Pour ce week end à rallonge, j'avais 2 jours de libre avant de partir en famille. Je n'ai malheureusement trouvé personne pour aller grimper le premier jour, entre les malades et ceux qui sont partis plusieurs jours, et j'ai fini en couennes sans grande conviction.
Le lendemain, heureusement, la vieille garde reste toujours partante à la condition expresse de rentrer tôt ( Le vieux soldat a un repas et il est hors de question de manquer l'apéro...). Après avoir hésité à partir en montagne (comme on rentre tous les 2 de vacances, on ne sait pas à quelle altitude est la neige), on prend finalement la direction d'Aguero pour aller ouvrir une voie sur un pilier dans une zone qui reste assez longtemps à l'ombre (On avait déjà ouvert une voie sur le bord droit et sur le bord gauche de ce pilier et il restait encore de la place au centre).
Même si les parois manquent d'ampleur, j'aime beaucoup cette zone face au joli village d'Aguero. Le rocher y est très sain naturellement et l'endroit respire la tranquillité. Et puis, ça faisait bien 10 jours que je n'avais pas entendu le vieux se plaindre...
Le topo
Robert dans L1
Fin de L2 : le soleil arrive
Aguero, paisible
samedi 10 mai 2014
lundi 5 mai 2014
Taghia
Taghia, une destination exceptionnelle à découvrir pour tout grimpeur itinérant. J'étais venu au Maroc il y a une quinzaine d'année pour découvrir des montagnes qui ressemblaient plus à des pierriers ruiniformes depuis le sommet du Toubkal. Aussi, je n'étais pas pressé de revenir dans ce pays malgré les retours d'infos dithyrambiques des copains qui revenaient de Taghia.
Je me suis décidé cette année (avec Bernard, Robert et Christian) et je ne le regrette pas. J'ai eu un gros coup de foudre : le rocher magnifique des "dolomites Marocaines" bien sûr, mais surtout la vie des gens et leur gentillesse dans ce village haut perché où la route n'arrive pas encore; mais aussi les rencontres magnifiques avec les grimpeurs de tous pays autour de l'apéro tous les soirs sur la terrasse du gite de Saïd, aussi gentil que discret (ca change de certains...). Taghia est un coin de Paradis, si proche de l'horrible tourisme de masse que l'on trouve à Marrakesh tout proche.
Parmi ces rencontres, j'ai eu le plaisir de croiser la route de Ph. Mussato, très fort grimpeur venu des Alpes. Le dernier jour, nous avons commencé à ouvrir une nouvelle voie à gauche de Baraka. Ca fera une occasion de revenir rapidement pour la terminer...
Sinon, au niveau escalade, parmi les voies que j'ai grimpé, 2 voies sont vraiment majeures et à faire absolument : Baraka et les rivières pourpres
Taghia
Le rêve d'Aïcha
Au nom de la réforme
Le magnifique pilier de Baraka
Les Rivières pourpres
Belle et berbère
Canyon Apache
A boire où je tue le chien
Début d'ouverture d'une nouvelle voie avec Ph. Mussato à gauche de Baraka
Je me suis décidé cette année (avec Bernard, Robert et Christian) et je ne le regrette pas. J'ai eu un gros coup de foudre : le rocher magnifique des "dolomites Marocaines" bien sûr, mais surtout la vie des gens et leur gentillesse dans ce village haut perché où la route n'arrive pas encore; mais aussi les rencontres magnifiques avec les grimpeurs de tous pays autour de l'apéro tous les soirs sur la terrasse du gite de Saïd, aussi gentil que discret (ca change de certains...). Taghia est un coin de Paradis, si proche de l'horrible tourisme de masse que l'on trouve à Marrakesh tout proche.
Parmi ces rencontres, j'ai eu le plaisir de croiser la route de Ph. Mussato, très fort grimpeur venu des Alpes. Le dernier jour, nous avons commencé à ouvrir une nouvelle voie à gauche de Baraka. Ca fera une occasion de revenir rapidement pour la terminer...
Sinon, au niveau escalade, parmi les voies que j'ai grimpé, 2 voies sont vraiment majeures et à faire absolument : Baraka et les rivières pourpres
Taghia
Le rêve d'Aïcha
Au nom de la réforme
Le magnifique pilier de Baraka
Les Rivières pourpres
Belle et berbère
Canyon Apache
A boire où je tue le chien
Début d'ouverture d'une nouvelle voie avec Ph. Mussato à gauche de Baraka
lundi 14 avril 2014
Un autre début de voie à la pena de sin...
