Repartir en montagne avec Pierre est toujours est un énorme plaisir. Ce grand monsieur s'intéresse à de nombreux sujets où il est vraiment très calé, des plantes aux vautours ou à l'écobuage par exemple... Je dois avouer que chaque fois que je passe du temps à discuter avec lui, j'ai l'impression d'apprendre plein de choses et il change souvent mes points de vue parfois très arrêtés sur certains sujets. Je me rends compte, moi qui suis souvent assez manichéen, que pour tous ces sujets, tout n'est pas aussi simple que je me plais parfois à le penser.
Pour cette sortie, sachant que l'homme est toujours partant pour aller voir (toujours positif, il transforme même un gros but en une aimable sortie en montagne), je lui propose d'aller ouvrir une fissure-cheminée sans prétention sur le contrefort du pic d'aspe que j'ai toujours eu la flemme d'aller regarder de près du fait de la longue marche d'approche nécessaire (2h) mais que j'imagine en excellent rocher. Arrivés au pied, la déception est de taille en ce qui me concerne : la fissure est en fait une espèce de cheminée qui parait difficile et où le rocher semble loin d'être irréprochable. Les très belles dalles qui bordent cette cheminée semblent vraiment très lisses pour envisager une voie en libre. On va voir un peu plus loin sur un pilier où la paroi change de direction et Pierre déniche un départ en bon caillou sur le pilier (l’œil du géologue). La suite au dessus semble très ardue et on a rien repéré mais on verra bien. Je tire une première longueur pas très dure sur le fil du pilier et Pierre me rejoint : tout droit, la suite semble très dure et le caillou parfois douteux. Il y a une grande dalle à notre gauche et derrière, la suite semble faisable. On décide d'aller voir. La dalle est jolie mais la fin de la longueur un peu moins. Plus haut, je franchis au mieux une zone de dévers assez technique. La dernière longueur nous offrira un passage de dalle, puis une fissure superbe d'au moins 25m à remonter (il y avait malheureusement à l'ouverture quelques blocs instables à faire partir à proximité de la dalle, ce qui aura causé quelques frayeurs à Pierre, mais on a nettoyé tous ces blocs à la descente et maintenant, c'est purgé).
Etant donné la marche d'approche (2h) et le peu de longueurs, il est très peu probable que la voie soit régulièrement répétée, à part par des randonneurs-grimpeurs (le coin est superbe) mais je la diffuse quand même car elle peut être par contre un bon plan B en cas de but (météo ou autre) en face sud du pic d'Aspe (les voies classiques sont à environ 1/4 d'heure).
En tout cas, encore une super journée avec Pierre, et c'est ça le plus important.
Le topo
L1
début de la traversée de L2
L3, à la sortie du devers
La très belle fissure de L4
lundi 1 avril 2019
mercredi 27 mars 2019
Foratata - Plaisirs verticaux
L'autre jour, je suis reparti grimper une ligne évidente que j'avais ouvert pendant le gros anticyclone du mois de février. Comme je m'en étais rendu compte à l'ouverture, la voie est facile et très jolie, sur du caillou globalement très bon (sauf 2 courts passages dans L2 et L5 que j'ai bien nettoyé). Au début, la ligne passe dans des fissures à protéger (attention au tirage dans L2), puis rejoint ensuite sur de très belles dalles. L'avenir le dira mais j'ai peut être déniché une des classiques de la falaise sur ce coup là.
J'avais attaqué initialement dans un dièdre évident un peu plus à droite, mais je m'étais vite rendu compte en le grimpant que celui-ci était déjà ouvert (jusqu'au R optionnel sur la droite sur le topo). Du coup, je n'ai rien rajouté jusqu'à ce relais et l'escalade y est engagé et plus difficile que la ligne à gauche (en libre, le passage passe sur les dalles et il faut revenir dans le dièdre pour se protéger). J'ai mentionné cette variante sur le topo (en 6b+ engagé), mais ceux qui décideront d'y passer devront donc avoir un peu de marge. Pour les personnes juste au niveau de la voie, prendre la ligne de gauche en V+, facile à protéger.
le topo
L1
L2
Début de L3
L3 toujours, on attaque les belles dalles en fin de longueur
L4
L5
L6, dernière longueur
J'avais attaqué initialement dans un dièdre évident un peu plus à droite, mais je m'étais vite rendu compte en le grimpant que celui-ci était déjà ouvert (jusqu'au R optionnel sur la droite sur le topo). Du coup, je n'ai rien rajouté jusqu'à ce relais et l'escalade y est engagé et plus difficile que la ligne à gauche (en libre, le passage passe sur les dalles et il faut revenir dans le dièdre pour se protéger). J'ai mentionné cette variante sur le topo (en 6b+ engagé), mais ceux qui décideront d'y passer devront donc avoir un peu de marge. Pour les personnes juste au niveau de la voie, prendre la ligne de gauche en V+, facile à protéger.
