lundi 1 mars 2021

Ansabère - voies "le chemin de Dora l'exploratrice" et"chipeur, arrête de chopper" et antécime du Mouscaté : "chez Bernie"

 Ce week end, on a terminé notre deuxième voie entre les voies du Garrote et le théorème de la peur à Ansabère. Ces voies nous auront couté plusieurs voyages et un bon vol de 10m pour moi avec un casque explosé à l'arrivée, mais heureusement sans conséquences importantes hormis une visite chez l'ostéo.

Je trouve que la première, nommée "le chemin de Dora l'exploratrice" est vraiment super avec de très beaux plaquages et du super mixte. Elle est quand même bien soutenue et présente un passage de quelques mètres  en artif .

La seconde, qu'on a appelé "Chipeur, arrête de chopper", comporte plusieurs longueurs communes avec "le chemin de Dora l'exploratrice" et est, peut être, un tout petit peu moins jolie, notamment parce que dans L2, elle comporte un passage de 5m en A0 qu'on a pas pu libérer avec un bouchon de neige bien laborieux à nettoyer. Au dessus, il y a quand même le passage dans une boite aux lettres assez atypique.

On a également terminé d'ouvrir une petite voie vers le Mouscaté que Renaud avait commencé avec Xavier, qui peut servir de plan B en cas de but dans les voies précédentes ou au Garrote, ou Théorème de la peur.

Enfin, pour ceux qui se posent la question, le théorème de la peur n'est pas en conditions. Renaud a fait une tentative avec Xavier il y a 15 jours et il garde un souvenir ému de sa retraite sur abalakof dans de la glace-neige pourrie.....

Contre toute attente, on arrive à bien rentabiliser la saison d'hiver et on a bien profité de la fenêtre de beau temps :).


Ansabère - Le chemin de Dora l'exploratrice

Le topo



La face



L2


L4, vue de R3: une des très belles longueurs de la voie



L6, un départ qui fait pas rire en crampons sur des dalles avant de tomber sur un plaquage plus consistant dans le raide


L7, autre très belle longueur tout en plaquage




Dernière longueur, moins simple qu'on pensait au départ




Chipeur, arrête de chopper


Le topo



Début de la voie


L2, j'ai relayé Renaud qui galérait dans une section d'A0, mais je ferai rien de mieux que poser d'autres spits...


L3, on passe dans une boite aux lettres, sous un gros bloc coincé


A la sortie de la boite aux lettres


L8, autre longueur indépendante du chemin de Dora l'exploratrice


A la sortie de L8



Antécime du Mouscaté- "Chez Bernie"


Début de voie


A la fin de la longueur dure


Dernière longueur



lundi 15 février 2021

Ansabere - "couloir NO de l'aiguille Riera- Alcubiere" et Pic Bacque - "Bakea"

 Après plusieurs buts consécutifs en montagne, on est parti ce week-end avec Renaud grimper dans la zone d'Ansabère. 

Le dimanche, nous avons remonté un très beau couloir versant nord ouest de l'aiguille Riera-Albucière (à coté de la grande aiguille) qui, semble t'il, n'avait jamais été remonté (on a trouvé absolument aucune trace, même de pitonnage et Ivan, spécialiste des aiguilles, se demandait juste s'il n'avait pas été remonté au début des années 70  bien avant l'ère des piolets tractions, donc en rocher). Il y a souvent des corniches surplombantes et impressionnantes au dessus de ce couloir et il est possible que ça ait dissuadé les grimpeurs ( dans ce cas, c'est un peu la loterie, comme si on grimpait une voie sous un gros sérac). En ce moment, ça va : les corniches au dessus sont peu menaçantes et celle qui barre la sortie est juste verticale. On avait pris une pelle pour déblayer mais elle a peu servi, finalement. En dessous, il y a une longueur vraiment magnifique tout en plaquage de glace avec des passages raides, qui m'a vraiment fait penser à la cheminée déversante de l'Y au Vignemale. La voie était en super conditions et ce passage peut vraiment être plus dur avec moins de glace.

La veille, comme il y avait un moins bon regel, on est parti ouvrir un joli couloir en face ouest du pic Bacque que j'avais repéré depuis longtemps. Le début déroule bien, puis c'est plus dur vers le haut. La descente est rapide. 

Un super week end avec de belles conditions, en espérant qu'elles durent et que la chaleur n'arrive pas trop vite.

Ansabère - "couloir NO aiguille Riera - Alcubière"

Le topo


Pendant l'approche


Début de voie



La fin de L5, une longueur magnifique


La corniche de sortie, pas surplombante cette année (Renaud traine une pelle qu'on a monté spécialement pour l'occasion)


On s'en tire en bon compte sans trop creuser cette fois ci, en passant sur le bord gauche


les corniches impressionnantes plus à droite en sortie.