Dans la série "on commence tout et on finit rien", je suis retourné à Sin ce week end mais avec Jean pour ouvrir une voie en plein centre de la paroi. On savait que ce serait dur (ça l'a été au delà de nos espérances!), que le bas serait compact mais on espérait rejoindre de fines fissures au dessus qui, elles, n'existaient que dans notre imagination parfois (ou souvent) débordante.
En tête, on aura essentiellement grimpé en artif (sauf L4) pendant que le second tentait de libérer les sections de grimpe. On est donc sur que la voie passe en libre (on a réussi à faire 95% des pas et les quelques qu'on a pas fait l'ont été par manque de "power") mais pas à notre niveau (tenter d'enchainer les longueurs avec notre niveau de fillettes nous demanderait un gros investissement qu'on va laisser aux futurs répétiteurs). Les zones étant très compactes, L1 et L3 sont entièrement équipées mais ça grimpe parfois fort entre les points (je pense que c'est du 7a obligatoire).
Bravo à Jean qui a assuré les sections les plus délicates en artif (c'est mon nouveau gourou dans le domaine), notamment lorsque j'ai explosé en vol au milieu de L2 et qu'il a du se cogner la fin de la longueur. Il a fait très fort pour que l'on sorte avec un minimum de décence du traquenard dans lequel on s'était mis...
On reviendra pour la suite mais on sait déjà que ça sera une voie réservée aux forts grimpeurs.
Fait assez rare dans la zone, on a vu une autre cordée. Elle grimpait dans la voie Itinérance et s'est d'ailleurs trompée dans la dernière longueur en tirant vers la gauche au lieu de partir sur la dalle à droite (Elle a quand même réussi à sortir sans problèmes).
Ce qu'on a fait : Buen apreton...!

Le bas de la paroi
L1 très belle
A mon tour dans L2 : à peine parti, et je pleure déjà sur mes crochets
L3 : toujours du caillou superbe, mais que c'est dur!
L4 : Très belle aussi, malgré les apparences. Et plus humaine...
En tête, on aura essentiellement grimpé en artif (sauf L4) pendant que le second tentait de libérer les sections de grimpe. On est donc sur que la voie passe en libre (on a réussi à faire 95% des pas et les quelques qu'on a pas fait l'ont été par manque de "power") mais pas à notre niveau (tenter d'enchainer les longueurs avec notre niveau de fillettes nous demanderait un gros investissement qu'on va laisser aux futurs répétiteurs). Les zones étant très compactes, L1 et L3 sont entièrement équipées mais ça grimpe parfois fort entre les points (je pense que c'est du 7a obligatoire).
Bravo à Jean qui a assuré les sections les plus délicates en artif (c'est mon nouveau gourou dans le domaine), notamment lorsque j'ai explosé en vol au milieu de L2 et qu'il a du se cogner la fin de la longueur. Il a fait très fort pour que l'on sorte avec un minimum de décence du traquenard dans lequel on s'était mis...
On reviendra pour la suite mais on sait déjà que ça sera une voie réservée aux forts grimpeurs.
Fait assez rare dans la zone, on a vu une autre cordée. Elle grimpait dans la voie Itinérance et s'est d'ailleurs trompée dans la dernière longueur en tirant vers la gauche au lieu de partir sur la dalle à droite (Elle a quand même réussi à sortir sans problèmes).
Ce qu'on a fait : Buen apreton...!

Le bas de la paroi
L1 très belle
A mon tour dans L2 : à peine parti, et je pleure déjà sur mes crochets
L3 : toujours du caillou superbe, mais que c'est dur!
