lundi 8 août 2016

Pena de sin - face nord - une ouverture pas terminée à cause d'une batterie déficiente

Ce week end, nous sommes partis ouvrir avec Emile une voie en face nord de la Pena de sin. Une belle aventure sur un mur qui, je crois, est un encore un peu plus haut que la désormais classique paroi sud (à l'endroit où on est qui est la zone la plus haute). Si grimper en face sud de la Pena de sin est souvent difficile, c'est encore bien plus technique en face nord. Le rocher est souvent assez lisse et les quelques prises présentes sont rondes. Une pose des pieds précise est nécessaire et on est vraiment obligé de prendre son temps pour grimper...Heureusement, la paroi est légèrement moins verticale qu'en face.

En ce qui concerne l'ouverture, on a mis des friends lorsqu'on a pu (mais ça s'y prête pas non plus trop souvent et on était heureux quand on tombait sur une fissure propre et pas bouchée) et je n'ai jamais réussi à me poser sur un crochet pour poser un spit lorsque j'en avais besoin (percer avec un vieux plat dans une main et le perfo dans l'autre est bien plus dur).

En tout cas, un grand bravo à Emile qui pousse l'éthique jusqu'à serrer les goujons qu'il vient de poser sans se vacher aux points (éthique que je n'ai pas eu). Je dois avouer qu'il m'a vraiment impressionné ce week end car je n'aurai pas été capable d'ouvrir la 5ième longueur, par exemple (longueur la plus obligatoire et aussi, je pense, la plus engagée même si les chutes potentielles sont toutes propres), aussi proprement qu'il l'a fait. Il a en plus tout enchainé sauf un court passage dans L7 (que je n'ai pas pu essayer parce qu'il faisait nuit). Heureusement, le sort a été clément avec moi puisque je suis souvent tombé sur les passages les plus faciles.

Un petit conseil à ce sujet, pour les éventuels futurs répétiteurs lorsqu'on aura terminé la voie : si vous vous sentez un peu juste, choisissez de grimper en tête les longueurs paires. C'est celles que j'ai ouvertes et les sections obligatoires sont souvent bien moins élevées que dans les longueurs impaires. Le caillou, quant à lui, est souvent très joli sauf dans L1 et le début de L7 où il est moussu, ce qui rend ces passages peu agréables. Sinon, on a souvent réussi à éviter l'herbe présente sur cette paroi, sauf sur les vires évidemment.

On a fait un très beau bivouac dans une belle grotte vers le haut (à R8) où on est arrivé très tard (on a du ouvrir une longueur et demi de nuit), même si on était pas si rassuré que ça parce qu'il y avait 2 gros vautours fauves qui dormaient pas du tout loin de nous (je pense qu'ils étaient encore moins rassurés que nous et se sont envolés en fait assez vite après le lever du soleil).

On a pas pu terminer la voie alors qu'on en avait le temps matériel (ce qui nous fait encore plus râler...) parce qu'une des batteries de mon perfo nous a lâché très vite. Il faudra revenir...


Ce qu'on a fait

L1, départ un peu sale

L2, de jolies dalles même si la photo ne rend pas

L3, très jolie

L5, la longueur la plus obligatoire. Emile, toujours en libre

L6, un très joli mur peu prisu, puis ça devient plus herbeux juste avant le relais. Emile enchaine alors que je me suis allègrement vaché aux points...

La nuit nous rattrape dans L7. Ci- dessous une photo de la belle traversée de L8 dans un beau mur orangé, que j'ai ouverte à la frontale (photo prise le lendemain depuis R8)

1h00 du matin, ça y est on est les 2 dans la grotte ( si vous regardez bien, vous pouvez voir dans un des sacs de hissage une stat qu'on a hissé pour rien...)

La belle vue sur la pena de sin le matin depuis la grotte; une vue qui se mérite...

Dernière longueur le lendemain, avant que la batterie du perfo ne nous arrête

La vue depuis R9 : on a pris de l'altitude depuis hier

2 commentaires:

  1. Il va falloir s’entraîner au chifoumi avant d'aller répéter la voie alors !

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  2. Salut David; peut être que toi justement, ce qui va t'intéresser c'est de perdre au chifoumi pour grimper en tête les plus obligatoires.

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