Après avoir terminé une voie à Sin (que je diffuserai quand Jean Michel se sera décidé à faire le topo), un week-end pluvieux s'annonce.
Je motive donc Mathieu pour repartir à Anies où le temps est annoncé sec. J'avais en effet déjà grimpé avec lui la voie Cachorro, ouverte quelque temps avant et il avait beaucoup aimé, sauf que la voie était un peu courte. Je m'étais alors décidé à ouvrir une autre voie sur l'autre section grise, juste à gauche afin de pouvoir grimper les 2 voies tranquillement à la journée. C'est ce que nous avons fait (même nous n'avions pas anticipé qu'il allait faire assez froid et qu'il y aurait peu de soleil, ce qui fait qu'on s'est un peu caillé).
Mathieu à réussi à enchaîner l'ensemble des 2 voies (même s'il a du faire une montée de calage dans le premier 7b+). Globalement, Gatito est un peu plus conti et Cachorro un peu plus bloc (à savoir que Gatito est un peu plus soutenue mais avec des pas moins durs que Cachorro). Le caillou est un calcaire très sculpté, globalement de très bonne qualité et étonnamment farci de trous. Des voies "plaisir" à grimper pour des bons grimpeurs, avec un niveau obligatoire assez peu élevé (6a ou 6b, je pense). La descente, très rapide en passant par le chemin de l'ermitage apporte également un plus à la journée.
Comme le temps était très gris et que je ne suis pas très bon pour faire des photos, évidemment aucune ne rend bien...
Les topos
"Gatito"
L1
L2
L3
L4
"Cachorro"
L1
L2
L3
L4
L5
L'ermitage à la descente
lundi 20 mai 2019
lundi 29 avril 2019
Alpes - grande cornouse/ c'est encore nouze - rocher de Leschaux / Libellules et papillons -ombleze / Saunatorium
On repart donc avec l'idée d'aller grimper des belles grandes voies au soleil et en t-shirt dans les alpes. Philippe, qui doit sortir un deuxième tome de son bouquin "itinéraire d'un grimpeur gâté", a repéré quelques jolies voies qu'il a envie de grimper.
Le 1er jour, nous partons grimper face à la classique falaise de Presles sur la falaise de grande Cornouse : nous grimpons une classique superbe, "c'est encore nouze", très jolie et homogène.
Le lendemain, une dépression située sur la méditerranée, nous pousse à aller grimper vers la haute savoie. On choisit une vieille classique réequipée, "Libellules et papillons", facile sur le papier mais attention, on est dans la "yote", comme disent les alpins : les cotes sont assez serrées et la pose des pieds n'est pas une option. Belle voie, dont l'ambiance est néanmoins coupée par la présence de nombreuses vires.
Le lendemain, on choisit de croiser la dépression qui remonte en allant au sud du vercors, à Ombleze, ce qui me permettra de me rapprocher pour le retour. On part tard de chez Philippe après un repas un peu arrosé la veille. On a le temps d'aller grimper une jolie petite voie facile, "jojo le bricoleur" avant de repartir au restau :) (pas de photos). Le lendemain, on repart sur une très belle voie, pas si facile à vue qui zigzague pour pouvoir passer en libre, dans une partie de falaise assez lisse.
Une bien belle fin de semaine avant de rentrer au pays basque...
Grande Cornouse - C'est encore nouze
Rocher de Leschaux - Libellules et papillons
Ombleze- Saunatorium
Le 1er jour, nous partons grimper face à la classique falaise de Presles sur la falaise de grande Cornouse : nous grimpons une classique superbe, "c'est encore nouze", très jolie et homogène.
Le lendemain, une dépression située sur la méditerranée, nous pousse à aller grimper vers la haute savoie. On choisit une vieille classique réequipée, "Libellules et papillons", facile sur le papier mais attention, on est dans la "yote", comme disent les alpins : les cotes sont assez serrées et la pose des pieds n'est pas une option. Belle voie, dont l'ambiance est néanmoins coupée par la présence de nombreuses vires.
Le lendemain, on choisit de croiser la dépression qui remonte en allant au sud du vercors, à Ombleze, ce qui me permettra de me rapprocher pour le retour. On part tard de chez Philippe après un repas un peu arrosé la veille. On a le temps d'aller grimper une jolie petite voie facile, "jojo le bricoleur" avant de repartir au restau :) (pas de photos). Le lendemain, on repart sur une très belle voie, pas si facile à vue qui zigzague pour pouvoir passer en libre, dans une partie de falaise assez lisse.
Une bien belle fin de semaine avant de rentrer au pays basque...
