville quelques mètres seulement après être parti en tête( De toute façon ça change rien diront ceux qui le connaissent: son slogan en escalade a toujours été "les pieds c'est pour les pédés" (de même qu'il a toujours considéré "la peur comme une concept propre aux faibles et aux fiotes")). J'avais alors récupéré le matériel, fini la longueur et on avait plié les gaules. Fabrice s'étant(apparemment )rétabli, on avait prévu de refaire une tentative mais Fabrice n'a pu venir au dernier moment, terrassé par de terribles douleurs au dos. On est donc parti sans lui.

La journée se sera déroulée sans problème, sauf qu'on était à l'ombre le matin et, au moment où on allait voir apparaitre le soleil, les nuages l'ont devancé : on est donc resté à l'ombre toute la journée. Cette voie étant vraiment maudite pour notre fabrice S. national (ou pour les moins intimes f. six) , je souhaitais trouver un nom de voie qui s'y rapportait.

En descendant, je demande à Louis
-"combien tu penses qu'il a grimpé de mètres dans la voie le fafa?"
-"Six Maximum"....Le nom de la voie était trouvé...

Pas de photos de la journée d'hier pour cause d'oubli d'appareil photo.

Doctor infierno à Riglos

Bernard, un peu à la peine ce jour

Le topo d'une nouvelle voie a Aguero

La face sous un autre angle avec le mythique éperon du vent au premier plan

Ma seule photo de la voie, lors de la première tentative : J'ai terminé la longueur de Fabrice et Louis me rejoint au relais

lundi 24 février 2014

Soum de Canaus - couloir nord est

Ce dimanche, nous sommes partis avec Fabrice dans la zone de Gavarnie au Soum de canaus. on avait en tête quelques projets plutôt incertains; du coup, on a décidé de jouer la sécurité parce qu'on avait des infos sur ce couloir qui était en très bonnes conditions. Il l'est tellement qu'on est reparti avec un sentiment finalement assez mitigé, comme si on avait presque pas grimpé. La cotation du mousel (course 7.17) en TD- est, dans ces conditions, très surestimée : Ca correspond à du D maximum.

Ainsi vont les conditions en montagne; en début de semaine, j'ai fait un couloir à peine un peu plus dur sur le papier où j'ai du quand même forcer et là, je rentre avec l'impression d'avoir fait de la marche...

On est rentré à la voiture avant 1h de l'après midi. On est donc parti faire une balade en compagnie de Jean Michel (qui a fait ce couloir ainsi que celui de gauche en solo ce jour) au cirque qui, de loin, ne parait finalement pas si mal (surtout pour les étages 2 et3). Puis Fabrice, qui avait mal au dos, a gentiment accepté de faire "la chica gri-gri", comme on dit, au site de couenne du château de Luz.


Le couloir

Fabrice à la sortie du seul ressaut où on a fait une longueur (et encore parce qu'on avait du matériel)

De belles stalactites

Fabrice fait le beau sur l'arête. Comme ça, de loin, on dirait vraiment un alpiniste...

Le cirque lors d'une balade après la course

mercredi 19 février 2014

Pas mal de ski de randonnée, un peu d'alpinisme au pic des valettes et d'escalade à coll de nargo


Après plusieurs sorties de ski de rando vers la vallée d'Aspe, je dispose de 4 jours de libre pour bouger. Ca fait juste pour partir dans les alpes et les conditions dans le coin ne sont pas au top. J'appelle l'ancêtre et lui propose d'aller voir les Pyrénées Orientales. Nous qui avons toujours l'impression que les Pyrénées s'arrêtent à Luchon, ça nous fera du bien de voir autre chose. De toute façon, je sais bien que quand on part avec Robert, on passe souvent plus de temps au bar qu'en montagne. On coupe le long trajet par une petite journée couenne.