Pic Bacque - "Bakea"

Le topo


La face avec le couloir du cimetière à gauche et les pentes sud à droite ( 2 descentes possibles)


Début de L2


L3, en traversée aérienne


L6, à la sortie du dur



samedi 30 janvier 2021

Sainte Engrace - Canyon d'Ehujarre - Üshkü jokü

 Aujourd'hui, c'est jour de pluie et de neige : j'en profite donc pour mettre en partie à jour ce blog. 

L'autre jour, sous la pluie également, on se décide à bouger avec Renaud parce qu'on sait que c'est peut être la dernière sortie de la saison hiver dans le canyon d'Ehujarre tout proche (à part s'il reneige bas et que le froid revient, mais on est en déjà au mois de février, donc j'en doute). 

Lorsqu'on part, il pleut par moment et la neige nous semble bien pourrie. On décide donc d'aller grimper une ligne facile mais esthétique. La voie sera sympa et jolie, idéale pour ceux qui veulent grimper sans trop forcer ni se prendre la tête. Ca nous permettra de rentrer assez tôt (sous la pluie pour changer) et d'aller torcher une bouteille de vin rouge chez Renaud avant le couvre feu.


Le topo



La ligne


L1


L2


L3



mardi 12 janvier 2021

Sainte Engrace - Canyon d'Ehujarre - "Filomena"

 Après un peu de glace au soleil mercredi à Bielsa avec Fabien et Xavier où on aura bien rigolé, on se cale avec Renaud pour aller grimper dimanche et lundi. Jeudi, Renaud part en repérage dans la vallée et voit une très belle ligne. On regarde la météo : il semble que la tempête Filomena, en provenance d'Espagne, devrait peu nous toucher. Samedi matin, on boit un café au marché de Mauléon et les premiers flocons arrivent : rien de bien méchant pense t'on. Très tôt, dimanche matin, ce n'est plus la même histoire : tout est blanc, y compris les routes que personne n'a salé. Il neige encore. J'atteins difficilement la maison de Renaud. C'est le chantier sur la route : on fait vite demi-tour et je repars me coucher. Le midi, on se décide à repartir : on hésite partir faire du ski dans la poudreuse, mais finalement on préfère faire la trace jusqu'au pied de la voie et porter le matériel pour le lendemain. J'en profite pour ouvrir la première longueur, assez  raide et technique.

Lundi matin, Xavier dont c'est le jour de pause pour le damage à la Pierre Saint Martin, se joint à nous. Encore une fois, personne n'a salé et la route est une vraie patinoire. Heureusement, le 4*4 de Xavier plus ces 4 pneus neige nous évitera un second but voiture en 2 jours. On attaque la voie et on se rend compte très vite qu'il a pas mal neigé, beaucoup plus qu'annoncé : dans les zones plus couchées, il y a bien de l'épaisseur qui nous empêche d'avancer rapidement et la neige cache certaines dalles, ce qui fait qu'on monte moins vite que prévu. On arrive à la longueur dure, juste avant la banquette intermédiaire. Renaud s'emploiera pas mal mais se débrouillera magistralement dans cette longueur superbe, avec du rocher vers le bas et du mixte vers le haut. On verra le soleil 2 secondes sur la banquette intermédiaire histoire de se réchauffer un peu, puis on basculera en versant nord. Les longueurs au dessus de la vire s'avèreront très belles aussi. On atteindra le sommet peu avant la nuit mais la descente s'avèrera très rapide. Attention quand même à celle-ci pour les répétiteurs : on aura longé des avalanches impressionnantes dans le couloir Amakunka et toutes les pentes du dessus n'étaient pas purgées.

On a trouvé la voie vraiment très jolie, avec plusieurs passages bien techniques l'air de rien. Une très belle journée, très froide où on se sera bien régalé. Décidément, le pays basque révèle encore bien des surprises...

