mercredi 22 mai 2013

riglos-via de las madres

Ce mercredi, nous sommes allés chercher un peu de soleil sur Riglos. Pas mal de monde était motivé pour grimper et on a donc fait presqu'une collective.

J'ai enfin ressenti ce jour ce qu'éprouvait Robert et Mertxe lorsqu'ils font des encadrements de vieux avec les bus Lechardoy puisque j'étais le plus jeune du groupe et que lorsque j'écoutais les discussions au relais, ça parlait essentiellement des bobos de chacun et des excellents massages pratiqués au nouvel hotel 4 étoiles de Murillo( et oui, ces vieux blindés de tune ont essayé pour certains, ou rêvent de le faire pour d'autres). Jakes était de retour à Riglos après plusieurs années à activement s'entrainer au mur d'Oloron(son rythme, c'est 100 sorties au mur pour une dehors) et, pour changer, il s'est pris un bon vol en arrachant une prise. Louis, lui, est resté égal à lui même puisqu'il a oublié ces chaussons en rentrant alors que je venais de lui ramener ses chaussures oubliées le dernier coup. On reprend les bonnes habitudes en somme.

On a choisi une voie récente, la via de las madres, que je n'avais pas encore grimpé : ce n'est pas la plus belle voie de riglos, loin de là, mais il y a quelques passages sympas malgré ce qu'en dit la raleuse...



La collective se prépare


Le poulet garde le sourire malgré le mou


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Descente

samedi 11 mai 2013

Pena montanesa-" A deux, pas à trois", Aguero "La Gambardella", puis la fin du we au lit avec des cachetons!!!


Ce we, j'avais 5 jours de libre et j'étais sur la brèche pour en profiter au maximum. Evidemment, en bon looser, je tombe malade le jour du départ. Je me gave de cachetons et je pars avec Jean finir une voie qu'on avait commencé à l'automne.

Pour une fois, depuis qu'on grimpe ensemble, la journée se passera comme on l'avait prévu. Même l'averse tombée dans l'après midi ne nous gènera pas puisque la voie est à l'abri de la pluie. Jean est dans une période de réussite étincelante et sa bonne étoile auront probablement permis qu'on ne bute pas. On en sera tout étonnés le soir. Le lendemain, la situation reviendra malheureusement à la normale puisqu'on avait prévu de faire de la couenne et la pluie nous chassera vers le bar à boire des cafés.

Je profiterai de la journée pour essayer de me soigner. Le lendemain, avec Jeremy, on part vers Aguero ouvrir une ligne évidente qui lui avait plu la dernière fois qu'on était venu et qui, curieusement, ne figure pas dans le nouveau topo de Riglos (il est possible que cette ligne ait déjà été parcouru par le passé mais nous n'avons trouvé aucune trace de passage). Au départ, nous trouvons une ligne de spits très rapprochés qui passent à 50 cm d'un arbre qui vient se perdre dans des dalles (alors que la ligne est si évidente) et s'arrête au bout de 5m. Etonnant...

La voie se déroulera bien et permettra de ne laisser aucun matériel fixe en place : Malgré des passages végétatifs dans les 2 premières longueurs, l'originalité de la troisième vaut le coup puisqu'on grimpe en renfougne le long d'une arche décollée de la paroi avec de jolis points de vues par des boites à lettres...

Le lendemain, j'avais prévu d'aller grimper le couloir Arlaud Souriac au Vignemale avec Fabrice. Les conditions et le créneau semblaient excellents mais, malgré m'être bourré de cachetons, je n'arrive plus à mettre un pied devant l'autre. Je vais voir le toubib et le verdict est sans appel : bronchite, repos et cachetons. Quand on est né looser, on ne se refait pas... Fabrice l'a appris à ses dépends et il aura trouvé un autre partenaire de cordée plus fiable que moi pour aller faire ce beau couloir tant que les conditions le permettent.

Jean Pierre, looser tu es né, looser tu resteras...



Le topo de la montanesa




On reprend les longueurs déjà ouvertes à l'automne


Jean à l'ouverutre d'une longueur superbe de 60m


Le libre est fini, on attaque l'artif : second émotif s'abstenir!!!



Au relais, la retraite s'avèrerait problématique : il faut sortir.


A mon tour d'Artifer


Il y a du gaz


C'est la fin de l'artif, il va falloir repartir en libre


Le topo d'Aguero




Au départ de la voie, des spits (à 50 cm d'un arbuste!!!!) viennent se perdre dans une dalle au bout de 5 m alors que le dièdre paraissait si évident!


Jeremy dans L1


Après avoir renfougné le long d'une arche décollée de la paroi, une jolie boite à lettre sur le haut


Sortie de voie


On avait pris les gros friends et le 4 a servi

lundi 6 mai 2013

pena rueba-pilier de l'ombre

Avec Louis, ces temps-ci, on se fait une spécialité de gravir les arêtes et piliers faciles que les autres grimpeurs ont toujours négligés de parcourir (parfois avec raison), attirés qu'ils sont par les voies de difficulté de riglos tout proche. Ce dimanche ne dérogera donc pas à la règle : nous irons gravir un pilier ignoré à l'ombre de la voie très récente, mais semble-t'il déjà classique de l'éperon du ponent. Nous aurons d'ailleurs profité des 4 premières longueurs de cette voie pour franchir le socle du bas et atteindre facilement l'éperon.

Malgré une section de jonction manquant de continuité entre l'éperon du ponent et le pilier proprement dit, on se sera bien amusé à grimper car, même si le niveau de difficulté est dans l'ensemble faible, l'ensemble représente quand même plus de 300 m d'escalade. Au cas où il y aurait des répétiteurs intéressés, on a mis quelques spits dans les parties les plus raides, assez compactes.