L4 : Très belle aussi, malgré les apparences. Et plus humaine...
lundi 7 avril 2014
Pena de sin - début d'ouverture
La saison d'hiver étant terminé en ce qui me concerne, j'avais bien envie de toucher le caillou espagnol. Pour une fois, j'arrive à convaincre Jean Mi de quitter sa chère vallée de Gavarnie pour aller à la Pena de Sin qu'il ne connait pas. Je lui avais vanté la qualité de son caillou et j'avais envie d'aller y ouvrir une voie que je pensais rapide sur le bord droit de la falaise. Après un accès commode par par le très beau village de Serveto (une petite 1/2h dont 20 minutes de bon sentier), on arrive au dièdre repéré du bas. Je me rends immédiatement compte que le début de la voie est bien délité et , en bon péteux, propose l'air de rien à Jean Mi de commencer "puisqu'il a déjà mis son baudrier". Jean mi connait bien la plupart de mes ruses de sioux pour esquiver mais sur ce coup là, il ne se méfie pas et accepte sans trop réfléchir. Après 3m, il se rend compte de son erreur et peste contre moi. Heureusement le rocher s'améliore assez rapidement au dessus et je peux attaquer L2 sur un rocher sculpté redevenu magnifique. Les longueurs déroulent cependant moins que ce que j'avais imaginé et on se retrouve en milieu d'après midi seulement en fin de L3. On ne finira pas aujourd'hui : il est donc temps de descendre. Il faudra finir la voie une autre fois mais le plus dur sera de remotiver Jean Mi pour quitter à nouveau sa vallée et ça peut prendre un certain temps...
Le début de voie
Jean Mi dans au départ délicat de L1
Plus haut
Le Jean Mi à la sortie de la très belle L2
L3 sur un très beau mur à croutes
Le début de voie
Jean Mi dans au départ délicat de L1
Plus haut
Le Jean Mi à la sortie de la très belle L2
L3 sur un très beau mur à croutes
lundi 17 mars 2014
El pabellon - couloir Maria Luisa
Je n'ai trouvé personne ce week end pour aller grimper à la Pena Forato et sa paroi de 800m alors que je pense que c'était bon (soit disant parce qu'il n'y avait pas d'infos sur internet, alors que c'est un coin où les infos sont très rares... Pour ma part, il y a bien longtemps que j'ai appris à ne pas écouter les "on dit" ( qui disaient aussi que le Maria Luisa ne serait pas bon) et à ne me fier qu'à mon opinion et à aller voir, quitte à me tromper et à buter (mais ça fait aussi parti du jeu)). Je me suis donc rabattu sur la zone de la Telera après un samedi en couennes.
Pour éviter la foule, mais aussi parce que je trouve que c'est au fond de la zone de la telera que se situent une grosse partie des plus belles goulottes de cette chaine (notamment la goulotte du croissant qui fait parti, à mon sens, des top 3 du coin), je propose à l'incombustible Robert (toujours prêt à tenter, et donc à buter...) d'aller faire notre petit pèlerinage annuel vers le Pabellon. La voie Maria Luisa, que je n'ai pas encore gravie, me tente. Fabrice et Louis se joignent à nous, sans grande conviction, mais ne pourront finalement nous accompagner pour un problème de voiture au petit matin.
L'approche est toujours aussi longue (3h, c'est le tarif de base pour rejoindre les goulottes du coin) mais la voie s'avèrera (au grand soulagement du vieux) en très bonnes conditions.
Fait exceptionnel pour le coin, on aura même une sympathique cordée devant nous (Un guide espagnol et son collègue), ce qui nous évitera d'avoir à tracer dans les portions neigeuses.
Au niveau conditions, le plaquage de départ de l'abraxas est formé mais j'ai quelques doutes sur la consistance de la neige (Pas de traces de tentative. Dans l'état actuel, ça ne protège pas sur les 20 premiers mètres), la goulotte du croissant ne parait pas si mal de visu (mais il n'y avait pas de traces de passages). Quelques traces, par contre, se dirigeaient vers la Pena Retona ...
Le couloir de descente à gauche (pacines), le Maria luisa au centre et l'abraxas à droite
Lever de soleil sur la telera
C'est encore loin? Beh oui...
Robert sort du 1er resssaut
Je fais le beau au pied de la longueur la plus jolie
D'autres ressauts intéressants
Robert tape la tchatche avec le guide espagnol sympa qu'on a rattrapé en haut de la voie
Pour éviter la foule, mais aussi parce que je trouve que c'est au fond de la zone de la telera que se situent une grosse partie des plus belles goulottes de cette chaine (notamment la goulotte du croissant qui fait parti, à mon sens, des top 3 du coin), je propose à l'incombustible Robert (toujours prêt à tenter, et donc à buter...) d'aller faire notre petit pèlerinage annuel vers le Pabellon. La voie Maria Luisa, que je n'ai pas encore gravie, me tente. Fabrice et Louis se joignent à nous, sans grande conviction, mais ne pourront finalement nous accompagner pour un problème de voiture au petit matin.