Le topo de la voie


Vers le pied de la voie au levé du jour


L2 et L3 dans la zone intermédiaire, moins faciles qu'il n'y parait à cause de nombreuse dalles sous jacentes sous la neige



L4


L5, la longueur dure, superbe




Au fond, le bourg de Sainte Engrace





L7



Fin de voie



lundi 4 janvier 2021

Crête d' Arapoup - "Arapopoulos"

 1er janvier : la période est au ski avec les récentes chutes de neige. Avec un BRA annoncé de 4, je propose prudemment à Renaud d'aller skier sur les pentes douces du Lasnères. On part bien tard après le réveillon et au fur et à mesure qu'on monte vers Aydius, on se rend compte qu'il n'y aura pas assez de neige pour skier à cet endroit. Tout d'un coup, Renaud qui regarde le paysage par la fenêtre, me saisit le bras : "t'as vu la ligne, là bas?". On s'arrête :  Renaud n'en revient pas que je n'ai jamais repéré cette ligne auparavant. on sait déjà où on ira demain. On redescend jusqu'à la route nationale et on comprend :la ligne est invisible depuis la route et encore plus depuis le bar du Permayou où, depuis le temps, j'ai du laisser l'équivalent du prix d'une voiture en boissons alcoolisées...Il faut rentrer jusqu'au fond du village d'Accous pour la voir. 

On montera finalement à Lescun où on trouvera que les conditions ne sont pas super saines (il y a des zones toutes pelées et à coté des grandes pentes où je n'ai quasiment jamais vu la neige tenir) : on ira finalement tranquillement skier dans les bois plein nord au dessus de la Brenère.

Le lendemain, je quitte la maison à la fin du couvre feu à 6h pile, mais il pleut alors que la neige était annoncée. Ma motivation tombe parce que grimper en étant mouillé, c'est l'assurance d'avoir très froid; Renaud veut aller voir: il pleut encore à Bedous et même s'il neige au dessus, on décide de remettre au lendemain et de retourner se coucher.

Dimanche, rebelote : sortie à 6h pile, par une nuit étoilée. Il faut gratter le pare brise, ça s'annonce tout bon. Dans la nuit, on galère un peu à trouver la bonne approche pour la voie (comme on est des grosses faignasses, on a même pas pris 20 minutes pour repérer comment rejoindre la fougeraie bien visible depuis la route) et on rejoint la voie après 1h30. La voie s'avèrera pas mal du tout avec du couloir classique en neige plus ou moins béton (je pense qu'on doit pouvoir trouver la voie en meilleure conditions que ce jour), du dry toofing et un peu de mixte. Il y a souvent des arbres sur le coté du couloir pour pouvoir faire des relais. 

En fin de journée, après les rappels, je ramènerai un chien de chasse complètement perdu dans les pentes d'accès et trempé par la neige, pendant que Renaud descendra le ruisseau pour essayer de retrouver les gants qu'il a fait tomber et croisera 2 sangliers.

 Avec le couvre feu à 20h, on aura tout juste le temps d'attaquer une bouteille de vin chez Renaud, sans la finir et ça, c'est grave!

Le topo


La ligne, depuis le village d'Accous


La même ligne, vue depuis Aydius à plus de 3 kilomètres de distance à vol d'oiseau


Dans la voie


Plus haut,



Vue sur la dernière longueur


Arrivée sur l'arête



Renaud fait la gueule : il a perdu des gants et, plus grave (pour lui), son briquet!




lundi 21 décembre 2020

Pic de la Marmida - face nord -"Le grec"

 Avec Renaud, on avait terminé l'hiver dernier en alpinisme en allant ouvrir la goulotte Jeremy au pic de la Marmida vers Lescun, 2 jours avant le premier confinement. Ce début d'hiver, on est retourné au pic de la Marmida pour la première sortie alpi de la saison, juste après la fin du 2ième confinement (en espérant que ce soit le dernier, ce dont je doute...). 

On a été ouvrir la goulotte juste à droite que la goulotte Jeremy. Les conditions étaient excellentes : neige béton, un petit peu de glace et quelques touffes d'herbes gelées. Cette goulotte, qu'on a appelé "le grec" s'est avérée moins jolie que la goulotte Jeremy (qui est une goulotte de style assez classique, très encaissée avec de la neige/glace/rocher et quasiment pas d'herbe); elle comporte une première longueur bien dure avec un départ en rocher, non libéré (je pense que ça doit passer en libre autour de 7a, mais il faudrait pouvoir grimper en chaussons, car les pieds ne sont pas crochetants) et une fin de longueur en dry toofing sur mottes gelées. On rejoint ensuite un couloir de neige, de moins en moins raide (il redescend même dans L4) qui monte au sommet en colimaçon, en passant par la face ouest. La voie est donc peu homogène (beaucoup moins que la voie Jeremy), même si elle est assez esthétique avec ce couloir étonnant qui fait le tour de la montagne.

En tout cas, une bonne reprise de l'alpi et, grâce au couvre-feu, j'ai pas fini la soirée à vider toutes les bouteilles de vin chez Renaud :)

Le topo


la face


L1, pas facile : une section en rocher avant d'aller chercher des touffes d'herbes salvatrices



L3, très facile mais esthétique



Fin de L4, après être passé dans un grand boyau en face ouest