Le topo


On commence par les 4 premières longueurs de l'éperon du ponent


Dans la zone ou ça grimpe un peu


Fin de voie dans le III/IV

mercredi 24 avril 2013

Aguero-Les farineurs

Alors que les grimpeurs avec qui je grimpe habituellement sont actuellement plus motivés pour grimper des voies classiques plus ou moins difficiles, j'ai de plus en plus de mal à trouver des partenaires pour ouvrir (Comme j'ai déjà grimpé la plupart des classiques faciles et que, toujours à moitié blessé, je ne peux presque pas m'entrainer pour grimper des plus difficiles, mon palliatif est l'ouverture. je me suis en effet rendu compte que la douleur était assez peu présente lorsque j'ouvrai(le rythme étant probablement moins rapide)).

Heureusement, Jeremy (après plusieurs relances) a bien voulu venir avec moi aujourd'hui. Il sort de blessure lui aussi et n'a pas grimpé depuis longtemps. Je choisi donc, pour sa première "première", une voie à priori facile. On se sera pas gouré : la voie m'a semblée intéressante pour le niveau, avec un rocher globalement assez sain, et qui permet la pose de plusieurs friends et sangles.

Le nom de la voie est un hommage à un groupe de joyeux fêtards qui ne se prennent pas au sérieux.


Le topo



Jeremy dans R1


Arrivée à R2


Fin de voie


La vue sur le village depuis le sommet

dimanche 21 avril 2013

Telera- Le couloir Elena à la journée

Avec le retour du froid et des conditions nivologiques enfin stables, le week end était excellent pour faire de l'alpinisme. Je comptais aller au vignemale où les conditions devaient être excellentes mais je n'avais que le samedi de libre avec des obligations tous les soirs. Pratiquer l'alpinisme en partant tard et en devant rentrer tôt est vite compliqué dans nos contrées où il y a souvent de la route et où les remontées mécaniques sont inexistantes. Avec Txomin, notre choix se portera donc sur le couloir Elena à la Télera. Jean Michel se joint à nous : il ne connait pas le coin et a décidé de faire un peu de solo. Malgré un départ du parking ver 9h00 (donc, bien décalé), nous devrons attendre plus d'une heure au pied du couloir que les cordées précédentes, souvent peu rapides, passent (nous n'avons pas de plan B car la section clé du watade est sèche). La suite se déroulera sans problèmes et nous serons vers 19h00 à la maison en ayant bu les bières de rigueur.


Le couloir


Le watade, qu'on avait grimpé il y a quelques années avec Txomin, n'est pas en conditions ce jour.


La foule au pied du couloir


Jean Michel, en solo, attend pour doubler la cordée qui nous précède


Txomin sort des zones (un peu)techniques



La fin du couloir est esthétique

lundi 15 avril 2013

grimpe à la montanesa

Ce week end, on est parti avec Fabrice grimper à la montanesa. Je voulais aller ouvrir la cheminée évidente sur la droite du penpenus. Comme je n'avais pratiquement pas grimpé depuis quelque temps (pour cause d'épaule toujours douloureuse) et que c'était pareil pour Fabrice, ça paraissait très (trop) ambitieux. Ca l'était.

Après quelques mètres, Fabrice se prend un petit vol sur friends, ce qui ne le met pas en confiance mais il finit par arriver difficilement au relais. Je fais la longueur suivante sans encombre en grimpant sur l'éperon qui borde le bord droit de la cheminée. Fabrice continue mais tombe au bout de quelques mètres sur un mur sale et lisse qu'il commence à attaquer en artif. Son 2ième piton s'arrache et il s'arrête juste au dessus d'une vire. Il est bien flippé et me fait venir. Je vais voir sur la droite en désescaladant une rampe, puis traverse sur la droite et tombe sur un mur très beau mais compact. Je suis bien motivé pour continuer mais Fabrice, lui, a la motivation à plat. On redescend donc en laissant le matériel au pied en comptant revenir le lendemain.

Pourtant, après une mauvaise nuit, aucun des 2 n'est bien chaud pour continuer. On part donc récupérer le matériel et la journée se transformera en balade dans le massif. Il faudra revenir finir la voie.


La ligne qu'on a commencé à grimper


Fabrice dans L1, juste après le 1er vol : on a attaqué par la voie de la piedra piramidal avant de tirer vers la droite après le 2ième spit.


L2


L3, juste avant le 2ième vol de Fabrice qui le fera s'arrêter net.


Une cordée de l'équipe des jeunes alpinistes espagnols dans la voie des passes murailles : c'est beau de voir grimper des forts grimpeurs!

dimanche 7 avril 2013

Pena Rueba - l'épaule de l'espoir

Après 15 jours sans grimper pour cause d'épaule douloureuse et pas mal de kiné en perspective, je suis reparti grimper avec Louis vers Pena Rueba aujourd'hui. Comme du froid était annoncé et que je tiens pas la forme olympique (c'est pas cette année encore que je vais répéter les quelques voies difficiles pour lesquelles j'ai sorti les topos à Ordesa, au pilier de sobrabe ou au penpenus), on part grimper une arête que, étonnamment, personne auparavant n'avait semble-t-il encore gravie.

Elle est plus facile qu'on l'imaginait et le rocher y est pourtant assez sain. On avait pris le perforateur et il nous a servi car le fronton terminal s'est avéré bien compact. On se sera quand même bien caillé les miches dans la journée.


L'arête qu'on a grimpée ce jour.




On fait tout le bas de l'arête sans s'encorder : on se caillera moins.


Louis dans le fronton du haut.


Comme on a un peu de temps au retour, on grimpe la jolie couenne à droite de la voie Make.