le topo
L1
L2
Début de L3
L3 toujours, on attaque les belles dalles en fin de longueur
L4
L5
L6, dernière longueur
lundi 18 mars 2019
Pena montanesa - Catalunya ye ye
Visite à la Montanesa ce week end avec Mathieu. On hésite sur le choix de la voie : Mathieu propose "Melon's obsession" qu'il a déjà grimpé mais où qu'il avait bien subi. Je n'ai actuellement ni le niveau physique, ni le niveau moral pour aller grimper ce monument de la Montanesa et grimper 80% de la voie en second me motive moyen... Je lui propose beaucoup plus sagement la voie "catalunya yeye" que les copains ont grimpé et avaient beaucoup aimé. Il accepte et le choix s’avérera excellent : malgré les commentaires lus ailleurs, le bas de la voie est pas mal du tout, à l'exception de la troisième longueur. Et on a vraiment beaucoup apprécié le haut, notamment la dernière longueur, sur des plaques incroyables. Chaque fois que je vais à la Montanesa, je me dis que son caillou est vraiment unique.
Une très très belle voie, vraiment très bien ouverte; pas étonnant qu'elle soit devenue classique : bravo et merci aux ouvreurs!
L1
L4, le festival des dalles commence
L5
L7, longueur majeure
La vue classique sur le joli village d'Oncins
Une très très belle voie, vraiment très bien ouverte; pas étonnant qu'elle soit devenue classique : bravo et merci aux ouvreurs!
L1
L4, le festival des dalles commence
L5
L7, longueur majeure
La vue classique sur le joli village d'Oncins
mardi 12 mars 2019
Retour au caillou
Avec le beau temps chaud qui nous suit depuis presque 1 mois, il fait presque trop chaud pour serrer les croûtes en falaise. On retourne donc inévitablement sur les projets ajournés pour profiter de ces belles journées.
(photos prises par Jean Mi)
(photos prises par Jean Mi)
dimanche 24 février 2019
Gavarnie - secteur Atico - cascade Jerome+ Moitié cascade Atico
Après un peu d'escalade et de ski, retour à Gavarnie hier. L'idée initiale était d'aller au secteur Atico (où se situent la majorité des cascades que je n'ai pas encore grimpé dans le cirque) en passant par Freezante et la voie du solo, de grimper la cascade Jerome, de redescendre et de grimper la cascade Atico. On aura été un poil lent et, après avoir grimpé La cascade Jérome et être redescendu, on aura fait seulement la moitié d'Atico (j'avoue que j'ai lâchement préféré l'option rappels de jour au grand désarroi de Jean Michel, qui était bien guronzé hier). La glace était globalement bonne mais ça coulait pas mal avec les températures largement positives. Pour la cascade Jérome, la glace était aussi pas mal du tout, mais la transition en rocher s'est avérée bien dégueulasse (on a fait partir des jolis blocs) et n'incite pas à trop se lâcher en libre, du moins en tête...
La saison de glace tire malheureusement très probablement à sa fin parce qu'avec ces températures, ça commence à couler de partout, même à Gavarnie...
On commence par un petit footing dans freezante à corde tendue
La courte longueur en rocher bien dégueulasse pour rejoindre la cascade Jérome proprement dite
Jean Mi dans la très belle dernière longueur de Jerome
On finit par une dernière grande longueur dans la version de gauche d'Atico, plus raide qu'il n'y parait.
La saison de glace tire malheureusement très probablement à sa fin parce qu'avec ces températures, ça commence à couler de partout, même à Gavarnie...
On commence par un petit footing dans freezante à corde tendue
La courte longueur en rocher bien dégueulasse pour rejoindre la cascade Jérome proprement dite
Jean Mi dans la très belle dernière longueur de Jerome
On finit par une dernière grande longueur dans la version de gauche d'Atico, plus raide qu'il n'y parait.
jeudi 14 février 2019
Alpinisme classique
Avec le retour du beau temps mais des températures bien douces, je suis parti faire de l'alpinisme classique : Tout d'abord, un joli plan B dans le très esthétique couloir nord d'Aguila a Candanchu avec Fabrice, puis une visite classique à Gavarnie avec Mathieu et Renaud, en pleine préparation du probatoire de guide.
Comme toujours lorsque le cirque "fonctionne", c'était blindé. on a du faire la bordure droite du bas de fluide, puis obliquer à gauche dans "Acqua ça sert" pour éviter la foule. Pour info, il n'y a que les classiques faciles qui sont vraiment en condition : freezante, acqua ça sert, fluide, benzayous, ruflette (et crac crac aussi mais avec le cigare de los amigos qui menaçait bien ce jour). overdose et love love me do n'étaient pas si mal mais ça semble vraiment dangereux avec ces températures. Thanatos ne formera pas cette année. Au dessus, les alpes juliennes, le 2nd et le 3ième sont bien (sauf memento mori).