Grande Cornouse - C'est encore nouze
Rocher de Leschaux - Libellules et papillons
Ombleze- Saunatorium
dimanche 28 avril 2019
Alpes - une ouverture remise à plus tard...
Au départ avec philippe, nous avions prévu de prendre un billet d'avion pour aller ouvrir une grande voie dans un pays chaud, comme nous le faisons depuis quelques années, mais nous avons eu des problèmes pour trouver des billets d'avion à des dates concordantes. Qu'à cela ne tienne, Philippe me propose un joli projet avec l'ouverture d'une voie équipée dans la face sud de roche colombe, près de Briançon (avec accès et retour en ski). On se rendra assez vite compte que le projet était un peu trop ambitieux pour la saison et, après 3 jours à se cailler, on finira par jeter l'éponge non sans avoir pris la neige le dernier jour, pour aller grimper des grandes voies au soleil et en t-shirt. Il faudra revenir...
lundi 15 avril 2019
Le plaisir d'ouvrir...
Je me demande souvent ce qui pousse tous les ouvreurs, dont je fais parti à mon modeste niveau, à passer de longues journées pour aller dénicher un itinéraire. Il faut parfois passer de très longues heures pour ouvrir seulement 3 ou 4 longueurs (parfois même moins...), prendre des risques à grimper entre des blocs posés que le second nettoiera et que la cordée qui répète n'imaginera même pas (s'imaginant que le caillou était nickel à l'ouverture ou reprochant de n'avoir pas enlevé une petite écaille oubliée), patienter de longs moments sur des relais parfois peu confortables lorsqu'on assure son compagnon, se couvrir de poussière en nettoyant des cailloux ou de la terre, couper des arbres (tout ce que je refuserais probablement de faire au travail si on me payait pour ça...), et en plus dépenser pas mal d'argent pour cela en trajet, en spits et divers matériels.
Je n'ai pas la réponse à cela, et il est probable qu'elle soit propre à chaque ouvreur. En ce qui me concerne, je crois qu'il s'agit surtout d'une soif d'aventure, qui me sort de mon quotidien sans avoir besoin de passer 3 mois en Himalaya. La satisfaction d'avoir trouvé un passage dans un mur d'apparence inexpugnable, se soumettre à la critique, parfois féroce sur internet si les répétiteurs (quand il y en a) n’apprécient pas la voie (il est vrai que, comme j'y mets tout mon cœur, j'ai toujours l'impression d'ouvrir une belle voie), ou tout simplement si un spit est mal placé (trop haut pour certains, trop bas pour d'autres...) : Tout cela fait partie de mon quotidien de grimpeur et je crois étonnamment qu'il est même nécessaire à mon équilibre personnel.
Cela fut encore une bien belle journée ce dimanche avec Jean Mi, où je suis descendu fourbu mais heureux (malgré la chute intempestive du perfo à la descente qui m'aura un peu gâché la journée), alors que nous avons passé celle-ci à ouvrir seulement 3 longueurs à Sin (même s'il a aussi fallu regrimper 2 grandes longueurs pour rejoindre le point où nous nous étions arrêtés la dernière fois).
Trouver une fissure vierge dans un mur bien raide, un des graal de tout ouvreur
Le choix de l'itinéraire, privilège de l'ouvreur
Trouver un mur de grès dans une paroi calcaire, une des surprises pour les premiers à passer
Je n'ai pas la réponse à cela, et il est probable qu'elle soit propre à chaque ouvreur. En ce qui me concerne, je crois qu'il s'agit surtout d'une soif d'aventure, qui me sort de mon quotidien sans avoir besoin de passer 3 mois en Himalaya. La satisfaction d'avoir trouvé un passage dans un mur d'apparence inexpugnable, se soumettre à la critique, parfois féroce sur internet si les répétiteurs (quand il y en a) n’apprécient pas la voie (il est vrai que, comme j'y mets tout mon cœur, j'ai toujours l'impression d'ouvrir une belle voie), ou tout simplement si un spit est mal placé (trop haut pour certains, trop bas pour d'autres...) : Tout cela fait partie de mon quotidien de grimpeur et je crois étonnamment qu'il est même nécessaire à mon équilibre personnel.
Cela fut encore une bien belle journée ce dimanche avec Jean Mi, où je suis descendu fourbu mais heureux (malgré la chute intempestive du perfo à la descente qui m'aura un peu gâché la journée), alors que nous avons passé celle-ci à ouvrir seulement 3 longueurs à Sin (même s'il a aussi fallu regrimper 2 grandes longueurs pour rejoindre le point où nous nous étions arrêtés la dernière fois).