Le lendemain matin, on monte vers la zone de Porte Puymorens et la galère commence. Une mince pellicule de glace recouvre la route et il y a des voitures en vrac un peu partout. On est obligé de chainer et on arrive bien tard. On se résoud à faire du ski de rando pour profiter de la poudreuse et découvrir le secteur. On part sur 2 sommets du coin qui doivent probablement être classiques (la serra de lloses et le pic de Querforc).

Puisqu'on est dans le coin, on part manger au Pas de la case en Andorre, ce qui nous donnera l'occasion de côtoyer un autre monde. Une longue mais néanmoins sympathique discussion avec la table voisine nous en fera prendre conscience. Après nous avoir expliqué les vertus des hôtels 4 étoiles avec parking chauffé pour les voitures, hammams et autres esthéticiennes, notre voisin de table (truffé de chaines en or et autres rollex) conclura la soirée par un définitif "moi, ma passion c'est de faire du pognon...".

Après une nuit pas si fraiche dans la voiture, en bons feignants, on attend l'ouverture des remontées mécaniques pour aller faire de l'alpi. La station de Porte Puymorens a en effet des points communs avec notre proche station de Gourette. On peut y faire de l'alpi en allant boire le café au bar le matin. Quand on aperçoit la face du pic des valettes, notre idée d'aller faire le dièdre tombe à l'eau. Il semble complètement sec. Par contre l'esthétique goulotte de la virgule nous attire. Très présomptueux, je me dis en voyant la ligne qu'on sera tôt au bar pour boire des bières. En fait, l'affaire nous prendra la journée. Dès la montée du cône de neige, les choses se gâtent. On s'enfonce de plus en plus... Heureusement, Robert, qui ne souhaite plus grimper en tête depuis des années, reste toujours vaillant pour faire la trace : Tout ce qui me plait. On se relaye mais la fin avant la partie technique est un véritable calvaire car on s'enfonce parfois jusqu'à la taille. Après une première longueur facile, les choses se compliquent. Il faut franchir un bloc coincé, passage le plus difficile de la voie. Mais pour atteindre celui-ci, il faut dégager un énorme bouchon de neige pulvérulente bien vertical. Grimper avec des nomics, c'est bien mais il n'y a pas de pane pour dégager la neige. Heureusement, Robert a emmené un petit piolet en 3ième main avec une pane qui me permettra d'engager une longue séance de BTP. Après un très long moment et une très grosse débauche d'énergie, je parviens à franchir l'obstacle. La longueur du dessus parait débonnaire vu d'en dessous mais une fois dedans, c'est une autre histoire. Il y a très peu de pieds ou poser les crampons et la franchir me demandera beaucoup de concentration et d'énergie. Au dessus, heureusement, c'est plus facile. A la descente, le brassage reprend et on doit se dépêcher pour arriver avant la nuit à la voiture (Robert n'a pas pris de frontale)!

Vu les conditions et sachant qu'une petite dépression arrive dans la zone le lendemain, on décide de partir en Espagne faire du rocher. Aucun de nous deux, ne connait le coin du Coll de Nargo mais j'en ai eu de bons échos. Après un bon plato combinado cette fois dans un bar typique, au milieu de catalans déchainés (Il y a Manchester-Barcelone en foot à la télé et les choses tournent bien pour les locaux...), on trouve facilement la zone. On gravira le lendemain 2 petites voies à la paroi de Grau sur un rocher magnifique, aussi beau que celui des plus belles voies que j'ai pu grimper au verdon (mais sans l'ampleur évidemment) avant de rentrer bien content de notre petit séjour.

vallée d'aspe- La cabanne de boué sous la neige

Porte Puymorens-Vers la serra de lloses

Descente en poudre

A la descente du pic de Querforc

Pic des valettes

1ere longueur du couloir de la virgule

Fin de voie

Paroi de Grau

Un grand bavard dans la voie "gran bavar"

Du rocher verdonesque dans la voie "no t'ho perdis". Ca n'a pas été le cas pour nous car on est pas sûr d'être allé dans la bonne voie