C'est pas mal de revenir à du classique aussi.
Dans le couloir nord d'Aguila
Le cirque de Gavarnie
On commence par fluide, version directe
Clignotant à gauche à la première vire, on part dans Acqua ça sert car il n'y a personne au dessus
Mathieu termine la voie au dessus de la 2ième vire
Comme toujours lorsque le cirque "fonctionne", c'était blindé. on a du faire la bordure droite du bas de fluide, puis obliquer à gauche dans "Acqua ça sert" pour éviter la foule. Pour info, il n'y a que les classiques faciles qui sont vraiment en condition : freezante, acqua ça sert, fluide, benzayous, ruflette (et crac crac aussi mais avec le cigare de los amigos qui menaçait bien ce jour). overdose et love love me do n'étaient pas si mal mais ça semble vraiment dangereux avec ces températures. Thanatos ne formera pas cette année. Au dessus, les alpes juliennes, le 2nd et le 3ième sont bien (sauf memento mori).
C'est pas mal de revenir à du classique aussi.
Dans le couloir nord d'Aguila
Le cirque de Gavarnie
On commence par fluide, version directe
Clignotant à gauche à la première vire, on part dans Acqua ça sert car il n'y a personne au dessus
Mathieu termine la voie au dessus de la 2ième vire
lundi 4 février 2019
Face nord du rocher de la vierge - Couloir de la virgule
Après un intermède à skis, retour à la grimpe ce dimanche avec Fabrice. Avec le risque 4 annoncé en haute montagne, on se dirige vers un projet que j'avais depuis l'an dernier, le couloir de la virgule comme l'appellent certains dans la vallée, tellement évident depuis Bedous que je ne comprends pas pourquoi personne ne l'avait encore jamais gravi. En effet, je suis persuadé que ce même petit couloir totalement identique mais situé à moins de 2km de distance à vol d'oiseau, à Ansabère par exemple, serait ultra-classique. La grimpe y est assez classique et un peu moins "dry toofing" que les autres voies ouvertes depuis l'année dernière dans le secteur. Allez savoir pourquoi les anciens de la vallée l'ont toujours délaissé : le fait qu'il n'arrive à aucun sommet et que la zone manque totalement de prestige y est probablement pour beaucoup. Moi même, jusqu'à assez récemment je l'avais vu très souvent sans vraiment le regarder, toujours attiré par des sommets plus hauts ou plus prestigieux.
Pour cette première, les conditions se seront avérées viriles. Le début du couloir est une pente de neige qui se redresse progressivement jusqu'à 45 ou 50°. Hier, cela nous aura bien fait galérer avec un brassage en règle jusqu'à la taille. Bien entendu, nous avions négligé de prendre les Arva, restés au chaud dans la voiture (les conneries ne sont pas un privilège des jeunes...). La suite s’avérera très sympa avec une longueur en 80° assez fine et un court passage plus délicat sur le haut dans un dièdre dalleux. La sensation de froid ne nous lâchera pas de la journée au point que Fabrice se fera une petite frayeur, certains de ses doigts de pied étant devenus insensibles.
En tout cas, une belle journée en montagne en bonne compagnie.
Le topo
Récapitulatif des voies existantes de la face de droite du rocher de la vierge (plus à gauche se situe le grand dièdre évident depuis Bedous que l'on a commencé à ouvrir avec Fabrice en janvier)
Pendant l'approche
Le début du couloir, pas très raide (mais qui nous aura obligé à une grosse séance de brassage ce jour)
La vue sur Lees-Athas
Le début des longueurs techniques
Fabrice dans L2
L4
L4 toujours : Il y a du monde pour faire le beau en second...:):)
Pour cette première, les conditions se seront avérées viriles. Le début du couloir est une pente de neige qui se redresse progressivement jusqu'à 45 ou 50°. Hier, cela nous aura bien fait galérer avec un brassage en règle jusqu'à la taille. Bien entendu, nous avions négligé de prendre les Arva, restés au chaud dans la voiture (les conneries ne sont pas un privilège des jeunes...). La suite s’avérera très sympa avec une longueur en 80° assez fine et un court passage plus délicat sur le haut dans un dièdre dalleux. La sensation de froid ne nous lâchera pas de la journée au point que Fabrice se fera une petite frayeur, certains de ses doigts de pied étant devenus insensibles.
En tout cas, une belle journée en montagne en bonne compagnie.
Le topo
Récapitulatif des voies existantes de la face de droite du rocher de la vierge (plus à gauche se situe le grand dièdre évident depuis Bedous que l'on a commencé à ouvrir avec Fabrice en janvier)
Pendant l'approche
Le début du couloir, pas très raide (mais qui nous aura obligé à une grosse séance de brassage ce jour)
La vue sur Lees-Athas
Le début des longueurs techniques
Fabrice dans L2
L4
L4 toujours : Il y a du monde pour faire le beau en second...:):)
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