Trouver une fissure vierge dans un mur bien raide, un des graal de tout ouvreur
Le choix de l'itinéraire, privilège de l'ouvreur
Trouver un mur de grès dans une paroi calcaire, une des surprises pour les premiers à passer
vendredi 12 avril 2019
Pena de Anies - "Cachorro"
Mercredi, nous sommes allés grimper une petite nouvelle voie à la Pena de Anies (vers l'ermitage) que j'avais ouvert quelques jours avant. Mathieu a libéré le toit en 7b+ ( bravo à lui car il est assez bloc; il n'a d'ailleurs pas clippé le dernier point car c'est plus facile sans, en libre). La paroi comporte pas mal de trous qui permettent un passage en libre, ce dont je doutais un peu avant d'attaquer, et qui m'ont permis un passage assez aisé sur crochets à l'ouverture. Les passages difficiles sont assez courts et peu obligatoires.
La voie est assez courte et peu aisément se combiner avec les autres voies équipées un peu plus à gauche. En ce qui nous concerne, nous sommes allés grimper sur une des nombreuses nouvelles falaises secrètes pas très loin. Une super découverte en ce qui me concerne, dans du grès rempli de trous. On a quelques projets à enchaîner : on reviendra!
Le topo
Début de voie
Arrivée à L1
L2, de transition
Mathieu libère le toit de L3 : bravo!
Dans le passage en 7a de L4
Début de L5
Après midi couenne non loin là : magnifique!
La voie est assez courte et peu aisément se combiner avec les autres voies équipées un peu plus à gauche. En ce qui nous concerne, nous sommes allés grimper sur une des nombreuses nouvelles falaises secrètes pas très loin. Une super découverte en ce qui me concerne, dans du grès rempli de trous. On a quelques projets à enchaîner : on reviendra!
Le topo
Début de voie
Arrivée à L1
L2, de transition
Mathieu libère le toit de L3 : bravo!
Dans le passage en 7a de L4
Début de L5
Après midi couenne non loin là : magnifique!
lundi 1 avril 2019
Contrefort du pic d'Aspe - L’œil du géologue
Repartir en montagne avec Pierre est toujours est un énorme plaisir. Ce grand monsieur s'intéresse à de nombreux sujets où il est vraiment très calé, des plantes aux vautours ou à l'écobuage par exemple... Je dois avouer que chaque fois que je passe du temps à discuter avec lui, j'ai l'impression d'apprendre plein de choses et il change souvent mes points de vue parfois très arrêtés sur certains sujets. Je me rends compte, moi qui suis souvent assez manichéen, que pour tous ces sujets, tout n'est pas aussi simple que je me plais parfois à le penser.
Pour cette sortie, sachant que l'homme est toujours partant pour aller voir (toujours positif, il transforme même un gros but en une aimable sortie en montagne), je lui propose d'aller ouvrir une fissure-cheminée sans prétention sur le contrefort du pic d'aspe que j'ai toujours eu la flemme d'aller regarder de près du fait de la longue marche d'approche nécessaire (2h) mais que j'imagine en excellent rocher. Arrivés au pied, la déception est de taille en ce qui me concerne : la fissure est en fait une espèce de cheminée qui parait difficile et où le rocher semble loin d'être irréprochable. Les très belles dalles qui bordent cette cheminée semblent vraiment très lisses pour envisager une voie en libre. On va voir un peu plus loin sur un pilier où la paroi change de direction et Pierre déniche un départ en bon caillou sur le pilier (l’œil du géologue). La suite au dessus semble très ardue et on a rien repéré mais on verra bien. Je tire une première longueur pas très dure sur le fil du pilier et Pierre me rejoint : tout droit, la suite semble très dure et le caillou parfois douteux. Il y a une grande dalle à notre gauche et derrière, la suite semble faisable. On décide d'aller voir. La dalle est jolie mais la fin de la longueur un peu moins. Plus haut, je franchis au mieux une zone de dévers assez technique. La dernière longueur nous offrira un passage de dalle, puis une fissure superbe d'au moins 25m à remonter (il y avait malheureusement à l'ouverture quelques blocs instables à faire partir à proximité de la dalle, ce qui aura causé quelques frayeurs à Pierre, mais on a nettoyé tous ces blocs à la descente et maintenant, c'est purgé).
Etant donné la marche d'approche (2h) et le peu de longueurs, il est très peu probable que la voie soit régulièrement répétée, à part par des randonneurs-grimpeurs (le coin est superbe) mais je la diffuse quand même car elle peut être par contre un bon plan B en cas de but (météo ou autre) en face sud du pic d'Aspe (les voies classiques sont à environ 1/4 d'heure).