L'approche est toujours aussi longue (3h, c'est le tarif de base pour rejoindre les goulottes du coin) mais la voie s'avèrera (au grand soulagement du vieux) en très bonnes conditions.
Fait exceptionnel pour le coin, on aura même une sympathique cordée devant nous (Un guide espagnol et son collègue), ce qui nous évitera d'avoir à tracer dans les portions neigeuses.
Au niveau conditions, le plaquage de départ de l'abraxas est formé mais j'ai quelques doutes sur la consistance de la neige (Pas de traces de tentative. Dans l'état actuel, ça ne protège pas sur les 20 premiers mètres), la goulotte du croissant ne parait pas si mal de visu (mais il n'y avait pas de traces de passages). Quelques traces, par contre, se dirigeaient vers la Pena Retona ...
Le couloir de descente à gauche (pacines), le Maria luisa au centre et l'abraxas à droite
Lever de soleil sur la telera
C'est encore loin? Beh oui...
Robert sort du 1er resssaut
Je fais le beau au pied de la longueur la plus jolie
D'autres ressauts intéressants
Robert tape la tchatche avec le guide espagnol sympa qu'on a rattrapé en haut de la voie
jeudi 13 mars 2014
Ski - Garganta del borau et collaradeta
Alors que les (pseudo) copains ont choisi de monter au 3ième étage à Gavarnie, un des seuls jours où je n'étais pas dispo (merci les gars!), je me retrouve à faire du (bon) ski au lieu de profiter des dernières cartouches de la saison pour faire de l'alpinisme.
Ce week end, après un but en goulotte (pour changer), on est parti à la Garganta del borau, joli sommet que l'on voit de loin depuis la vallée d'Aspe mais où personne parmi les 4 personnes composant le groupe n'était encore monté (alors que nous étions tous montés plusieurs fois au pic d'Aspe tout proche).
Ce mercredi, on est parti à la collaradeta pour changer de la collarada mais on avait juste oublié que lorsque la piste n'est pas déneigée assez haut, l'accès est interminable : ce qui m'aura donné l'occasion de râler à de nombreuses reprises et de me faire chambrer par mes petits camarades (notamment par la larrandaburu's family).
Du bon ski de printemps donc, mais comme je l'ai dit à plusieurs reprises, ça reste pour moi une activité de "has been" (il n'y a qu'à voir la moyenne d'age de ce mercredi),très conviviale quand même, quand je ne peux pas pratiquer l'alpi.
Riguelo et mallo lecherin
Garganta del borau
Au sommet, Louis joue à Fantomas
La piste interminable pour monter à la collaradeta
Ca parait loin depuis la voiture mais pas de doute, ça l'est
Vue de la collarada depuis la collaradeta
Robert à mach3
Les petits verres pour ceux qui boivent du champomy et les grands pour ceux qui tiennent l'alcool!
Ce week end, après un but en goulotte (pour changer), on est parti à la Garganta del borau, joli sommet que l'on voit de loin depuis la vallée d'Aspe mais où personne parmi les 4 personnes composant le groupe n'était encore monté (alors que nous étions tous montés plusieurs fois au pic d'Aspe tout proche).
Ce mercredi, on est parti à la collaradeta pour changer de la collarada mais on avait juste oublié que lorsque la piste n'est pas déneigée assez haut, l'accès est interminable : ce qui m'aura donné l'occasion de râler à de nombreuses reprises et de me faire chambrer par mes petits camarades (notamment par la larrandaburu's family).
Du bon ski de printemps donc, mais comme je l'ai dit à plusieurs reprises, ça reste pour moi une activité de "has been" (il n'y a qu'à voir la moyenne d'age de ce mercredi),très conviviale quand même, quand je ne peux pas pratiquer l'alpi.
Riguelo et mallo lecherin
Garganta del borau
Au sommet, Louis joue à Fantomas
La piste interminable pour monter à la collaradeta
Ca parait loin depuis la voiture mais pas de doute, ça l'est
Vue de la collarada depuis la collaradeta
Robert à mach3
Les petits verres pour ceux qui boivent du champomy et les grands pour ceux qui tiennent l'alcool!
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