En tout cas, encore une super journée avec Pierre, et c'est ça le plus important.
Le topo
L1
début de la traversée de L2
L3, à la sortie du devers
La très belle fissure de L4
Pour cette sortie, sachant que l'homme est toujours partant pour aller voir (toujours positif, il transforme même un gros but en une aimable sortie en montagne), je lui propose d'aller ouvrir une fissure-cheminée sans prétention sur le contrefort du pic d'aspe que j'ai toujours eu la flemme d'aller regarder de près du fait de la longue marche d'approche nécessaire (2h) mais que j'imagine en excellent rocher. Arrivés au pied, la déception est de taille en ce qui me concerne : la fissure est en fait une espèce de cheminée qui parait difficile et où le rocher semble loin d'être irréprochable. Les très belles dalles qui bordent cette cheminée semblent vraiment très lisses pour envisager une voie en libre. On va voir un peu plus loin sur un pilier où la paroi change de direction et Pierre déniche un départ en bon caillou sur le pilier (l’œil du géologue). La suite au dessus semble très ardue et on a rien repéré mais on verra bien. Je tire une première longueur pas très dure sur le fil du pilier et Pierre me rejoint : tout droit, la suite semble très dure et le caillou parfois douteux. Il y a une grande dalle à notre gauche et derrière, la suite semble faisable. On décide d'aller voir. La dalle est jolie mais la fin de la longueur un peu moins. Plus haut, je franchis au mieux une zone de dévers assez technique. La dernière longueur nous offrira un passage de dalle, puis une fissure superbe d'au moins 25m à remonter (il y avait malheureusement à l'ouverture quelques blocs instables à faire partir à proximité de la dalle, ce qui aura causé quelques frayeurs à Pierre, mais on a nettoyé tous ces blocs à la descente et maintenant, c'est purgé).
Etant donné la marche d'approche (2h) et le peu de longueurs, il est très peu probable que la voie soit régulièrement répétée, à part par des randonneurs-grimpeurs (le coin est superbe) mais je la diffuse quand même car elle peut être par contre un bon plan B en cas de but (météo ou autre) en face sud du pic d'Aspe (les voies classiques sont à environ 1/4 d'heure).
En tout cas, encore une super journée avec Pierre, et c'est ça le plus important.
Le topo
L1
début de la traversée de L2
L3, à la sortie du devers
La très belle fissure de L4
mercredi 27 mars 2019
Foratata - Plaisirs verticaux
L'autre jour, je suis reparti grimper une ligne évidente que j'avais ouvert pendant le gros anticyclone du mois de février. Comme je m'en étais rendu compte à l'ouverture, la voie est facile et très jolie, sur du caillou globalement très bon (sauf 2 courts passages dans L2 et L5 que j'ai bien nettoyé). Au début, la ligne passe dans des fissures à protéger (attention au tirage dans L2), puis rejoint ensuite sur de très belles dalles. L'avenir le dira mais j'ai peut être déniché une des classiques de la falaise sur ce coup là.
J'avais attaqué initialement dans un dièdre évident un peu plus à droite, mais je m'étais vite rendu compte en le grimpant que celui-ci était déjà ouvert (jusqu'au R optionnel sur la droite sur le topo). Du coup, je n'ai rien rajouté jusqu'à ce relais et l'escalade y est engagé et plus difficile que la ligne à gauche (en libre, le passage passe sur les dalles et il faut revenir dans le dièdre pour se protéger). J'ai mentionné cette variante sur le topo (en 6b+ engagé), mais ceux qui décideront d'y passer devront donc avoir un peu de marge. Pour les personnes juste au niveau de la voie, prendre la ligne de gauche en V+, facile à protéger.
le topo
L1
L2
Début de L3
L3 toujours, on attaque les belles dalles en fin de longueur
L4
L5
L6, dernière longueur
J'avais attaqué initialement dans un dièdre évident un peu plus à droite, mais je m'étais vite rendu compte en le grimpant que celui-ci était déjà ouvert (jusqu'au R optionnel sur la droite sur le topo). Du coup, je n'ai rien rajouté jusqu'à ce relais et l'escalade y est engagé et plus difficile que la ligne à gauche (en libre, le passage passe sur les dalles et il faut revenir dans le dièdre pour se protéger). J'ai mentionné cette variante sur le topo (en 6b+ engagé), mais ceux qui décideront d'y passer devront donc avoir un peu de marge. Pour les personnes juste au niveau de la voie, prendre la ligne de gauche en V+, facile à protéger.
le topo
L1
L2
Début de L3
L3 toujours, on attaque les belles dalles en fin de longueur
L4
L5
L6, dernière longueur
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